27/04/08 (B445) Romandie News / Le pape appelle à la fin des violences en Somalie, au Darfour et au Burundi.

CITE DU VATICAN – Le pape Benoît XVI a dénoncé dimanche les “drames humanitaires en Somalie, au Darfour et au Burundi”, appelant “les responsables politiques locaux et la communauté internationale à respecter leurs engagements pour faire cesser les violences”.

“En Somalie, particulièrement à Mogadiscio, de violents affrontements armés rendent la situation humanitaire de plus en plus dramatique pour cette chère population, opprimée depuis de trop longues années par la brutalité et la misère”, a dénoncé le pape devant une foule de pèlerins rassemblés place Saint-Pierre.

“Au Darfour, des milliers de personnes sans défense et abandonnées à elles-mêmes vivent toujours une tragédie sans fin”, a déploré le pape.

Evoquant la situation au Burundi, il a rappelé que “les bombardements des derniers jours ont terrorisé les habitants de la capitale”. Benoît XVI a invité “toutes les parties concernées à prendre la voie du dialogue et de la réconciliation face au risque d’une nouvelle guerre civile”.

“J’ai bon espoir que les autorités politiques locales et les responsables de la communauté internationale ne ménageront pas leur efforts pour faire cesser la violence et honoreront leur engagements, afin de poser des bases solides pour la paix et le développement”, a-t-il encore déclaré.

L’Onu a évalué à 300.000 le nombre des victimes de la guerre dans la province soudanaise du Darfour depuis 2003. Un précédent bilan faisait état de 200.000 morts et deux millions de déplacés.

Dans la capitale somalienne, Mogadiscio, quatre civils ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche, quand des combattants islamistes ont attaqué des forces du gouvernement somalien de transition, selon des témoins. Et au moins 63 personnes y avaient été tuées le week-end dernier, dans de violents combats entre les insurgés et les troupes éthiopiennes alliées au gouvernement somalien, selon un décompte de l’AFP.

Au Burundi, les rebelles burundais des Forces nationales de libération ont lancé le 17 avril une grande offensive sur Bujumbura et dans quatre provinces de l’ouest du pays, qui a déjà fait au moins 39 morts, selon des sources militaires. Ce bilan est très largement sous-estimé, selon des sources concordantes.

Cette reprise des hostilités illustre les dissensions inconciliables entre Bujumbura et la rébellion des FNL et fait s’éloigner les perspectives d’une paix durable, inquiétant la population.

Le Burundi peine à sortir d’une guerre civile commencée en 1993 et qui a fait 300.000 morts.