09/08/07 (B407) ADI avec AFP / L’Ethiopie affirme avoir tué “plus de 200” rebelles sur son sol en juillet

Le ministère éthiopien de la Défense a affirmé mardi avoir tué "plus de 200" rebelles dans la province Somali (est de l’Ethiopie) lors d’une opération militaire en juillet.

"Plus de 200 éléments anti-paix ont été tués par les militaires lors d’une opération dans la région Somali", selon un communiqué du ministère publié à Addis Abeba.

"Les forces anti-paix qui essaient de perturber la paix dans la région (Somali) ont été détruites par les militaires lors d’une opération réussie", ajoute le texte.

"Tous les éléments appartenaient à l’ONLF (Front national de libération de l’Ogaden, mouvement rebelle), à l’OLF (Front de libération oromo, rébellion armée séparatiste) et à Al-Itihaad", un groupe islamiste somalien, affirme le communiqué, ajoutant que des centaines d’autres personnes ont été arrêtées.

La province Somali, fief de l’ONLF et frontière de la Somalie, est une région très instable de l’Ethiopie.

Lundi, les autorités locales avaient affirmé que l’ONLF et l’OLF avaient fait exploser deux bombes durant le week-end à Jijiga, dans la province Somali, faisant un mort et huit blessés. L’ONLF avait catégoriquement démenti être impliqué dans ces violences.

Ce mouvement a cependant revendiqué plusieurs attaques depuis le début de l’année dans cette région, notamment contre une installation pétrolière chinoise au cours de laquelle neuf employés chinois et 68 Ethiopiens ont été tués, et sept Chinois enlevés puis libérés.

Fondé en 1984, l’ONLF refuse que des compagnies pétrolières s’installent dans l’Ogaden, région qui se trouve dans la province Somali, et demande l’autonomie de cette région située le long de la frontière avec la Somalie.

L’OLF, pour sa part, est en lutte armée contre le gouvernement éthiopien depuis 1996, date à laquelle ce mouvement a quitté la coalition gouvernementale de transition pour exiger la création d’un Etat indépendant, qui serait appelé Oromia, près de la frontière entre l’Ethiopie, le Kenya et la Somalie.

Quant au mouvement Al-Itihaad Al-Islaami, c’est un mouvement jihadiste somalien.

L’armée éthiopienne est officiellement intervenue fin 2006 en Somalie pour déloger les tribunaux islamiques, qui avaient appelé à la "guerre sainte" contre le régime d’Addis Abeba et contrôlaient plusieurs régions somaliennes depuis des mois.

Elle a défait les tribunaux islamiques il y a sept mois, mais depuis, la capitale somalienne Mogadiscio est le théâtre régulier d’attaques meurtrières. Des leaders des Tribunaux défunts se trouveraient dans l’Ogaden, selon des experts de la Somalie.