12/08/07 (B408) MOGADISCIO (AFP) – La Presse assassinée à Mogadiscio – 2 journalistes tués et des blessés. (3 dépêches AFP- Info lectrice)

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Le directeur d’un média local somalien tué à Mogadiscio

Le directeur d’un média local somalien, Ali Iman Sharmarke, a été tué samedi après-midi à Mogadiscio lorsque son véhicule a sauté sur une bombe, alors qu’il revenait des obsèques d’un de ses journalistes abattu dans la matinée, a-t-on appris auprès de ce média, HornAfrik.

Ali Iman Sharmarke “a été visé par une bombe sur la route. Il est mort. Une journaliste qui se trouvait avec lui dans la voiture a été blessée”,
a expliqué à l’AFP le numéro 2 d’HornAfrik, Said Tahlil.

“C’est un jour très triste pour nous. Nous avons enterré un journaliste d’HornAfrik qui a été tué ce matin, et maintenant nous perdons Ali Iman”, qui a la double nationalité somalienne et canadienne, a-t-il ajouté.

HornAfrik est une société somalienne qui compte deux stations de radio et une chaîne de télévision.

Samedi matin, le journaliste Mahad Ahmed Elmi avait été tué à Mogadiscio par des hommes armés non identifiés, alors qu’il se rendait à la radio.

Son enterrement a eu lieu à la mi-journée au cimetière Barakat, dans la capitale somalienne. Une centaine de personnes, dont de nombreux journalistes, ont assisté aux funérailles. C’est sur le chemin du retour que Ali Iman Sharmarke a été tué.

Les mobiles de ces deux assassinats restaient inconnus et aucun suspect n’a été arrêté dans l’immédiat.

Ce sont les premiers journalistes à être tués à Mogadiscio depuis que le gouvernement a pris le contrôle de la capitale somalienne, il y a sept mois et demi.

Vendredi, les autorités avaient fermé temporairement la radio locale Shabelle à Mogadiscio, et arrêté sept personnes, avant de toutes les relâcher quelques heures plus tard, sauf un journaliste. Ce dernier était toujours détenu samedi après-midi, selon le numéro 2 de ce média local, Jafar Kukay.

Les radios Shabelle et HornAfrik avaient été fermées en janvier pendant 24 heures, et en juin pendant quatre jours, par les autorités somaliennes qui leur reprochaient notamment de “soutenir le terrorisme et de créer l’insécurité”.

Ces médias couvrent l’actualité somalienne, et notamment les violences qui ensanglantent presque chaque jour la capitale Mogadiscio, depuis la chute, il y a sept mois et demi, des tribunaux islamiques.

Les tribunaux islamiques ont contrôlé pendant plusieurs mois en 2006 la quasi-totalité du sud et du centre de la Somalie, pays en guerre civile depuis 1991. Depuis leur défaite, des insurgés, dans les rangs desquels se trouvent des islamistes, mènent des attaques régulières à Mogadiscio, visant essentiellement les forces de sécurité somaliennes et éthiopiennes alliées, ainsi que des fonctionnaires somaliens.

Vendredi soir, quatre fonctionnaires ont été tués par balles dans le quartier Suqba’ad, dans le nord de Mogadiscio, selon un résident, Muktar Mohamed.

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MOGADISCIO (AFP) – Deux directeurs de radios tués à Mogadiscio

Deux directeurs de radios locales somaliennes ont été tués dans des attaques distinctes samedi à Mogadiscio, capitale de la Somalie où les assassinats presque quotidiens depuis plusieurs mois épargnaient jusqu’à présent les journalistes.

Ce sont les premières personnes travaillant pour des médias à être tuées à Mogadiscio depuis que le gouvernement somalien a repris officiellement le contrôle de la capitale, il y a sept mois et demi.

Mahad Ahmed Elmi, directeur de Radio Capital Voice, qui appartient au groupe HornAfrik, a été abattu par des inconnus samedi matin alors qu’il se rendait à la radio.

Il a été enterré à la mi-journée, au cimetière Barakat de Mogadiscio. Une centaine de personnes, dont de nombreux journalistes, ont assisté à ses funérailles.

Sur le chemin de retour de la cérémonie, le directeur de HornAfrik, Ali Iman Sharmarke, qui a la double nationalité canadienne et somalienne, a été tué par l’explosion d’un engin explosif placé sous sa voiture, selon des sources concordantes. Deux autres journalistes, dont le correspondant de Reuters, ont été blessés dans cette attaques.

“C’est un jour très triste pour nous. Nous avons enterré un journaliste d’HornAfrik qui a été tué ce matin, et maintenant nous perdons Ali Iman”, a déclaré à l’AFP le numéro 2 d’HornAfrik, Said Tahlil.

Les mobiles de ces deux assassinats restaient inconnus, et aucun suspect n’a été arrêté dans l’immédiat.

HornAfrik, l’un des médias les populaires à Mogadiscio, couvre l’actualité somalienne, et notamment les violences qui ensanglantent presque chaque jour la capitale, depuis la chute, il y a sept mois et demi, des tribunaux islamiques.

Les tribunaux islamiques ont contrôlé pendant plusieurs mois en 2006 la quasi-totalité du sud et du centre de la Somalie, pays en guerre civile depuis 1991.

“Nous ne savons pas pourquoi nous sommes visés. Nous ne savons pas ce que nous avons fait de mal”, a estimé Said Tahlil.

“On pleure tous (…). On ne peut pas dire pourquoi ces personnes ont été tuées parce qu’elles faisaient simplement leur travail”, a réagi un journaliste de HornAfrik, Mohamed Sharif.

L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé une “vague d’assassinats politiques” et appelé le gouvernement somalien “à prendre des mesures d’urgence” pour protéger les journalistes dans ce pays, qui “est, cette année, le plus meurtrier d’Afrique pour la presse”.

Après ces deux assassinats, toutes les radios de Mogadiscio, soit une petite dizaine, ont cessé leurs programmes samedi après-midi. “Nous avons pris la décision d’arrêter nos programmes cet après-midi et jusqu’à dimanche en signe de deuil” et de solidarité, a expliqué le directeur de la radio locale Simba, Abdulahi Ali Farah.

Le porte-parole de l’administration de Mogadiscio, Mohamed Muhidin Ali, a lui condamné ces assassinats. “C’est une tragédie et ceux qui ont tué ne seront pas pardonnés”, a-t-il affirmé.

Ces assassinats interviennent dans un climat tendu pour les médias.

Vendredi, un journaliste de Radio Mogadishu, Abdihakim Omar Jimale, avait été blessé par balle à l’épaule à Mogadiscio.

Le même jour, les autorités avaient fermé temporairement Radio Shabelle à Mogadiscio, et arrêté sept personnes, avant de toutes les relâcher quelques heures plus tard, à l’exception d’un journaliste. Ce dernier n’avait toujours pas été libéré samedi en fin d’après-midi, selon le numéro 2 de ce média local, Jafar Kukay.

Dans le passé, les autorités avaient accusé HornAfrik et Radio Shabelle de “soutenir le terrorisme et de créer l’insécurité”

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MOGADISCIO (AFP) – Somalie : un média local durement touché par de nouvelles violences à Mogadiscio

Le directeur d’un média local somalien a été tué samedi après-midi lorsque son véhicule a sauté sur une bombe, alors qu’il revenait des obsèques d”un journaliste de ses journalistes abattu dans la matinée à Mogadiscio, où les assassinats et attaques armées sont quasi quotidiens depuis plusieurs mois.

Le journaliste Mahad Ahmed Elmi, qui travaillait pour le média local privé HornAfrik (deux stations de radio et une chaîne de télévision), a été tué samedi matin par des hommes armés non identifiés, alors qu’il se rendait à la radio.

Le directeur, Ali Iman Sharmarke, a quant à lui été tué lorsque son véhicule a sauté sur une bombe, alors qu’il revenait des obsèques de Mahad Ahmed Elmi.

“C’est un jour très triste pour nous. Nous avons enterré un journaliste d’HornAfrik qui a été tué ce matin, et maintenant nous perdons Ali Iman”, qui a la double nationalité somalienne et canadienne, a-t-il ajouté.

HornAfrik est une société somalienne qui compte deux stations de radio et une chaîne de télévision.

Vendredi soir, ce sont quatre fonctionnaires qui ont été tués par balles dans le quartier de Suqba’ad, dans le nord de Mogadiscio, selon un résident, Muktar Mohamed.

“Ils ont été tués pendant qu’ils marchaient. Les assaillants se sont enfuis”, a-t-il ajouté.

Les quatre hommes avaient été nommés récemment par le gouvernement somalien pour travailler dans l’administration locale du village d’El-Baraf, situé à 130 km au nord de Mogadiscio, selon un policier, Nur Adan Madey.

Enfin, un journaliste de la radio locale Shabelle, qui avait été arrêté vendredi par les forces de sécurité somaliennes, était toujours en détention samedi matin, selon le numéro 2 de ce média local, Jafar Kukay.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991.

Mogadiscio est le théâtre d’attaques très fréquentes depuis la défaite face à l’armée éthiopienne, fin décembre 2006-début janvier 2007, des tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois la quasi-totalité du sud et du centre de la Somalie.

L’armée éthiopienne, alliée au gouvernement somalien, est intervenue en Somalie, officiellement fin 2006, prétextant que les tribunaux islamiques qui avaient appelé à la “guerre sainte” contre le régime d’Addis Abeba représentaient une menace contre l’Ethiopie.