04/09/08 (B463-B) L’accident d’un bus qui ramenait des vacanciers en provenance d’Ethiopie a fait 12 morts et 49 blessés. Plusieurs lecteurs nous écrivent pour signaler leur indignation. (Info lecteurs)

________________________ Synthèse des messages des lecteurs

Un accident est par essence même est un acte fortuit, souvent imprévisible. Mais il faut toujours se poser des questions sur les origines et les remèdes possibles pour éviter qu’ils ne se reproduisent plus.

Quand je lis l’article de l’ADI, j’observe trois choses :

1 – Responsabilité du pouvoir ?

“Les vacanciers qui tentaient de regagner le pays”. S’ils tentaient, c’est qu’ils avaient donc rencontré des difficultés … Même si l’ADI omet de le dire, tout porte à penser que ces vacanciers avaient probablement prévu de rentrer par le train et qu’ils ont été surpris !

Parce qu’il n’y avait plus de train ? Service interrompu sur simple décision d’Haramous ! Comme cela se murmure ici, l’interruption semble avoir été bien orchestrée : il s’agirait en effet de concéder l’exploitation à Dubaï authorities, pour une poignée de riz. Ensuite Guelleh partagera les futurs bénéfices avec ses associés habituels, comme ceux du port, de l’aéroport et de l’encaissement des taxes portuaires …

2 – Chiffrres “bidouillés”
Le bus contenait 56 passagers nous raconte l’ADI. Elle ajoute qu’il y a 12 morts et 49 blessés. Ce qui fait 61 personnes ! Donc 5 personnes de trop, mais qui sont-elles ? Car même si on ajoute le chauffeur et un accompagnateur, qui pourraient ne pas être comptés comme des passagers, il y a encore 3 personnes de trop : des clandestins ou la SDS ?

Au fond, il faut la comprendre ! L’ADI ne peut plus s’empêcher de falsifier les chiffres, c’est plus fort qu’elle : probablement, une vieille habitude héritée des soirées électorales ??

3 – Appui français pour les blessés.
Encore une fois, ce sont les moyens français qui ont été utilisés pour rapatrier les blessés vers les hôpitaux de la capitale. Guelleh n’a vraiment ni conscience, ni sens de l’honneur, ni aucun amour propre. Un jour, il insulte les français, il fait manifester manu militari les fonctionnaires pour conspuer la France et les Français, puis il déclare dans Jeune Afrique qu’il n’a plus besoin des Français. Le lendemain, à la moindre difficulté, il les appelle au secours : au secours, face à l’avancée érythréenne, au secours pour sauver les blessés de ce tragique accident.

Moi, bien que je ne le sois pas, je veux bien devenir anti-franças s’il y a des raisons objectives pour cela.

En attendant, il faudrait que nous ayons à la fois le courage et les moyens de nous passer d’eux. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Si nous estimons que nous avons encore besoin des Français, cessons de les insulter …. et remercions les pour leur aide et leur coopération. Au minimum, un peu de gratitude, M. Guelleh, SVP !

______________________________________ ARDHD

Nous adressons à toutes les victimes, à leurs familles et à leurs proches nos plus sincères condoléances et nous envoyons des voeux de prompt rétablissement à tous les blessés de cette catastrophe.

_______________________________________ ADI

12 vacanciers djiboutiens tués dans un accident de la circulation à Aishaa, en Ethiopie

Un grave accident de la circulation survenu samedi, à Adaylé, près d’Aishaa, en territoire éthiopien, a fait 12 morts et 49 blessés, dont 5 grièvement atteints, parmi des vacanciers djiboutiens se trouvant à bord d’un bus en provenance de Dire Dawa, en Ethiopie.

Un camion-remorque éthiopien chargé de bitume aurait percuté de plein fouet le bus qui, selon l’un des rescapés, a quitté la chaussée pour ensuite se retrouver sur ses quatre roues.

“La plupart des victimes, qui revenaient de vacances, ont été héliportées par l’armée française vers la capitale dans un état très critique, a-t-on appris de sources hospitalières.

Selon les premiers témoignages recueillis, l’extrême violence du choc a rendu pratiquement impossible l’extraction des blessés et corps, prisonniers de la carcasse du bus.

Outre les éléments des forces françaises stationnées à Djibouti, des effectifs des corps de pompiers, de la défense nationale, de la police et de la santé publique ont pris part aux opérations de secours et d’évacuation des victimes.

Le bus accidenté transportait quelque 56 passagers qui tentaient de regagner le pays, au terme de leurs vacances d’été en Ethiopie