14/12/08 (B478) Le Président du GNT limoge le premier ministre et le Gouvernement. (4 dépêches en Français)

__________________________________ Note de l’ARDHD

Comme nous l’avions écrit et illustré dans nos précédentes éditions, le Président du GNT soutient les accords de partage du pouvoir, signés à Djibouti, à la seule et unique condition de ne rien partager avec personne … !

Compte-tenu de la situation et de l’avancée des forces islamiques, le pouvoir qu’il refuse de partager est limité désormais à une peau de chagrin et nous comprenons mal son entêtement à refuser de partager quelque chose, qui ne représente pratiquement plus rien.

Sauf, s’il y a encore de l’argent à gagner dans l’affaire !

On pourrait imaginer qu’il ne veuille pas partager les aides qui affluent toujours vers la Somalie. Quand les nations occcidentales et arabes (Lybie par exemple – cf un article de ce jour), incapables de proposer une solution pour ramener la paix, veulent se donner bonne conscience, elles affectent des budgets … qui sont détournés dès leur arrivée, au niveau du Gouvernement…

________________________________ 4 – France Info avec AFP

Somalie: le président limoge le Premier ministre et le gouvernement

Le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a annoncé dimanche à la presse avoir limogé le Premier ministre Nur Hassan Hussein et son gouvernement, dont l’action était paralysée par les dissensions.

________________________________ 3 – L’Express avec Reuters

Le président somalien limoge son Premier ministre

Le président somalien Abdoulahi Yousouf a limogé dimanche son Premier ministre, expliquant qu’il n’avait pas été capable de restaurer la sécurité dans le pays, en proie à une insurrection islamiste.

“J’ai démis le Premier ministre Nour Abdi et en nommerait un nouveau dans les trois jours. Son gouvernement n’a pas réussi à développer le système fédéral et la sécurité du pays”, a dit Yousouf devant des parlementaires.

Hassan Hussein Nour Adde occupait la tête du gouvernement depuis un an. Plusieurs différends l’opposaient au président somalien, qui avait notamment rejeté plusieurs noms soumis pour des postes ministériels.

Les deux hommes étaient en outre en désaccord sur la conduite des pourparlers de paix de Djibouti, où l’opposition modérée a signé un accord pour se joindre au gouvernement.

La Somalie est privée d’une autorité centrale forte depuis le renversement de Siad Barré en 1991, et livrée au chaos.

Les insurgés islamistes, chassés de Mogadiscio début 2007 avec l’aide de l’armée éthiopienne, toujours présente sur le sol somalien, tiennent le sud du pays et certaines zones du centre, dont une ville située à quelques kilomètres de la capitale.

Selon une organisation somalienne de défense des droits de l’homme, quelque 16.200 civils ont été tués dans cette guerre depuis début 2007.

Un million d’autres personnes ont été déplacées et 3,2 millions – plus du tiers de la population – ont besoin d’une aide d’urgence.

Les troupes éthiopiennes doivent quitter la Somalie d’ici la fin de l’année et certains analystes estiment que Mogadiscio pourrait chuter après leur départ en raison de la faiblesse du gouvernement.

Celle-ci a également favorisé l’émergence de la piraterie au large des côtes somaliennes, devenues la zone maritime la plus dangereuse au monde pour les navires commerciaux.

Les Nations unies cherchent en vain à lever les forces nécessaires à la constitution d’une mission de stabilisation. Le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon estime qu’il faudrait compter sur 10.000 hommes, mais aucun pays n’a accepté d’en prendre le commandement.

Abdi Cheikh,
version française Grégory Blachier

________________________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Le président limoge Premier ministre et gouvernement

Nur Hassan Hussein avait été nommé au poste de Premier ministre en novembre 2007, en remplacement d’Ali Mohamed Gedi, démissionnaire pour cause de tensions avec le président.

Un peu plus d’un an après sa nomination, le Premier ministre somalien Nur Hassan Hussein a été limogé par le président Abdullahi Yusuf Ahmed dimanche 14 décembre.

Paralysé par les divisions internes et les désaffections régulières de ses ministres (4 en décembre dernier, 10 autres en août), l’ensemble du gouvernement a été renvoyé pour avoir “été incapable d’accomplir sa tâche” a affirmé le président somalien lors d’une conférence de presse à Baïdoa, dans l’ouest du pays, où siège le Parlement de transition somalien. “Je suis obligé de sauver le pays”, a-t-il ajouté.

Un pays divisé face à la menace islamiste

Nur Hassan Hussein avait été nommé au poste de Premier ministre en novembre 2007, en remplacement d’Ali Mohamed Gedi, démissionnaire pour cause de tensions avec le président.

Le président Abdullahi Yusuf Ahmed a lui été élu le 10 octobre 2004 par le Parlement de transition somalien, à l’époque en exil au Kenya.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991, date de la chute du dictateur Siad Barre. Le pays n’a depuis connu aucun gouvernement stable et est de facto divisé en 3 entités : Somaliland au nord, Puntland sur la côté est, alors que le gouvernement de transition peine à contrôler la partie sud du pays.

Fin 2006, l’Ethiopie est intervenue militairement, avec l’aval des Etats-Unis, pour contrer l’insurrection menée par des extrémistes islamistes. Ceux-ci continuent de harceler le gouvernement dans la capitale Mogadiscio et dans un nombre croissant de régions.

________________________________ 1 – AFP


Somalie: le président limoge le Premier ministre et le gouvernement

Le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a annoncé dimanche avoir limogé le Premier ministre Nur Hassan Hussein et son gouvernement, dont l’action était paralysée par les divisions du pouvoir face à l’opposition islamiste.

“Le gouvernement de Nur Hassan Hussein a été incapable d’accomplir sa tâche et je suis obligé de sauver le pays”, a assuré le président lors d’une conférence de presse à Baïdoa, la ville où siège du Parlement de transition somalien dans l’ouest du pays.

Des dissensions persistantes entre Abdullahi Yussuf Ahmed et son Premier ministre, en fonction depuis novembre 2007, paralysaient l’activité du gouvernement et du Parlement depuis plusieurs semaines.

Les deux hommes étaient notamment en désaccord sur la stratégie à suivre à l’égard de l’opposition islamiste.

Début août, plusieurs ministres avaient en outre démissionné en dénonçant la mauvaise gestion des fonds d’Etat par M. Hussein.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991.

La capitale Mogadiscio et un nombre croissant de régions sont le théâtre depuis 2007 d’une insurrection menée par des islamistes extrémistes, et le pays fait également face à une situation humanitaire catastrophique.