10/07/08 (B455) Communiqué de la LDDH : Mais où passe donc l’argent des pauvres victimes de la famine ? Quand le temps de la prévarication des Fonds publics cessera-t-il ?



Le Président

Mais où passe donc l’argent des pauvres victimes de la famine ? Quand le temps de la prévarication des Fonds publics cessera-t-il ?

Depuis plus d’un an, la République de Djibouti connaît une sécheresse. Malgré cela, les Autorités concernées en particulier le Ministère de l’Intérieur, maintiennent un silence “assourdissant”.

Pendant plusieurs semaines, l ’UNFD s’était affichée à la télévision en quête d’argent et de dons Djiboutiens, qui auraient du être versés aux victimes de la sécheresse.

Depuis, on a l’impression que tout le monde est parti en congé. A part l’Ambassade des Etats Unis qui a remis directement au Ministère de l’Intérieur, un lot très important de nourriture.

Espérons, que ces dons parviennnent directement aux victimes et qu’ils ne soient pas recyclés dans le commerce … pour le profit de certains et sans aucune écriture passée dans la comptabilité publique …

Avec dans le même objectif politique et économique, ce don américain pourrait être traité comme les recettes du Port, qui est sous contrôle de l’Autorité de Dubaï, ou comme le riz indien dont le circuit avait été dénoncé par le Journal « Réalité » de l’ARD, mouvement djiboutien d’opposition.

A notre connaissance c’est la première fois que le ministère de l’Intérieur semble s’intéresser à cette catastrophe naturelle.

Il est vrai que l’Ancien Ministre de l’Intérieur M. Abdoulkader Waiss, n’aurait pas hésité de lancer, lorsqu’il était ministre, le plan ORSEC, qui est du ressort du Ministre de l’Intérieur.

Toutefois, il est du devoir de tous les Défenseurs de se mobiliser, car la situation dramatique des Djiboutiens affectés depuis plus de douze (12) mois par une sécheresse sans aucune assistance publique nécessite une mobilisation internationale.

Aujourd’hui, les victimes de cette famine s’élève à plus de 228 000 sinistrés dont 195 000 sont dans un état critique et grave, soient plus de 40% de notre population.

Par contre, dès qu’il s’agit de les déloger et encore plus loin, les personnes abusivement déplacées d’Arhiba par la force ou des pauvres sans logement, pourtant, les Décrets présidentiels pleuvent pour les étrangers, sans Loi – et en contradiction aux articles 63 et 66 de la Constitution Djiboutienne – ces déplacés par force restent sans terrain viable, le Ministère de l’intérieur (décentralisé ?) reste présent sur le terrain par FNP interposée surtout depuis le 6 juillet 2008 au PK 12, avec de nombreux blessés depuis hier.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant, en cette période conflictuelle, à l’Equipe gouvernementale au pouvoir de changer rapidement sa méthode de gestion inadmissible et insupportable pour le Peuple Djiboutien.

M. NOEL ABDI Jean-Paul