21/10/07 (B418) Les premières menaces contre la France sont à lire sur l’ADI. Dès ce matin, le soit-disant collectif des associations culturelles (une remarquable invention du Palais de l’Escale) propose de rompre la coopération culturelle avec la France, après la rupture bruyante de la coopération judiciaire. Curieux, personne ne parle de rompre la coopération financière ….

___________________________________ Extrait de l’ADI

Le collectif des associations djiboutiennes adresse un manifeste à l’ambassadeur de France à Djibouti

DJIBOUTI (ADI) – 20 Oct 2007- Le mouvement associatif djiboutien a, à l’issue de la marche de contestation contre la justice française organisée ce matin dans la capitale, adressé à l’ambassadeur de France à Djibouti un manifeste dans lequel il dénonce vigoureusement la “campagne odieuse au dénigrement à l’encontre du peuple djiboutien et de son Président”.

“Une campagne savamment orchestrée, selon ce collectif, par une certaine presse française autour du décès en 1995 du coopérant français Bernard Borrel, ancien conseiller du ministre djiboutien de la justice de l’époque”.

Nous vous proposons de lire ci-après l’intégralité de ce document :

“Nous, Peuple de Djibouti, attachés aux valeurs universelles de paix et de justice, désireux de promouvoir constamment la fraternité entre les peuples et soucieux de faire respecter la dignité humaine en toute circonstance, adressons ce manifeste au peuple de France avec lequel nous partageons une histoire séculaire et des intérêts communs.

Convaincu que la promotion des liens d’amitié et de coopération entre les peuples sont les seuls gages d’une entente cordiale durable, il incombe à tous de combattre avec vigueur et détermination tout ce qui pourrait nuire à cette cohésion.

Le peuple djiboutien manifeste aujourd’hui contre une campagne odieuse de dénigrement à l’encontre du peuple djiboutien et de son Président savamment orchestrée par une certaine presse française autour du décès en 1995 du coopérant français Bernard Borrel, ancien conseiller du ministre djiboutien de la justice de l’époque.

Nous regrettons que la mort de cet homme venu servir notre pays, la République de Djibouti, évènement malheureux qui devait constituer un moment de compassion et de rapprochement entre nos deux nations, ait été exploité pour porter atteinte à l’image de la République et de son Président.

Nous rappelons au peuple français qu’en vérité la version d’homicide présumée de feu Monsieur Borrel ne repose sur aucune base factuelle et reste étayer par le témoignage farfelu d’un émigrant économique en quête d’asile.

Au demeurant, le contenu de ce témoignage a été formellement démenti par test ADN conduit sur une personne citée comme principal acteur de cette affaire et l’absence confirmée du territoire djiboutien au moment des faits d’une autre personne pointée du doigt par la partie civile comme étant un complice présumé.

Face à ces réalités irréfutables, la presse française avec la complicité des syndicats de la magistrature a réussi à extirper l’affaire de son cadre judiciaire pour l’instruire sur le champ médiatique en s’attaquant au chef de l’Etat de Djibouti au mépris des dispositions du Droit international et des règles protégeant cette institution.

Il s’en est suivi une dizaine d’année d’acharnement implacable sur la personne du président de la République par une presse française qui s’est évertuée à consacrer toute son énergie s’efforçant tant bien que mal à altérer l’image et salir la réputation de Djibouti, de son peuple et de son Président.

Tandis que le peuple djiboutien était en droit d’attendre du peuple français et de sa presse plus d’égard et surtout un engagement plus sincère et réelle dans le processus de développement durable de la République de Djibouti, un déferlement de haine s’est substitué à toute forme de raison.

Au vue de tous ces éléments, nous interpellons le peuple français et lui lançons un appel à la vigilance contre cette manipulation scandaleuse.

Enfin, nous exprimons notre lassitude face à ces tentatives délibérées de déstabilisation de notre pays et en appelons encore une fois à la responsabilité du peuple français, sans laquelle une rupture de nos relations serait inéluctable.

Dans l’immédiat, nous demandons à notre gouvernement de rompre toute forme de coopération culturelle avec la France”.