04/03/09 (B488) Selon l’ADI : Decherf, l’Ambassadeur de France à Djibouti, envoie un petit cadeau à la famille Guelleh …. 30 millions de US $ !! pour Djibouti Télécom. Merci le contribuable français !

__________________________________ Note de l’ARDHD

A chaque fois qu’un Ministre français se rend à Djibouti, il apporte son petit cadeau. Kouchner n’a pas fait exception à la règle. 30 millions d’US $ au total pour Djibouti Télécom !

Pourquoi pas ? Rien de choquant, à nos yeux, à ce que la France aide un pays africain à se développer et à moderniser son réseau de télécommunication …

Ce qui est choquant, c’est que l’on sait très bien :

– que la gestion financière de Djibouti Télécom est entièrement mobilisée pour financer la famille Guelleh, le pouvoir et pour rémunérer des obligés, souvent des incapables, à qui l’on attribue des titres ronflants et des salaires démesurés, sans qu’ils n’effectuent aucun travail à valeur ajoutée ou productif en contrepartie.

– que seul un infime pourcentage de la somme sera affecté à des améliorations matérielles ou à des développements du réseau,

– que le régime censure “Internet” et de nombreux sites européens d’opposition, dont le nôtre, en contravention avec les règles démocratiques et les conventions en vigueur qui ont été ratifiées par le pays,


Humour par Roger Picon
Comme ses prédecesseurs, Dominique Decherf, l’Ambassadeur s’est prêté, en apparence de bonne grâce, à ce petit jeu complice qui permet à Guelleh de maintenir la tête hors de l’eau et de continuer à asservir la population …

Faut-il donner des compensations à ce pauvre Guelleh qui va (indirectement) être bien malmené par la Justice parisienne demain 5 mars à Paris et surtout les 25 et 26 mars 2009 à Versailles.

Alors Decherf a du se dire qu’il fallait mieux anticiper et donner l’argent avant les procés, plutôt que de subir sous ses fenêtres, des manifestations anti-françaises “spontanées” … mais complètement orchestrées par le pouvoir.

__________________________________ ADI

Signature d’une convention de prêt entre Djibouti Télécom et l’Agence française de développement (AFD)

Le directeur de l’Agence française de développement (AFD) à Djibouti, M. Yves Budot, et le directeur général de Djibouti Télécom, M. Abdourahman Mohamed, ont procédé aujourd’hui à la signature d’une convention de prêt de 30 millions de dollars US.

Les documents afférents à deux autres conventions de financement ont également été paraphés entre Ould Amar Yahya de la BCI MR, d’une part, et Luc Beiso de la banque Indosuez Mer Rouge, d’autre part, et l’opérateur national des télécommunications, représenté par son DG.

Aux termes de ces accords, les deux principales institutions bancaires de la place mettent à la disposition de Djibouti Télécom des crédits de 2,5 millions de dollars US chacune et pour une période de douze années.

Cette contribution financière qui s’élève globalement à quelque 30 millions de dollars US permettra notamment à Djibouti Télécom de financer sa participation dans le consortium international, créé pour réaliser la construction et la maintenance du câble sous-marin EIG (Europe-India-Gateway).

Les résultats escomptés à travers la mise en place de ce câble de télécommunications sous-marin à fibres optiques de très grande capacité (1.280 Gbits/s), qui, sur une longueur de 17 000 Kms reliera l’Inde (Mumbai) à l’Europe Occidentale, consistent en l’amélioration de moyens de communication (téléphonie et Internet) de très haute performance.

La mise en service du câble EIG, lequel sera également connecté à Djibouti avec EASSY, un autre câble devant relier Djibouti au Cap, en Afrique du Sud, fera surtout de notre pays l’un des tous premiers nœuds de télécommunications de la région.

Cet investissement, chiffré en tout à 39.1 millions US dollars, a été rendu possible grâce aux efforts conjoints de l’AFD, de la Banque Indosuez Mer Rouge, et de la Banque pour le Commerce et l’Industrie et de Djibouti Télécom.

Il vise à faire de Djibouti un centre régional et internationale ou plutôt un hub des télécommunications et ainsi de valoriser sa situation de carrefour géographique, notamment grâce à la station d’atterrissement de câbles sous-marin intercontinentaux située à Haramous (ainsi que pour d’éventuels nouveaux câbles dans le futur).

La cérémonie de signature de ces trois protocoles d’accord a eu lieu en présence du ministre de la Communication, M. Ali Abdi Farah, du ministre de l’Economie et des Finances, M. Ali Farah Assoweh, et de l’ambassadeur de France à Djibouti, M. Dominique Decherf.