23/12/07 (B427) La presse canadienne : Le journaliste français enlevé en Somalie pourrait être libéré et poursuivi par la justice. (Honte aux autorités du Puntland *)

___________________________________ Note de l’ARDHD
(*) La phrase entre() a été ajoutée par l’ARDHD

Cette nouvelle est affligeante. Selon une déclaration d’un responsable, les autorités du Puntland envisageraient d’incarcérer le journalise français dès qu’il aura été libéré et ce, pour un délit “mineur”, de défaut d’autorisation de circuler.(A vérifier si c’est vrai ?)

En tout cas, les autorités du Puntland ne “manquent pas d’air” !!! Si elles voulaient se faire détester sur le plan international, elles ne pouvaient pas trouver mieux … non seulement, elles ne respectent pas les journalistes, mais en plus, elles n’ont pas vraiment la fibre humanitaire.

Alors qu’elles avaient l’occasion de redorer un peu leur image de marque, en contribuant à la libération du journaliste français, elles font l’inverse : plus suicidaire sur le plan international, “tu meurs” !!

Peut-être sont-elles jalouses d’une possible rançon qui pourrait être versée pour obtenir la libération du journaliste alors qu’elles voudraient aussi avoir leur part ? Va-t-on assister à une nouvelle prise d’otage du journaliste mais cette fois de la part d’autorités qui voudraient être reconnues comme légitimes. Soyons clair, si elles comettaient cette erreur, chacun comprendrait que la motivation est uniquement orientée par de sordides intérêts !

En tout cas, la communauté internationale a raison de ne pas écouter les demandes de reconnaissance d’un territoire qui est dirigé par des personnes de moralité aussi basse et n’ayant aucune vision internationale !
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MOGADISCIO, Somalie – Le journaliste français enlevé pour en obtenir une rançon dans le Nord de la Somalie dimanche dernier devrait être bientôt libéré mais il pourrait être poursuivi pour avoir voyagé sans autorisation dans cette région, a déclaré samedi un haut responsable local.

Selon Farah Abdi Dolshe, vice-ministre à la Sécurité de la région semi-autonome du Puntland, les négociations pour la libération de Gwen Le Gouil progressent. “Il y a des pourparlers trilatéraux entre les autorités du Puntland, les ravisseurs et des diplomates français au Puntland et nous espérons qu’il soit bientôt relâché malgré une demande de rançon de 80.000 dollars” (114.864 euros), a-t-il affirmé.

Les ravisseurs ont déjà présenté plusieurs demandes de rançon pour des sommes allant de 70.000 à 1 million de dollars.

Mais selon M. Dolshe, le journaliste a violé la loi et “nous allons entamer des poursuites à son encontre quand il aura été remis en liberté”.

Gwen Le Gouil a été enlevé le 16 décembre à la sortie de la ville de Bossaso, dans le Puntland, une région du Nord de la Somalie éloignée du Sud en proie à une violente insurrection islamiste. La région connaît toutefois depuis plusieurs mois un regain de piraterie le long de ses côtes, et Bossaso sert de base à de nombreux trafiquants qui font passer en bateau au Yémen des candidats à l’immigration clandestine.

Selon Reporters sans frontières (RSF), Gwen Le Gouil, cameraman, effectuait un reportage sur les trafics d’immigrants clandestins. La Somalie est devenue “un pays de non-droit où huit journalistes ont été tués depuis le début de cette année, ce qui en fait la zone la plus dangereuse du monde après l’Irak pour les professionnels des médias”, estime RSF.