22/12/06 (B374) BAIDOA (AFP) – Somalie : le gouvernement dit avoir tué “plus de 500” miliciens islamistes (Info lectrice)

Le gouvernement somalien
de transition a affirmé vendredi que ses troupes avaient tué
"plus de 500" combattants islamistes lors de trois jours de combats
violents près de Baïdoa (sud-ouest de la Somalie).

"Le bilan recueilli
sur les deux fronts est de plus de 500 islamistes tués depuis mercredi",
a affirmé par téléphone à l’AFP le ministre de
l’Information du gouvernement de transition, Ali Jama.

"La plupart des morts
sont des enfants innocents qui ont été envoyés sur la
ligne de front. C’est malheureux que nous ayons été obligés
(de combattre)", a-t-il déclaré.

Selon le ministre, ce
bilan provient de deux fronts des combats, situés sur deux axes routiers
au sud de Baïdoa, siège des institutions de transition somaliennes.

Le Comité international
de la Croix-Rouge (CICR) a lui indiqué vendredi que les combats avaient
fait au moins des "dizaines de morts" et que "les hôpitaux
et autres structures médicales dans la région ont reçu
au moins 200 blessés depuis mercredi".

Il n’y avait pas de bilan
de source indépendante.

"La guerre est en
cours et c’est eux (les islamistes) qui ont déclaré la guerre
totale. Les gens ne pensent pas aux pourparlers de paix en ce moment",
a répliqué le ministre.

"Cela (la guerre)
continuera tant qu’ils nous attaqueront. Si ils n’arrêtent pas, nous
avancerons vers leurs positions", a-t-il martelé.

M. Jama a également
précisé que les "combats s’intensifiaient dans la région
de Dinsoor", où "au moins 30% des miliciens (islamistes)
sont des combattants étrangers".

"Ils (les islamistes)
sont en déroute sur les deux fronts (de Dinsoor et de Deynunay – sud)
et ils fuient leurs positions", a-t-il affirmé, ajoutant: "je
ne serais pas surpris si ils ouvraient un nouveau front dans le centre de
la Somalie".

Une nouvelle fois, le
ministre de l’Information a martelé que seules les troupes gouvernementales
étaient impliquées dans les combats et non les soldats éthiopiens.

"Il n’y a pas de
troupes éthiopiennes parce que le gouvernement est capable de livrer
ses propres batailles", a-t-il ajouté.

La bataille faisait rage
vendredi pour le troisième jour consécutif sur le front de Baïdoa,
où les troupes gouvernementales, appuyées par l’Ethiopie, affrontaient
les forces des tribunaux islamiques.

Les islamistes ont déclaré
continuellement ces derniers mois le jihad (guerre sainte) contre l’Ethiopie
qu’ils accusent d’avoir "envahi" la Somalie, pays ravagé
par la guerre civile depuis 1991.

Addis Abeba rejette ces
accusations, reconnaissant seulement avoir dépêché "quelques
centaines" d’instructeurs militaires en Somalie

L’Ethiopie a cependant
annoncé à plusieurs reprises être prête à
une opération militaire contre les islamistes.