26/10/07 (B427) LDDH : La Corne de l’Afrique doit continuer à se mobiliser. Félicitations au Journaliste Le Gouil. Lettre ouverte au Père di Sandro, injustement emprisonné à Gabode, alors que la population se mobilise en sa faveur.

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 25 DÉCEMBRE 2007
La Corne d’Afrique
doit continuer à se mobiliser.

– Libération du Journaliste français Le Gouil,
– Lettre ouverte de soutien au Père Di Sandro.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les
Défenseurs des Droits de l’Homme de la Corne d’Afrique de se mobiliser toujours et ensemble pour que la Liberté d’Expression, la Liberté de la Presse soient un Réalité dans notre Région en particulier.

Il faut continuer à se mobiliser contre l’Impunité, et dans notre Région
contre le génocide et les crimes de guerre au Darfour et en Somalie depuis
un an.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste et restera fidèle au
juste et légitime combat pour la Vérité que mène les Journalistes d’ici ou
d’ailleurs.

Le silence tue et les Journalistes continuent de dénoncer !

Joyeux Noël et nos meilleurs voux pour le 60ème anniversaire des Droits de
l’Homme à Le Gouil à sa famille et à tous ses proches.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

________________________________________________ REUTERS

Le journaliste d’Arte libéré en Somalie

Par Abdigani Hassan, Reuters

BOSASSO, Somalie (Reuters) – Gwen Le Gouil, cameraman français enlevé au
Puntland le 16 décembre, a été remis en liberté lundi par ses ravisseurs, a
annoncé le ministre du Commerce et de l’industrie de cette région autonome
du nord-est de la Somalie.

“Le journaliste français vient juste d’être libéré et se trouve actuellement dans un hôtel (de Bossaso) avec des responsables, des chefs coutumiers et des diplomates”, a précisé à Reuters Abdishamad Yusuf Abwan.

Il a ajouté: “Il est en bonne santé et s’en ira demain”.

Lors d’une brève conférence de presse à Bosasso, l’intéressé a déclaré: “Je me porte bien, je suis en bonne santé. Je suis simplement très fatigué mais je suis très heureux d’être libre, de rentrer en France et de revoir mes proches”.

Selon des témoins, Le Gouil a été remis en début de journée dans un hôtel de Bossaso par ses ravisseurs aux diplomates français.

Le ministre des Pêches, Ahmed Saeed Awnur, a déclaré qu’aucune rançon n’avait été versée. Les ravisseurs avaient, dans un premier temps, réclamé 80.000 dollars en échange de sa libération. “Le journaliste a été remis en liberté sans condition.

Les responsables de son enlèvement, quels qu’ils soient, devront répondre de leur acte devant la justice”, a prévenu le Ministre.

TRAFIC DE MIGRANTS

Lors de la conférence de presse, un diplomate français a déclaré sous couvert de l’anonymat: “Nous quitterons le Puntland demain parce que c’est Noël”.

A Paris, la nouvelle de la libération du journaliste freelance, qui enquêtait dans cette région pour le compte de la chaîne de télévision franco-allemande Arte, a été confirmée sans plus de précisions par une porte-parole du Quai d’Orsay.

De son côté, Reporters sans Frontières a fait de même en citant le secrétaire général de l’Union nationale des journalistes somaliens (Nusoj), Omar Faruk Osman.

“Gwen Le Gouil a été récupéré par des chefs coutumiers à mi-chemin de son lieu de détention. Il est maintenant libre, avec des diplomates français, dans un hôtel de Bosasso”, a précisé le syndicaliste somalien.

Selon RSF, le journaliste français était détenu par une milice clanique opérant dans une région montagneuse. “Les revendications des ravisseurs, une bande connue pour organiser le passage de clandestins en Arabie saoudite via
le Yémen, étaient crapuleuses”.

Le journaliste enquêtait apparemment sur ce trafic de migrants.

Havre relatif de paix et de stabilité dans une Somalie par ailleurs en pleine anarchie, le Puntland est devenu ces derniers temps synonyme d’enlèvements et d’actes de piraterie et de racket.

Version française Jean-Loup Fiévet

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LETTRE OUVERTE.

PÈRE SANDRO ENCORE EN DÉTENTION ARBITRAIRE ON NE T’OUBLIE PAS.

« Peuple fidèle, le Seigneur t’appelle, en lui viens reconnaître
Ton Dieu, ton Sauveur. »
Chant d’entrée à la Messe de Noël
A Boulaos, le 25 Décembre 2007.

Tous les matins, Chrétiens ou Musulmans nous prions pour toi.

Du Mont Arrey, en passant par les Monts Mabla et celle du Day jusqu’au Mont Moussa Ali, les échos contre l’Injustice en République de Djibouti tonnent régulièrement.

Des membres des anciens de la Mission Saint Louis d’Ali Sabieh sont sidérés.

Des Assagohs de la Région d’Ali Sabieh sont choqués.

Vos témoignages de solidarité et vos appels caritatifs à travers « Justice et Paix » resteront toujours inscrites dans nos cours.

Votre rigueur dans le contrôle des Biens caritatifs doit servir d’exemple à tous ceux qui ont la responsabilité du contrôle de la gestion des fonds caritatifs et par extrapolation à la gestion des Biens Sociaux et des Fonds
Publics.

Père SANDRO, que Dieu TOUT-PUISSANT vous épaule à surmonter cette détention inadmissible, et dans un isolement injuste que l’on vous impose, dans la sinistre prison de Gabode.

Jean-Paul, au nom de tous vos amis
en République de Djibouti
qui pensent souvent à vous.
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Thème de réflexion

Aux croyants pratiquants, croyants non pratiquants ou non croyants. A la Jeunesse Djiboutienne décidée
de combattre l’injustice et l’Impunité.

Emprisonnement de Paul et de Sials

(Un jour que nous nous rencontrons à la prière, nous rencontrâmes une
servante qui avait un esprit divinateur ; elle faisait gagner beaucoup
d’argent à ses maîtres en rendant des oracles. Elle se mit à nous suivre,
Paul et nous, en criant : « ces gens là sont des serviteurs du Dieu
Très-Haut ; ils vous annoncent la voie du salut. » Elle fit ainsi pendant
bien des jours. A la fin Paul, excédé, se retourna et dit à l’esprit « Je
t’ordonne au nom de Jésus Christ de sortir de cette femme. » Et l’esprit
sortit à l’instant même.

Mais ses maîtres, voyant disparaître leurs espoir de gain, se saisirent de
Paul et de Sials, les traînèrent sur l’agora devant les magistrats et
dirent, en leurs présentant aux stratèges : « ces gens là jettent le
trouble dans notre ville. Ce sont de Juifs, et ils prêchent des usages qu’il
ne nous est permis, à nous Romains ni d’accepter ni de suivre ».

Ayant reçu pareille consigne, celui-ci les jeta dans le cachot intérieur et
leur fixa les pieds dans le ceps)