22/09/07 (B414) LA NATION : Elisabeth Borrel mise en examen

_______________________________________ Note de l’ARDHD
Comme l’on devait s’y attendre, chaque fois que l’Affaire Borrel connaît des rebondissements, la RTD, La Nation et l’ADI montent au créneau pour essayer de défendre le chef de “gang”.

La mise en examen de Mme Borrel est une réalité. Elle est intervenue dans le cadre d’un plainte en diffamation déposée par M. Romani. Celui-ci lui reproche d’avoir fait état du témoignage de M Alhoumekani, rapportant sous serment la fameuse conversation qu’il aurait entendu au Palais, au lendemain de l’assassinat du Juge Bernard Borrel : “Le juge fouineur est mort, il n’y a plus de traces …”.

Alhoumekani a prétendu, toujours sous serment qu’Awalleh Guelleh, Adouani et Alain Romani particpaient à cette réunion présidée par Guelleh. D’autres diginitaires du régime étaient présents.

Alain Romani prétend de son côté qu’il n’était pas présent à cette réunion, car il se serait envolé la veille pour l’île de la Réunion. Il présente un Passeport avec un visa de sorte tamponné par les services djiboutiens et daté effectivement de la veille. Certains mettent en doute cette preuve comme n’étant pas suffisante.

La Justice a cherché à se procurer le manifeste de la compagnie aérienne : curieusement, c’est le seul que la Compagnie a perdu ???

Alain Romani présente aussi des relevés de dépense sur une carte de Crédit. Les détracteurs affirment que son épouse aurait pu utiliser la Carte.

La Nation présente Alain Romani comme un honnête commerçant en restauration. C’est possible, mais des rumeurs insistantes laissent penser qu’il pourrait avoir des activités moins honnêtes dans d’autres domaines. Il nous est impossible de les confirmer ou des les infirmer.

La Nation, une nouvelle fois se jette sur la réputation d’Alhoumekani. Normal, son témoignage a permis de faire bouger la justice … Elle dénigre sa carrière de militaire. Curieux ne trouvez-vous pas que l’on ait pu confier la responsabilité de la sécurité du Palais présidentiel (charge importante que l’on confie à des hommes de toute confiance et capable) à un hurluberlu ??? Il y a déjà quelque chose qui ne colle pas .

Et pour quelles raisons curieuses, Djama Souleiman et Hassan Saïd auraient-ils suborné et tenté de suborner ce témoin ? Car cela aussi est une réalité : plus que mis en examen, ils ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel. Non, ces dénigrements d’Alhoumekani ne tiennent vraiment plus la route ! Il y a trop de contradictions dans le discours djiboutien officiel …

Maintenant, quand le Journal La Nation affirme que la vérité finit toujours par triompher, il a raison. Mais probablement pas dans le sens que le journaliste croit. Car de nouveaux rebondissements sont attendus dans les prochaines semaines et il pourrait mettre en difficulté le plaignant dans cette affaire …et contredire la thèse défendue par La Nation pour tenter de sauver Guelleh.

Lectrices et lecteurs : un peu de patience !!

_______________________________________ Extrait La Nation

Monsieur Alain Romani est cet honnête restaurateur français établi de longue date à Djibouti et dont le nom a été jeté en pâture par un mystificateur djiboutien en exil à Bruxelles selon lequel il aurait participé à un conciliabule dans les jardins de la Présidence le jour de la découverte du corps de Bernard Borrel. Ce dernier se trouvait à ce moment-là à La Réunion, c’est-à-dire à des milliers de kilomètres de là.

Et il en a apporté la preuve. Mais Mme Borrel a eu le culot de reprendre le témoignage de Houmekani dans son livre, Un juge assassiné.

Et elle s’en mord aujourd’hui les doigts. Car elle vient d’être mise en examen pour diffamation à la suite d’une plainte déposée par Alain Romani. Décrit dans ce livre comme un tueur à gages par une veuve qui a manifestement perdu tout sens commun, Alain Romani la poursuit devant les tribunaux. C’est la meilleure nouvelle de cette rentrée judiciaire en France.

Car depuis que son chemin a croisé celui de Houmekani, un déséquilibré viré de la gendarmerie nationale pour ses frasques, Mme Borrel se permet tous les excès. Elle accuse de meurtre la République de Djibouti et ses plus hautes autorités et ses déclarations intempestives sur toutes les chaînes de radio et de télévision de France et de Navarre sont devenues insupportables car elles ne reposent que sur un mensonge cousu de fil blanc.

Mais elle s’y accroche. Dans quel but ? Nul ne le sait. Et pourtant, si la justice française n’était pas à la fois juge et partie, elle n’aurait accordé aucun crédit aux affabulations de cet homme, Mohamed Saleh Al Houmekani. Car il s’agit là d’un personnage digne d’un mauvais polar.

Il suffit de jeter un coup d’œil dans son dossier militaire pour constater que l’homme est un irresponsable. Mais la justice française a estimé que ses déclarations étaient suffisantes pour ouvrir des informations judiciaires à l’encontre de hauts responsables djiboutiens poursuivis pour subornation de témoins.

Tout cela n’est que fanfaronnades car dans cette affaire, il est clair que si le moindre début de preuve de la culpabilité de Djibouti avait existé, les syndicats de magistrats et autres officines hostiles à notre pays ne se seraient pas gênés pour le dévoiler.

Bien que la République de Djibouti ait démontré le caractère fantaisiste des accusations de Houmekani, on continue de s’en accommoder à Paris.

Quelles que soient leurs manœuvres et leurs combines, l’affaire Borrel reste ce qu’elle a toujours été : un dossier désespérément vide qui repose sur le témoignage d’un paumé qui charge son pays pour obtenir un statut de réfugié politique. Ce témoin et sa protectrice, Elisabeth Borrel sont désormais liés dans leur volonté commune de faire triompher le mensonge. Mais malheureusement pour eux, la vérité finit toujours par avoir le dessus.

Le procès intenté à la veuve par Alain Romani est peut-être le début de la fin de cette fable surmédiatisée et le commencement des ennuis judiciaires d’Elisabeth Borrel. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle l’a bien cherché.