25/01/08 (B431-B) Guelleh de plus en plus fort dans l’art du double jeu. Devant la CIJ, il se plaint de la convocation de ses deux sbires préférés et il fait arrêter une véritable diplomate …

La politique du “deux poids, deux mesures” bat son plein en Principauté de Pacotille.

D’un côté Guelleh demande à la CIJ d’annuler les mandats d’arrêts légitimes et justifiés contre Hassan Saïd et Djama Souleiman, au prétexte fumeux, qu’il bénéficierait d’une immunité diplomatique : ce qui est totalement faux, car ce ne sont pas des diplomates, ni des élus …

De l’autre, selon la LDDH qui a envoyé une lettre ouverte au Procureur de la République, il fait arrêter et mettre en garde à vue, une femme diplomate somalienne.
___________________________  LDDH

Djibouti, le 24 janvier 2008

Au Procureur de la République.

Tribunal de Djibouti.

Monsieur le Procureur,

Je vous informe que Madame SAIDA WARSAME AHMED, que vous avez ordonné de relâcher hier après environ 48 heures de garde à vue est le Premier Secrétaire de l’Ambassade
de Somalie accréditée à Djibouti.



A ce titre et de façon incontestable, l’intéressée bénéficie de l’immunité diplomatique.

Et pouirtant, elle
a encore été arrêtée hier soir et détenue au Commissariat de Police,
probablement à cause de ses liens familiaux.

Je tiens à vous informer par la même occasion des risques de son expulsion vers le Somaliland (Loyada), alors qu’elle est diplomate de la
République de Somalie.



J’adresse le même courrier au Ministre de l’Intérieur et au
Ministre des Affaires Etrangères pour attirer leurs aimables attentions et les amener à apprécier les conséquences fâcheuses qui découleront de cette expulsion sans nom et indigne d’un Etat de droit..

M. NOEL ABDI Jean-Paul

Ci-joint, la copie de la Carte de Diplomate émise par le Ministère des Affaires Etrangères de la République de Somalie.

___ Avertissement de l’ARDHD aux diplomates en poste
Selon nos informations, cette diplomate a été transférée à Gabode, où elle croupit de façon indigne.

Le Colonel directeur de la Police urbaine peut-il prendre des décisions qui relèvent de la Justice et court-circuiter le Procureur et le Ministre des Affaires étrangères ? En cette affaire, cela semble être le cas ….

Les diplomates en poste à Djibouti devront se méfier à l’avenir, surtout s’ils appartiennent à un pays qui n’a pas de base militaire pour les défendre.

Principe de précaution

Quand vous pénétrez dans la Principauté de Guelleh, par prudence : soyez armé, vigilant et accompagné de préférence par tout un régiment de la Légion étrangère ou de Marines américains : c’est plus sur !!