15/11/06 (B369) Lu dans le Nouvel Obs. Guelleh : personne n’a tué le Juge. (Info lecteur). L’ARDHD ajouterait bien : il s’est suicidé d’un coup mortel derrière la tête, puis il s’est enflammé avec deux carburants et il a couru ensuite, sans respirer. On croit rêver face à tant d’hypocrisie et de mensonge. La seul chose c’est que Guelleh se “suicide” au minimum sur le plan de sa crédibilité personnelle … mais elle est déjà tellement “entamée” que plus personne ne le croit … !

AFFAIRE
BORREL

“Personne
n’a tué le juge”, selon Guelleh

NOUVELOBS.COM
| 14.11.06 | 14:49

Le président
de Djibouti soutient que le juge Borrel s’est suicidé et rejette en
bloc la thèse française de l’assassinat.

L e président
de Djibouti Ismail Omar Guelleh a affirmé, mardi 14 novembre, que “personne
n’a tué” le juge Bernard Borrel. “La vérité
éclatera et on découvrira que cette femme (la veuve du juge
Borrel) sait pertinemment que personne n’a tué son mari. On attend
que la vérité lui éclate à la figure”, a-t-il
déclaré. Selon le président djiboutien, qui reprend les
conclusions de l’enquête djiboutienne, le juge retrouvé mort
en 1995 se serait suicidé: “Le type s’est tué lui-même,
c’est ça la vérité. Les raisons lui appartiennent”,
a-t-il indiqué. Il a ensuite regretté qu’un “certain nombre
de magistrats se prêtent à ce jeu d’accusation et n’hésitent
pas à insulter ma personne, mais aussi le peuple djiboutien et toute
l’Afrique, en disant que tous les chefs africains sont des voleurs, des assassins”.

Trafics
d’armes et des attentats

L’enquête
judiciaire française est, elle, encore en cours. Deux mandats d’arrêt
ont été délivrés par la juge française
Sophie Clément à l’encontre de Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan
Adouani, suspectés d’avoir assassiné le juge Borrel.

Un officier
de la garde présidentielle, Mohamed Saleh Aloumekani, affirme les avoir
entendus rendre compte de l’assassinat de Bernard Borrel à Ismail Omar
Guelleh.
Elizabeth Borrel, l’épouse du juge Borrel, affirme que son mari enquêtait
sur des trafics d’armes et des attentats dans lesquels l’actuel président
djiboutien aurait été impliqué.

A ce propos,
Ismail Omar Guelleh indique: “Je n’ai pas de réponse à
(…) des accusations gratuites, des non-sens, des gens qui veulent faire
admettre l’inadmissible, l’impossible. Aujourd’hui, celui qui ne dit pas qu’il
a été assassiné est accusé de connivence avec
moi. C’est impossible.”