31/05/09 (B501) Nouvelles de Somalie (4 articles en Anglais et en Français)

______________________________ 4 – Centre Info ONU

Somalie : Le Conseil de sécurité maintient l’AMISOM jusqu’au 31 janvier 2010

Les activités humanitaires ont rendu l’AMISOM populaire auprès des Somaliens.

Le Conseil de sécurité a autorisé mardi les États membres de l’Union africaine à maintenir la Mission d’observation militaire de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) jusqu’au 31 janvier 2010 pour qu’elle mène à bien son mandat actuel.

En revanche, en adoptant à l’unanimité cette résolution 1872 (2009), le Conseil, s’il « rappelle sa déclaration d’intention concernant l’établissement d’une opération de maintien de la paix des Nations Unies, tel qu’il résulte de sa résolution 1863 (2009) », ne la traduit pas encore immédiatement dans les faits. Le Conseil « note que toute décision de déployer une telle opération devrait tenir compte notamment des conditions énoncées dans le rapport du Secrétaire général. »

Aux termes de la résolution 1863, le Conseil de sécurité « entend établir une opération de maintien de la paix des Nations Unies en Somalie pour prendre la suite de l’AMISOM, sous réserve d’une nouvelle décision » de sa part « d’ici au 1er juin 2009 ». En même temps, le Conseil priait dans ce texte le Secrétaire général de lui soumettre, avant le 15 avril 2009, un rapport sur l’établissement d’une telle opération et sur son mandat.

Dans ce rapport spécial, présenté le 13 mai au Conseil, le Secrétaire général recommandait une approche faisant se succéder trois phases de déploiement, caractérisées par une présence de plus en plus marquée de l’ONU sur le terrain. Dans un premier temps, le Conseil de sécurité poursuivrait son appui à l’AMISOM, tout en aidant le Gouvernement fédéral de transition à réformer son secteur de la sécurité. Il passerait ensuite à une « petite présence permanente à Mogadiscio » des membres du Bureau politique des Nations Unies pour la Somalie (UNPOS) et du Bureau d’appui de l’ONU à l’AMISOM. Il déciderait enfin du déploiement d’une opération de maintien de la paix. En revanche, le déploiement au stade actuel d’une opération de maintien de la paix serait « à haut risque » et « voué à l’échec », ajoutait le Secrétaire général dans ce rapport.

Dans la résolution adoptée mardi, le Conseil « prie le Secrétaire général de prendre les mesures » qu’il a définies et de lui rendre compte des progrès réalisés, d’ici au 30 septembre 2009, puis au plus tard le 31 décembre 2009, et entend réexaminer la situation.

Aux termes de cette résolution, le Conseil « prie le Secrétaire général de continuer à fournir un ensemble d’appui logistique à l’AMISOM sous forme « de matériel et de services, mais non le transfert de fonds », jusqu’au 31 janvier 2010. Il lui demande également de faire le point du déploiement de cet appui logistique dans les prochains rapports. Le Conseil demande d’autre part à l’Union africaine de « maintenir et de renforcer l’AMISOM déployée en Somalie afin qu’elle mène à bien son mandat ».

Dans sa résolution adoptée mardi, le Conseil de sécurité condamne la récente recrudescence des combats en Somalie, comme il l’avait déjà fait le 15 mai dans une déclaration présidentielle. Il demande que prennent fin « tous les actes d’hostilité et de confrontation armée » ainsi que les efforts visant à porter atteinte au Gouvernement fédéral de transition. Il demande aux parties somaliennes de soutenir l’Accord de Djibouti et se dit « heureux » que le Président Cheikh Charif Cheikh Ahmad ait invité tous les groupes d’opposition à le faire.

Après le vote et l’adoption de la résolution 1872 (2009), le représentant de l’Ouganda a brièvement pris la parole pour faire part du souhait de l’Union africaine que le Conseil de sécurité adopte des mesures encore plus fermes à l’encontre des forces rebelles opposées au Gouvernement fédéral de transition en Somalie. Il a en outre annoncé que le gouvernement somalien était en ce moment même, en train de repousser hors de Mogadiscio divers éléments des forces rebelles.

Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), la dernière escalade des affrontements dans la capitale somalienne Mogadiscio aurait causé le déplacement d’au moins 67.000 personnes supplémentaires.

Nombre des déplacés ont fait le voyage jusqu’à des camps de fortune tandis que ceux qui n’ont pu faire le trajet se sont réfugiés dans des quartiers de la capitale non affectés par les combats.

Parallèlement, le nombre de réfugiés somaliens se rendant dans les pays voisins continue d’augmenter.

Les agents humanitaires sont pour leur part de plus en plus souvent l’objet d’attaques.

______________________________ 3 – Press TV

Le Premier ministre de Somalie affirme que son pays est pris en otage comme les “milliers”(?) de navires qui ont été arraisonnés. // Somali Foreign Minister Mohamed Abdullahi Omaar

The Somali Foreign Minister says his country, like thousands of shipping vessels seized by pirates, has been held hostage.

Speaking at a press conference at the UN headquarters in New York, Mohamed Abdullahi Omaar said that no vessel is willing to go to Somalia which is something the international community has not yet fully grasped.

“We can’t get supplies to the nation. Our people are being cut off and in essence we as a nation are being held hostage by pirates,” he said.

According to Omaar, pirates successfully made away with $50 million in ransom proceeds, last year from taking hostage foreign ships and crews from the busy shipping lane off the coast of Somalia.

Comparing the $50 million to the $68 million that has been pledged from the international community to fund Somalia’s security and police forces, the Somali Foreign Minister said: “in essence, what you have is the potential for pirates to create a dual state.”

In Brussels, the international community pledged $213 million for Somalia, but Omaar said the total sum has not been delivered yet.

In a related development, Omaar vehemently denied recent media reports that Ethiopian troops have been spotted crossing the border into Somalia.

“Ethiopia has not entered (Somalia),” he told reporters. “We have not asked them to enter and they will not enter because they are committed to the Djibouti Peace process.”

______________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Le Gouvernement somalien affirme avoir capturé onze jeunes garçons qui avaient été embrigadés par les Al Shebaab. // Somali government “captures teenagers abducted by al-Shabab”

Somalia’s government said Saturday it captured 11 young boys that Harakat al Shabab Mujahideen abducted them, officials said.

Gen. Abdi Hassan Awale Qeibdeed, the commander of the Somali police forces told reporters that the eleven boys were abducted from Bulo Mareer and Golweyn towns in Lower Shabelle region.

He said that the government soldiers captured the young boys in Ex-control Afgoye checkpoint in Mogadishu.

Gen. Qeibdeed accused Harakat al-Shabab Mujahideen of being abducted the teenagers from their houses to make them soldiers.

Abdifitah Ibrahim Shaweye, Mogadishu deputy governor said that the government soldiers killed the commander in Ex Control Afgoye checkpoint in Mogadishu.

There is no word from Harakat al-Shabab Mujahideen about the accusations of the government and the commander killed in the checkpoint.

___ 1 – Département de l’information (Nation Unies) DPI (En Anglais)

L’impunité en Somalie a été l’un des facteurs qui ont permis la pérennisation d’un génocide sur le long terme. //
Impunity in Somalia was a major factor maintaining a long-running “genocide in motion” in that Horn of Africa country, the Special Representative of the Secretary-General emphasized to correspondents at a Headquarters news conference this afternoon.

“People who have killed, displaced and maimed are still around, whether in Somalia, Nairobi or in their new country home,” Ahmedou Ould-Abdallah said, adding that many who stayed inside Somalia to continue the violence had put their families in safe havens outside the country.

Mr. Ould-Abdallah, who was in New York for consultations at Headquarters, stressed that it was the willingness of anti-Government forces to keep fighting, whether for profit, power or other reasons, that was devastating the country, not the threat of an Ethiopian return or the illegitimacy of the authorities.

The Government might be weak, he said, but it had as strong a claim to legitimacy as most African Governments; overturning it by force would defy Security Council resolutions.

Before last year’s Djibouti Agreement, which facilitated the departure of Ethiopian troops, it was claimed that the foreign presence was prolonging the conflict, he said. After they withdrew, however, the fighting had continued, and he knew of no evidence of continued Ethiopian presence.

“This is a diversion from the real problem,” he said. “Somalis have to stop killing Somalis and reject any alibis.”

As for the support of Eritrea for the Islamist group al-Shabab, he said that there was much talk of such involvement, but there was no way for him to monitor that situation or to know the truth of such a claim. Asked about other foreign rebel fighters, he said the rebel leaders had extended a welcome to such fighters and there was wide information available on them.

When asked what safeguards were in place to make sure international payments to trained police forces in Somalia were not engendering abuse to civilians, Mr. Ould-Abdallah stressed how few trained police there were –- 2,700 –- in that large country in which civilians were being killed every day. Even those police had not been paid for 18 months.

To suggest that they should not be supported was irresponsible, he maintained. “The problem we face today is anarchy and disorder, and not to pay trained policemen because a few of them may have stolen or may have abused is unacceptable,” he said.

On piracy, Mr. Ould-Abdallah said that that the international presence was beginning to show results, because the pirates had to go further afield for their quarry, over 100 pirates had been captured, and their financiers knew they were being watched.

It was important that it be a truly international effort, he said, demonstrating to Somalis that there was international attention being paid to their tragic situation and showing that such efforts could actually work.

Asked about law of the sea issues, he said he was not aware of any connection between Norwegian oil companies and the joint submission for the delineation of the continental shelf made by Somalia and Kenya, assisted by Norway.

He said he did know, however, that Norway had helped other African countries with their submissions, and that Somalia’s was very similar to the ones made by France, Ireland, the United Kingdom and Spain.

Outlining upcoming political activities on Somalia, Mr. Ould-Abdallah said that he planned to be in London for an 8 June meeting with the British Foreign and Commonwealth Office, after which he would convene in Rome the International Contact Group on Somalia, of which he is the Chair, although that meeting might be postponed.

He also described contacts with the Intergovernmental Authority on Development (IGAD), an Africa regional economic group, which he said could play a role in the Somali crisis similar to that played by the Economic Community of West African States (ECOWAS) in the crises in Liberia and Sierra Leone.