01/05/09 (B497) Le journal de la Flibuste …. (2 articles en Français)

____________________________ 2 – Portail des sous-marins

L’OTAN va renforcer le mandat de sa force anti-piraterie

Par Rédacteur en chef.

L’OTAN a annoncé qu’elle travaillait à renforcer sa force de lutte contre la piraterie opérant au large de la Somalie.

Un porte-parole de l’OTAN, James Appathurai, a indiqué mercredi que l’Alliance avait demandé à ses planificateurs militaires de présenter un mandat plus fort et de nouvelles règles d’engagement pour la mission.

Il a précisé qu’un point important sera de déterminer comment traiter les pirates capturés. Au cours de ces dernières semaines, des navires l’OTAN ont capturé plusieurs groupes de pirates mais ont dû les libérer en raison de considérations légales.

_____________________________ 1 – L’Express avec AFP

Somalie: “Quand on est arrivé, les pirates avaient déjà les mains sur la tête”

A BORD DE LA FREGATE FRANCAISE NIVOSE – Il n’a fallu que quelques minutes aux fusiliers marins de la frégate française Nivôse pour prendre d’assaut, jeudi, le “bateau-mère” de présumés pirates, au large de la Somalie, et les capturer, sans un seul coup de feu.

“Faites attention de ne pas présenter l’arrière (éclairé) du bateau à nos clients”.

Autour du petit déjeuner, dans le carré commandant, le capitaine de frégate Jean-Marc Le Quilliec appelle une dernière fois ses hommes à la prudence : pas une lumière sur le pont. Pas une porte entrouverte. La nuit est noire et la cible navigue à faible distance, rappelle le pacha.

Le branle-bas vient d’être sonné à bord de la frégate française. Les équipes se restaurent en vitesse, puis assistent à un dernier briefing, avant de gagner leur poste : qui en passerelle, qui sur la plate-forme hélicoptère, ou à bord des deux zodiacs mis à l’eau dans la plus profonde obscurité.

Arme en bandoulière, les fusiliers marins ajustent leur équipement: gilet pare-balles, cagoule, casque, micro et oreillette. Ils seront les premiers à partir sur l’eau pour “sécuriser” le “bateau-mère”, et en capturer l’équipage.

Du haut de la passerelle, le commandant suit leur progression au radar, corrigeant leur trajectoire et ajustant sa propre allure pour ne pas “leur marcher dessus”.

Les ordres qu’ils prononcent sont répétés au micro par les officiers de quart, penchés sur des cartes marines éclairées à la lumière rouge, indétectable.

L’hélicoptère décolle, tous feux éteints. “C’est parti”, lance le commandant. Le Nivôse n’est plus qu’à quelques milles nautiques de sa cible. La mer est d’huile. A l’horizon, les nuages commencent à se découper dans le ciel sombre.

“Ca me démange”, ajoute le pacha, qui se force à ne pas arriver trop vite sur son “client”. La frégate n’est plus qu’à quelques minutes de sa cible désormais visible à l’oeil nu: un point sur le liseré orange de l’horizon. “On fait une deuxième boucle et après on y va”.

“Premier zodiac sur +mothership+” (“bateau-mère”, ndlr), crache la radio.

L’hélicoptère virevolte au-dessus de l’objectif. Déception du commandant qui suit l’assaut à la jumelle: “il n’y a pas les skiffs”, ces bateaux rapides desquels les pirates lancent leurs attaques. Les fusiliers comptent l’équipage. “Trois personnes à bord. Début des palpations”.

De retour sur la frégate, où les trois hommes sont transbordés, un fusilier explique: “il n’y avait aucune arme à bord. Quand on est arrivé ils avaient déjà les mains sur la tête”.

Ses collègues fouillent une nouvelle fois les suspects à la lueur de l’aube: trois hommes à la silhouette frêle, surpris dans leur sommeil par le bruit de l’hélicoptère et habillés à la hâte : l’un ne porte qu’un pagne bordeaux.

Assis mains sur la tête sur la plage arrière de la frégate, ils sont transférés à l’avant du bateau. Celui d’entre eux qui parle le mieux anglais est interrogé par le commandant. “Les skiffs sont partis avec les armes”, lui lâche-t-il.

Pendant que les suspects passent une visite médicale, le pacha et ses hommes retournent sur le “bateau-mère” pour en faire un inventaire plus détaillé et rassembler les pièces à conviction.

A côté d’un barbecue de fortune et d’une natte, jetée au sol, ils trouvent 13 fûts d’essence, de l’huile pour moteur hors-bord, et plusieurs brassières de sauvetage du Bow Asir, un chimiquier norvégien, piraté le 26 mars et libéré le 14 avril