02/03/07 (B384) AP : Dix touristes enlevés dans le nord de l’Ethiopie; l’ambassade de France cherche toujours à obtenir la confirmation (Info lectrice)

ADDIS
ABEBA (AP) – Dix touristes français ont été enlevés
par des inconnus dans le nord de l’Ethiopie, a-t-on appris auprès d’un
homme d’affaires et un organisateur de voyages travaillant dans la région.

Un porte-parole de l’ambassade de France à Addis Abeba Dominique Gautier
a déclaré vendredi matin que les autorités français
et éthiopiennes tentaient de reccueillir des informations. “Apparemment
quelque chose est arrivé mais nous ignorons les nationalités
des otages et nous avons besoin d’obtenir la confirmation de ce qui s’est
produit”, a-t-il dit à l’Associated Press.

Jeudi, Bereket Simon, conseiller spécial du Premier ministre éthiopien
Meles Zenawi, avait déclaré qu’il vérifiait ces informations
mais n’avait rien pu confirmer dans l’immédiat.

Les touristes circulaient à bord de quatre véhicules à
Dalol, à 800km au nord-est d’Addis Abeba lorsqu’ils ont été
kidnappés vers 16h (13hGMT), a précisé l’homme d’affaires
qui a requis l’anonymat.

L’un d’eux s’est échappé et a rejoint un deuxième groupe
de touristes. Ils ont ensuite téléphoné aux autorités
grâce à un téléphone satellite. Ils se rendaient
vers les mines de sel de la région d’Afar.

Un organisateur de voyages a affirmé que ces touristes étaient
clients d'”Origins Ethiopia”, une nouvelle agence de voyages spécialisé
dans la région d’Afar, et que des responsables de cette agence lui
avaient dit qu’il n’avaient pas pu joindre les touristes.

Les touristes étaient divisés en deux groupes, a-t-il ajouté.
Un groupe de 11 personnes dans trois voitures et deux autres personnes dans
une voiture. Ils voyageaient avec deux policiers armés et un guide
d’Afar.

Ils avaient quitté Mekele dimanche pour un périple de deux jours
jusqu’à Hamedali, le dernier village avant les lacs salés. De
là, ils devaient effectuer un trajet de deux heures en voiture pour
se rendre jusqu’aux lacs, avant de revenir à Hamedali, mais ils ne
sont pas revenus.

Des bandits et un petit groupe de rebelles opèrent dans cette région.
Le gouvernement exige que les convois soient constitués au minimum
de deux voitures et voyagent avec des gardes armés.

AP