08/08/08 (B459-B) Fin de la mission de l’ONU à la frontière Erythréo-djiboutienne. (Humour ARDHD)

Notre correspondant spécial à Djibouti était caché derrière une tenture quand les membres de la délégation de l’ONU ont renconté Guelleh.

Pour éviter d’être découvert par les Forces de Sécurité de Guelleh, notre correspondant n’a pas pu utiliser son magnétophone … Mais voici, en synthèse ce qu’il a retenu des entretiens (compte-rendu fictif, mais oh ! combien isntructif sur la puissance diplomatique de l’ONU, sa sagesse et sa capacité ingalée à régler les conflits entre Etats !) :

“Monsieur le Président,
Après nous être rendus sur Place à Ras Doumeira, nous avons effectivement constaté la présence des troupes érythréennes sur le rocher. Sans ne pouvoir effectuer un décompte exact, nous avons évalué que ces forces étaient nettement supérieures en nombre à celles de l’AND et plus lourdement armées.

En conséquence, nous allons soumettre notre rapport et nos recommandations à l’ONU. Notre rapport contiendra quatre points clefs :

– la nécessité de vérifier juridiquement que le rocher fait bien partie du territoire djiboutien et non de celui de l’Erythrée et que les preuves disponibles permettent de déterminer sans contestation possible, le pays fondé à y exercer pleinement sa souveraineté.

– une recommandation solennelle au Gouvernement djiboutien qui sera transmise par la voie diplomatique, à savoir de s’interdire en toutes circonstances et en tous lieux, toute forme même mineure de provocation, orale, écrite ou militaire, eu égard au rapport de force défavorable à Djibouti,


une information aux USA et à la France, afin qu’ils ne prenent pas partie dans ce différend, car leurs forces sur place, seraient incapables d’endiguer une avancée de la formidable colonne érythréenne,

– un avertissement à l’Ethiopie qui a aussi massé des troupes considérables à proximité, afin qu’elles n’interviennent pas non plus, car l’ONU devrait condamner immédiatement et sans faille, une pénétration éthiopienne en République de Djibouti.”

Fin de l’écoute …