02/10/09 (B518) Bruno Mercier : un ancien militaire des renseignements qui pourrait poursuivre ses investigations sur les réseaux mafieux et trouver des corrélations avec l’affaire Borrel.

Il y a quelques mois, nous avons publié une information sur un ancien militaire (lien) qui semblait avoir “maille à partir” avec des mafieux mais aussi avec la justice. Selon les informations disponibles l’attitude de la Justice dans son affiare ne serait pas aussi “claire” qu’elle devrait l’être, de l’avis même du Parquet.

Rappelons que Bruno Mercier est un ancien militaire qui a travaillé pour les services de renseignement. Il a eu pour mission de rechercher des informations sur les activités d’un réseau mafieux en Asie du Sud-est. Il a été entendu en 2006 par l’Inspection de la Gendarmerie au sujet des trafics du dit réseau.

C’est aussi un témoin spontané dans l’affaire de l’assassinat du juge Borrel.

L’Asie du Sud-est et Djibouti ont-ils des liens ?

Y trouve-t-on les mêmes protagonistes que dans l’affaire Borrel ?

Sur ce point Bruno Mercier ne communique guère mais beaucoup d’éléments le laisseraient supposer.

L’affaire qui le concerne actuellement est des plus “anecdotiques”.

Rappel des faits.

Il est accusé de vol et d’abus de confiance alors qu’il occupait en 2007 les fonctions d’Officier de Sécurité, habilité par l’Etat, dans une usine de fabrication de billets de banque en France : Arjowiggins (NDLR : il y a très peu d’usines habilitées à la fabrication de billets de banque en Europe). Selon lui, on aurait monté de toutes pièces une affaire de malversation à son encontre, afin de pouvoir le licencier à moindre frais et surtout de se débarasser de lui. Les investigations qu’il aurait conduit dans l’entreprise auraient dérangé des personnes qui profiteraient de certaines faiblesses du système de sécurité …

Le parquet aurait reconnu que l’enquête des policiers de Meaux auraient été mené, disons avec une certaine légerétè

Lors de l’audience du 22 septembre devant le tribunal correctionnel, les magistrats n’ont pas abordé l’un des points qui parait essentiel aux yeux de Brunon Mercier. Ce sont les multiples appels téléphoniques qu’un gendarme mobile de Clermont-Ferrand aurait pu avoir passé à ses ex-employeurs afin de le présenter comme un malfaiteur.

A l’époque, la direction d’Arjowiggins se serait refusée à apporter son soutien à son cadre pour étayer sa plainte, en témoigant sur la nature des appels téléphoniques reçus …..

La hasard fait-il bien les choses ?

Depuis les faits, ce gendarme, soupçonné par Bruno Mercier de dénonciations calmonieuses à son encontre, aurait été radié de la Gendarmerie Nationale et il habiterait à Hérépian. Curieux ? Hérépian est un tout petit village, mais surtout c’est là que le « corbeau de l’Hérault » a été arrêté (envoi de courrier avec des balles à plusieurs personnalités politique dont Nicolas Sarkozy) .

L’ancien gendarme, connu pour ses idées politiques proches de l’extrême droite et d’un parti royaliste, avait été placé en garde à vue dans cette affaire de menaces par courrier, mais il avait été relâché ensuite, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui..

Hasard ?

Le plus étonnant serait le fait que cet ancien gendarme aurait pu avoir connaissance, dès 2000, des activités du réseau mafieux, au même moment que M. Mercier le découvrait !

Selon des témoignages probants, l’épouse de ce gendarme aurait pu avoir été contacté par ce réseau en 2001 ! Elle taravaillerait comme correspondante au « midi libre » …et dit-on aussi pour un cabinet de détectives privés.

M. Mercier avait pris le soin de dénoncer les appels téléphoniques émis par ce gendarme lorsque les policiers de Meaux l’avaient interrogé, mais ces derniers avaient refusé de prendre en compte ce point, pourtant capital.

Le gendarme et son épouse n’auraient jamais été entendus sur cette affaire.

Alors légitimement on peut s’interroger sur le fait qu’ils pourraient bénéficier de protections supérieures ?

Et aussi, quels liens avec l’affaire Borrel ?

Nous devrions le savoir bientôt, car M. Mercier n’a pas l’intention de se laisser salir sans réagir. Il a laissé entendre qu’il pourrait poursuivre ses investigations personnelles.

Si la tournure du procès de M. Mercier tourne à l’imbroglio judiciaire, comme il le suppose, la jugement ne devrait pas l’empêcher de se rendre dans un proche avenir en Asie du Sud-est et dans la Corne d’Afrique.

Retour aux événnements survenus en 1995 ?