25/10/07 (B418-C) La démission de l’ensemble des corps constitués est la seule réponse à la scandaleuse mesure de bannissement dont on été victimes sept membres de la famille d’Alhoumekani. Faute de cela, les Ministres, les Députés et les Ambassadeurs pourront-ils encore se regarder dans un miroir sans honte et faire la morale à leurs enfants ? (ARDHD)

La mesure prise par Hassan Saïd, Djama Souleiman et leur patron IOG est d’une gravité extrême.

D’abord par son caractère injuste, puisqu’on applique à une famille innocente, la sanction pénale la plus sévère : chassés de leur propre pays, déchus de leur nationalité, ils sont devenus en quelques heures des apatrides, heureusement accueillis avec la plus grande humanité par le Yémen.

Ensuite par son caractère raciste et illégal. Tous les djiboutiens d’origine yéménite en priorité, mais aussi tous les membres des ethnies minoritaires qui composent harmonieusement la population djiboutienne doivent se sentir en insécurité sur leur territoire, sous la menace de décisions prises par des émigrés éthiopiens (Guelleh, Djama et consorts)

Cet acte engage les députés, les ministres, les juges et les corps constitués. S’ils ne réagissent pas dans les heures qui viennent, ils seront complices.

La seule réponse possible est la démission pour montrer d’abord aux Djiboutiens qu’ils se désolidarisent de cette mesure invraissemblable et aussi qu’ils ne partagent plus les “voltiges” d’un pouvoir aux abois et au bord de la chute.

Auront-ils le courage de le faire ? La Ministre des Droits de l’Homme en premier ?

La réponse nous viendra dans la journée. Mais si elle ne vient, comme nous le craignons, alors il faudra qu’ils assument eux aussi et personnellement toutes les conséquences de l’injustice et celles qui vont suivre.

Allons Mesdames, Messieurs, un peu de courage. Faites votre choix entre la démission dans la dignité ou la honte éternelle. Il est encore temps, mais il faut faire vite.

Qui, parmi vous, qui profitez abusivement des avantages réservés aux obligés de Guelleh, va avoir le courage de rester aux commandes, sachant qu’il ne pourra jamais plus se regarder dans une glace le matin, ni faire la morale à ses enfants ?

S’ils ne démissionnent pas, Guelleh va se sentir soutenus par sa bande mafieuse. D’autres mesures encore plus terribles attendent les Djiboutiens, cela ne fait aucun doute.

Car lui, il n’a plus de le choix. Il est condamné maintenant à pratiquer la fuite en avant. Et l’on sait bien (l’histoire nous a fourni tant d’exemples de ce type) que l’une des mesures privilégiée par les dictatures est de susciter la haine raciale à l’égard d’une minorité, désignée comme responsable de tous les maux du pays.

Alors démission collective, pour éviter le pire dans les semaines à venir ? Le monde entier saluera votre courage, votre dignité et votre sens de l’honneur.