29/06/10 (B558) Du RIFIFI dans la Gendarmerie nationale. Le journal du Sergent Ariko … Le p’tit Zak, Zakaria Hassan, ancien tortureur et spécialiste des coups tordus et ratés, refait parler de lui en suscitant la révolte au sein de la Gendarmerie nationale. Bon sang ne saurait mentir. Est-ce un exemple pitoyable de la race d’hommes dont IOG aime s’entourer ? (Lire aussi la note de l’ARDHD après l’article)

________________________ Article du Sergent Ariko

Depuis la mort du Colonel Abdi Bogoreh chef de corps de la Gendarmerie nationale, l’intérim est assuré par le Colonel Zakaria Hassan Aden (*).

Celui-ci a reçu l’ordre de la présidence, de liquider tous ceux qui avaeient été proches de l’ex-Chef de corps de la Gendarmerie nationale.

Le Colonel Zakaria, que les gendarmes associent à un autre malade “mental (?)” le fameux Mahdi Cheik Moussa qui l’a coopté, n’acceptent plus ses ordres depuis deux semaines.

Le Colonel Zakaria a porté un sale coup à tous les amis du défunt Colonel Abdi Bogoreh, quand il a signé la mise en retraire d’office de plusieurs hauts gradés de la Gendarmerie. Il s’est attaqué à la SRD (section de recherche et de documentation de la Gendarmerie nationale – la fameuse brigade criminelle).

Il a débarqué le sous-Lieutenant Ibrahim Idriss Assoweh pour le muter à la caserne Cheik Moussa au Pk 23. Plusieurs gendarmes de la brigade de recherche ont été affectés dans d’autres unités. il a nommé à la tête de la SRD, un jeune Lieutenant inexpérimenté.

Depuis 2007, la Gendarmerie est divisée en groupements.

Chaque groupement est commandé par un officier supérieur.

La section judiciaire est commandée par le Lieutenant-Colonel Mohamed Youssouf dit Adoyta. (Sur la photo, c’est le dernier à droite)

Cette délégation était composée du Chef de corps de la Gendarmerie nationale, feu le Colonel Abdi Bogoreh, le Lieutenant-Colonel Mohamed Ali Robleh qui se trouve actuellement en Côte d’Ivoire comme casque bleu, le sous-Lieutenant Ibrahim Idriss Assoweh, ex-patron de la brigade criminelle ainsi que le Lieutenant-Colonel Mohamed Yousouf dit Adoyta patron du groupement judiciaire de la Gendarmerie nationale.

Le Lieutenant Colonel Mohamed Youssouf a vigoureusement protesté. ll a eu un entretien très dur avec le Colonel Zakaria. Les mots étaient tellement durs et prononcés si fort, que tout l’Etat-major de la Gendarmerie nationale a entendu distinctement leur échange.

Après les invectives, le Lieutenant-Colonel en est venu aux mains. Il a tenté de gifler ce jeune voyou coopté par la présidence, mais les gardes du corps de Zakaria se sont interposés. Il a été emmené dans la cour de l’Etat-major de la Gendarmerie nationale. Le lieutenant-Colonel Mohamed Youssouf lui a hurlé depuis la cour qu’il n’était à ces poste que pur un temps seulement, car il n’était pas digne d’être le Chef de corps de la Gendarmerie nationale.

Le Lieutenant-Colonel Mohamed Youssouf dit Adoyta reprochait à son supérieur par intérim, le fait qu’il n’avait pas touché au patron de la Compagnie de l’intérieur, le chef d’Escadron Albano Mohamed Saïd.

Pour enfoncer le clou, le Colonel Zakaria a signé, sans même consulter les officiers de l’Etat-major de la Gendarmerie, une note qui impose à tous les Gendarmes et les Officiers de payer leurs factures d’électricité.

Fini l’Etat “providence”.

Une seconde mesure a fait déborder le vase et provoquer la révolte de tous les gendarmes. Le Colonel Zakaria a demandé au directeur de l’EDD un “certain” Djama Ali Guelleh (Personnage bien connu des lecteurs de l’ARDHD – NDLR) de couper le courant en pleine canicule chez tous les gendarmes qui ne paieraient pas leurs factures.

Ali Guelleh est un rapide, comme chacun le sait, dès qu’il s’agit de brimer ses concitoyens ou de s’enrichir. Il n’a pas perdu de temps. Aussitôt, il a ordonné à ses employés de couper l’électricité dans les cités où sont logées les familles des Gendarmes.

Les épouses ont protesté et elles ont décidé d’aller voir la veuve d’ Abdi Bogoreh. Malheureusement depuis son deuil, cette dame n’avait plus la force nécessaire pour les aider. Les mères ont constaté qu’elle était abattue par l’angoisse du lendemain et qu’elle s’apprêtait à plier bagage pour se réfugier au Canada.

Voyant cela et par respect pour son mari, le Colonel Abdi Bogoreh froidement abattu de 6 balles, les épouses n’ont pas osé lui demander d’intervenir en leur faveur.

Elles ont compris qu’il serait déraisonnable de demander à la veuve d’un officier
assasiné sans motifs apparents de demander une faveur aux autorités qui sont soupçonnées d’avoir commandité le meurtre de son mari.

Continuant leurs démarches, elles ont envoyé une délégation chez ce fou de Zakaria. Il a refusé de les recevoir et il a même menacé de chasser leurs maris du corps, au cas où elles continueraient à hurler à l’intérieur de l’État-major et à exprimer toute leur haine à son égard.

Le Colonel Zakaria a rendu compte au Ministre de la défense nationale de la situation. Ce dernier a délégué, pour lui porter secours, un homme sérieux et crédible : le Colonel Yonis Hoch, chef de cabinet de ce même ministère.

Le Colonel Yonis Hoch a parlementé avec les épouses des gendarmes venues défendre leurs maris qui sont privés de liberté de parole depuis longtemps.

Il leur a promis de plaider leur cause auprès du Ministre de la défense un certain Ougoureh Kifleh ex-gendarme tout droit sorti de la préhistoire, traitre à la résistance du FRUD à l’époque et repenti alimentaire. (Bien connu, lui aussi des lecteurs de l’ARDHD – NDLR).

Les mères ont regagné leur domicile parce qu’elles faisaient confiance au Colonel Yonis Hoch dont la parole et la droiture sont unanimement respectées par tous les Gendarmes djiboutiens.

Le Colonel Yonis Hoch a conseillé au Colonel Zakaria d’éviter d’appuyer sur la gâchette et de faire preuve de civisme en ce moment où la tension est palpable dans l’institution.

Le Colonel Zakaria a pris note seulement, mais il s’est totalement refusé à prendre le moindre engagement, tels qu’ils lui étaient suggérés le Colonel Yonis Hoch, Chef du cabinet militaire du ministre de la défense nationale

Aussitôt après le départ du Colonel
Hoch, qui avait su ramener le calme, Zakaria s’est précipité sur son téléphone pour exiger que le patron de l’EDD coupe le courant de toutes les familles des gendarmes en mission en Côte d’Ivoire.

Ce geste insensé a provoqué une nouvelle colère des épouses de ces gendarmes qui sont logées au camp Lelong. Le camp abrite aussi les familles des soldats de la garde dite républicaine d’IOG, mais eux n’ont pas été privés d’électricité.

A la différence des Gendarmes, les gardes républicains ont le soutien de leur chef d’Etat-major, le Colonel Mohamed alors que les gendarmes sont devenus orphelins, comme l’avaient été les policiers de feu Yacin Yabeh.

En réponse,
les Gendarmes ont décidé de refuser d’obéir au Colonel Zakaria Hassan Aden. Le bras de fer va se durcir tellement que les gendarmes ont carrément refusé de défiler le 27 juin, pour montrer à la Nation toute entière et au dictateur que les gendarmes étaient mal commandés depuis la mort de leur patron légitime.

Il a fallu une nouvelle intervention du Colonel Yonis Hoch qui a sauvé l’honneur en obtenant la participation des Gendarmes au défilé à la condition que soit eux qui ouvriraient le défilé. Le dictateur a été prévenu par son SDS que cela grondait du côté de la Gendarmerie nationale.

Il a donc entériné les accords pris par Yonis Hoch en donnant des instructions pour que la garde républicaine s’efface devant la Gendarmerie nationale, en tête du cortège.

C’est ainsi que les gendarmes de l’escadron des services appelés de la caserne Rayaleh Gofaneh ont défilé en tête, le dimanche 27 juin 2010. Ils ont rendu les honneurs militaires au dictateur lors de la pose de gerbe au monument du soldat inconnu.

Mais cela n’a pas suffi à calmer les gendarmes. Ils réclament maintenant des réponses concrètes de la part des autorités concernées. Ils sont lassés des belles paroles. Le dictateur vient de s’ouvrir un autre front : celui de la Gendarmerie nationale.

Mécontent de cette volte-face, le Colonel Zakaria a expédié le Lieutenant-colonel Douksieh à Doumera, coupable selon lui, de s’être porté ouvertement candidat pour le poste tant convoité de Chef de corps et d’être “de facto” un rival crédible et potentiel.

Il a envoyé le Commandant Daher Ladieh Waiss, ex-Garde du corps d’IOG, à la présidence et il a fait annuler tous les départs des officiers de la Gendarmerie pour la Côte d’Ivoire. Il a promu à des gardes supérieurs tous ses proches.

Bref, comme vous l’avez compris il a instauré la zizanie au sein du corps. Sur cette photo, on voit le commandant Daher Ladieh Waiss, le capitaine Mohamed Nour Ainane, le lieutenant Issak du centre d’instruction de Cheik Moussa ainsi que le lieutenant Awaleh Cheik, commandant la compagnie centre et patron de la brigade rouge d’Ambouli.

Le Colonel Zakaria dit, à qui veut bien (encorfe ?) l’entendre qu’il a le soutien du premier ministre Dileita et de la première dame Kadra Haid. Mais la partie est loin d’être gagnée pour lui, car il oublie les sentiments et les aspirations légitimes des hommes et des femmes qui composent cette institution de la République.

Au pays d’IOG ce sont les fous
qui croient que tout leur est permis.

Sergent chef Moussa Hassan dit Ariko
ex Commandant de peleton 3
ex escadron présidentielle
Camp Barkhat Siraji Calelon
Depuis Londres

________________________ Note de l’ARDHD

(*) Le Colonel Zakaria Hassan Aden, dont il est question dans cet article, n’est pas un inconnu pour les lecteurs de l’ARDHD.

Nous avions consacré un dossier complet à ce sinistre personnage, qui avait obtenu ses premiers galons en torturant avec le plus grand sadisme possible, ses concitoyens. Il s’était aussi illustré dans une fameuse chasse à l’homme contre Ali Iftin dans les rues d’Addis Abeba, dont il était revenu “en courant”, poursuivi par la Police éthiopienne qui avait compris son rôle malsain. Comme vous le lirez dans son dossier, il a d’autres exploits à son actif …

Après avoir découvert qu’il avait été envoyé en France pour suivre les cours de l’Ecole interarmées, nous avions envoyé une lettre de protestation à Madame la Ministre française de la Défense pour signaler ses antécédents peu glorieux et incompatibles à notre avis avec une formation d’officier supérieur sur notre territoire et aux frais des contribuables français.

La Ministre nous avait répondu fort aimablement qu’une enquête interne allait être diligentée pour confirmer nos affirmations. Peu de temps après, nous avions appris que le p’tit Zak était rentré à Djibouti : séjour écourté ????

Pour consulter notre dossier complet sur le p’tit Zak : lien

Par ailleurs nous rappelons que Zakaria Hassan Aden est un membre reconnu dans l’Ordre des Bourreaux de Djibouti et que son nom figure dans la liste de ceux qui ont torturé leurs frères et leurs soeurs.