06/08/09 (B510) Nouvelles de Somalie. Les déclarations d’Hillary Clinton à Nairobi qui apporte son soutien au Gouvernement somalien et qui fustige l’Erythrée pour l’aide qu’elle apporte aux milices islamistes. (4 articles en Français)

___________________________ 4 – Radio-Vatican

Somalie : les armes ne suffisent pas pour stabiliser le pays

La Somalie, un pays qui ressurgit de temps en temps des limbes de l’oubli toujours pour une seule et même raison : la guerre et le cortège d’horreur qui la suit.

Cette guerre, les Etats-Unis s’y intéressent : la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton s’entretenait avec le président somalien, Cheikh Charif Ahmed ce jeudi après-midi pour lui apporter le soutien de Washington dans sa lutte contre les insurgés islamistes et discuter des moyens de stabiliser le pays.

Parmi l’aide proposée, des livraisons d’armes.

Pour Mgr Bertin, évêque de Djibouti et administrateur apostolique de Mogadiscio, la capitale somalienne, la fourniture d’armes ne constitue pas une aide suffisante pour le pays

____________________ 3 – Nouvel Obs avec Reuters

Hillary Clinton promet un soutien fort au gouvernement somalien

Par Sue Pleming

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a exprimé un soutien marqué au fragile gouvernement de la Somalie, en menaçant de prendre des mesures contre l’Erythrée si elle ne mettait pas fin à ses ingérences “inacceptables” dans ce pays.

La responsable américaine a eu un entretien au Kenya avec le président somalien Cheikh Charif Ahmed, dont l’administration fait face à des insurgés islamistes radicaux comme ceux du mouvement Al Chabaab.

“On peut dire que le président Obama et moi tenons à élargir et à développer notre appui au gouvernement fédéral de transition”, a-t-elle déclaré ensuite lors d’une conférence de presse donnée conjointement avec Ahmed.

Selon les services de renseignement occidentaux, la Somalie sert de refuge à des extrémistes qui projettent des attentats dans la région et au-delà.

La police australienne a déjoué cette semaine un complot visant à frapper une base militaire de Sydney et imputable selon elle à des hommes liés au groupe Al Chabaab, que Washington considère comme une antenne d’Al Qaïda en Somalie.

Hillary Clinton a dit que la présence d'”éléments terroristes” sur le territoire somalien menaçait l’Afrique et le monde extérieur, et elle a sommé l’Erythrée voisine de cesser toute ingérence dans les affaires de la Somalie.

“En ce qui concerne l’Erythrée, nous déclarons très clairement que ses initiatives sont inacceptables (…) et nous avons l’intention d’agir si elles ne cessent pas”, a-t-elle dit.

“Il est grand temps que l’Erythrée cesse de soutenir Al Chabaab et se mette à jouer un rôle constructif plutôt que déstabilisateur.”

PAS DE TROUPES AMÉRICAINES

L’Erythrée rejette régulièrement les allégations de soutien aux rebelles qui sont formulées à son encontre.

Le président Ahmed a déclaré que l’Erythrée avait une occasion de “corriger” son attitude.

Les Etats-Unis ont offert au gouvernement somalien un soutien militaire qui s’est concrétisé ces derniers mois par l’envoi de plus de 40 tonnes d’armes et d’équipements.

Hillary Clinton a dit que Washington avait versé 150 millions de dollars depuis deux ans à la Somalie et comptait lui faire parvenir des fonds supplémentaires. Un encadrement et une aide logistique sont aussi proposés aux forces de sécurité somaliennes.

Hillary Clinton a déposé une gerbe à l’emplacement de l’attentat perpétré en 1998 contre l’ambassade des Etats-Unis à Nairobi. Elle a aussi rencontré des survivants de l’attentat.

“Assurément, si Al Chabaab devait trouver en Somalie un refuge susceptible d’accueillir ensuite Al Qaïda et d’autres acteurs du terrorisme, cela constituerait une menace pour les Etats-Unis”, a-t-elle déclaré.

L’administration Obama a exclu d’envoyer des troupes en Somalie, où les Etats-Unis avaient subi un cuisant échec lors de leur dernière intervention, sous la présidence de Bill Clinton.

Lors d’une bataille restée célèbre et qui a inspiré le film “La Chute du Faucon noir” (Black Hawk Down), 18 soldats américains avaient été tués à Mogadiscio en octobre 1993. L’incident avait provoqué le début des opérations de retrait d’une force de maintien de la paix de l’Onu et des Etats-Unis.

Le processus politique supervisé par l’Onu qui a conduit Ahmed à la présidence en janvier constitue la 15e tentative pour doter la Somalie d’un gouvernement stable depuis 1991.

“S’agissait-il d’une élection parfaite ? Non, bien sûr, mais nous insistons sur la légitimité de cette élection”, avait dit Hillary Clinton un peu plus tôt à l’Université de Nairobi. “Nous avons pour objectif de contribuer à favoriser la stabilité.”

Ses discussions avec le président somalien ont aussi porté sur la piraterie qui sévit le long des côtes somaliennes, sur des routes maritimes de première importance pour le commerce mondial entre l’Asie et l’Europe.

Avec Daniel Wallis,
version française Grégory Blachier
et Philippe Bas-Rabérin

__________________________ 2 – Le Temps (Suisse) avec AFP

Somalie: Clinton met en garde l’Erythrée, appuie les efforts du président

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a appelé jeudi à Nairobi l’Erythrée à cesser de soutenir les insurgés islamistes radicaux somaliens des shebab, les qualifiant d’organisation terroriste menaçant la sécurité internationale.

“Il est plus que temps pour l’Erythrée de cesser et de renoncer à son soutien aux shebab et de commencer à devenir un voisin plus coopératif que déstabilisateur”, a déclaré Clinton lors d’une conférence de presse conjointe avec le président somalien, Sharif Cheikh Ahmed, à qui elle a réaffirmé son “très fort soutien”.

“Il ne fait aucun doute que les shebab veulent obtenir le contrôle de la Somalie pour en faire une base afin d’influencer et même infiltrer les pays voisins et lancer des attaques contre des pays éloignés et voisins”, a-t-elle assuré.

“Il est certain que si les shebab devaient faire de la Somalie leur sanctuaire, qui pourrait alors attirer des opérations d’Al-Qaïda et d’autres terroristes, cela représenterait une menace pour les Etats-Unis”, a estimé Clinton.

______________________________ 1 – EuroInvestor avec Reuters

Clinton devrait apporter son soutien au gouvernement somalien

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton devrait rencontrer jeudi le président somalien Cheikh Charif Ahmed et apporter le soutien de Washington à son gouvernement dans sa lutte contre les insurgés islamistes.

En marge d’une conférence sur le commerce entre les Etats-Unis et l’Afrique, Hillary Clinton a déclaré mercredi qu’elle discuterait avec le président somalien des moyens de stabiliser son pays, considéré par les services occidentaux de renseignement comme un refuge pour les islamistes.

“Nous savons que nous sommes confrontés à un conflit très difficile, et nous savons aussi que la présence d’Al Chabaab et d’éléments terroristes en Somalie pose une menace”, a-t-elle dit à la presse.

“C’est une menace pour le Kenya, une menace pour la stabilité de l’Afrique et au-delà. Donc, c’est une région dans laquelle nous allons oeuvrer encore plus étroitement ensemble”, a-t-elle ajouté.

Les Etats-Unis ont déjà offert un soutien militaire au gouvernement somalien, qui s’est matérialisé au cours des derniers mois par l’envoi de plus de 40 tonnes d’équipements militaires et d’armes.

Les autorités de Mogadiscio font face à une violente insurrection, menée notamment par le mouvement Al Chabaab, qui passe pour être un allié d’Al Qaïda et contrôle d’importantes parties du pays.

Lors de son entretien avec Cheikh Charif Ahmed, qu’elle verra à Nairobi, la chef de la diplomatie américaine devrait promettre davantage d’aide, notamment des livraisons d’armes déjà prévues, a dit un haut responsable qui l’accompagne dans sa tournée en Afrique.

L’administration Obama exclut en revanche d’envoyer des troupes en Somalie, où les Etats-Unis avaient subi un cuisant échec lors de leur dernière intervention, sous la présidence de Bill Clinton.

Lors d’une bataille restée célèbre et qui a inspiré le film “La Chute du Faucon noir”, 18 soldats américains avaient été tués à Mogadiscio en octobre 1993. L’incident avait provoqué le début des opérations de retrait d’une force de maintien de la paix de l’Onu et des Etats-Unis.

Un vif débat agite encore l’administration Obama sur la façon de gérer la crise en Somalie et sur la pertinence du soutien à Cheikh Charif Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier.

Le processus politique supervisé par l’Onu qui a conduit Ahmed à la présidence constitue la 15e tentative de doter la Somalie d’un gouvernement stable depuis 1991.

(Sue Pleming,
version française Grégory Blachier)