28/07/10 (B562) Nouvelles de Somalie – Somalie : Djibouti prête à apporter une assistance technique et logistique – L’UA déploiera 4.000 hommes supplémentaires dans la Somalie en guerre – Les attentats de Kampala interpellent l’Union africaine – UA : renfort de 4.000 hommes – La Commission européenne alloue 35 millions d’euros en faveur des victimes de conflits et de catastrophes naturelles en Somalie – Nouveaux combats en Somalie – la force de l’Union Africaine pourra attaquer “de façon préventive” – l’UA et ses alliés se donnent plus de moyens face aux shebab – La paix et la sécurité sur le continent africain sont « fragiles »

________________ 9 – RTD (Djibouti)

(ARDHD : recul de Guelleh, ou opération de communication pour masquer les réelles intentions d’envoyer des troupes djiboutiennes en Somalie ???
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Somalie : Djibouti prête à apporter une assistance technique et logistique

Le président de la république Ismael Omar Guelleh a prononcé un important discours au sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union Africaine qui se tient depuis hir a Kampala en Ouganda.

Dans son discours, le Chef de l’état a surtout mis l’accent sur la nature de la contribution que Djibouti ambitionne d’étendre à la Somalie dans le nécessaire processus de stabilisation et de pacification de ce pays.

A ce sujet, le président djiboutien a indiqué que notre pays était disposé à apporter une assistance technique et logistique à la Somalie et non à envoyer dans ce pays un contingent militaire qui participerait directement aux combats aux côtés des forces somaliennes engagées dans un conflit contre les troupes des Shebab.

« La république de Djibouti est prête à apporter, à travers l’envoi de formateurs, une assistance technique dans les domaines de l’administration, notamment la gestion du personnel, du matériel et des finances des forces de sécurité du TFG « a déclaré le président de la république.

« Nous sommes également disposés à apporter une assistance technique au niveau opérationnel de l’état major » a ajouté le Chef de l’Etat djiboutien.

Il s’agit là d’une mise au point après que la presse internationale eut véhiculé ces derniers jours des informations erronées sur les projections de Djibouti quant à la situation en Somalie.

Ces informations erronées indiquaient que Djbouti s’apprêtait à l’envoi d’un bataillon en Somalie.

« Nous préconisons l’envoi d’une mission technique militaire destinée à mettre en place une unité de génie civile afin d’aider à la réhabilitation des structures et des bâtiments militaires » a annoncé le numéro un djiboutien, balayant d’un revers la farce sur un prétendu bataillon qui participerait, au même titre que les soldats ougandais et burundais de l’Amisom à la protection du gouvernement provisoire somalien et à la préservation des édifices publiques de ce pays.

____________________ 8 – Radio Chine avec XINHUA

L’UA déploiera 4 000 hommes supplémentaires dans la Somalie en guerre

Les chefs d’État et de gouvernement africains assistant au 15ème sommet de l’Union africaine (UA), qui vient de s’achever mardi à Kampala, ont décidé de déployer 4 000 hommes supplémentaires dans le cadre de la mission de paix en Somalie, portant à plus de 10 000 le total des effectifs du bloc dans ce pays en proie au conflit.

Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, a déclaré lors d’un point presse commun avec le président du Malawi et président de l’UA Bingu Wa Mutharika, que la Guinée déploierait un bataillon et que l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) enverrait 2 000 soldats dans ce pays chaotique pour aider à sa pacification et à sa stabilisation.

L’IGAD est une organisation régionale regroupant l’Éthiopie, l’Ouganda, Djibouti, le Kenya, la Somalie, l’Érythrée et le Soudan.

Jean Ping a déclaré qu’une proposition de l’UA avait été déposée pour accroître les troupes à 15 000 hommes afin de lutter contre le terrorisme dans ce pays de la Corne de l’Arique. Les effectifs déployés par la commission dans ce pays sont actuellement plafonnés à 8 000 hommes.

"Nous nous sommes engagés à apporter 4 000 hommes supplémentaires à la Somalie, ce qui devrait nous permettre d’ atteindre et de dépasser ce plafond. Les troupes de Guinée et de Djibouti sont prêtes", a-t-il dit.

"Nous sommes en train de relever ce plafond. De nombreux pays sont prêts à envoyer des troupes en Somalie", a-t-il dit.

"Les troupes déployées en Somalie remportent des succès. Je pense que nous serons à même de mettre un frein à ce terrorisme, qui a dépassé les frontières", a déclaré M. Mutharika.

L’Ouganda et le Burundi sont actuellement les deux seuls pays à contribuer au contingent de 6 000 hommes de la Mission de paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Les experts de sécurité ont recommandé l’envoi d’une force de paix de 27 000 hommes en Somalie pour pacifier la situation.

Cette décision survient à l’issue de trois jours de discussions intenses sur l’étendue de l’augmentation des effectifs et sur une modification du mandat des forces de l’AMISOM en Somalie.

"La demande de modification du mandat, de celui de maintien de la paix à celui d’imposition de la paix, est toujours à l’étude. L’UA pourrait changer ce mandat mais il y a des implications supplémentaires

____________________ 7 – Afrique Actu

Les attentats de Kampala interpellent l’Union africaine

Le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed à Kampala

Les attentats-suicide d’al-Shabab ce mois-ci à Kampala sont une sonnette d’alarme pour la communauté internationale et l’Union africaine (UA) au sujet des islamistes radicaux, estime le secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé des Affaires africaines, Johnnie Carson, chef de la délégation américaine au sommet de l’Union africaine de Kampala.

Les attaques du 11 juillet contre des fans de football regardant la finale de la Coupe du monde 2010 à la télévision – des attaques qui ont fait près de 80 morts – illustrent les capacités d’al-Shabab d’exporter ses tactiques terroristes, a dit Johnnie Carson.

« Si al-Shabab peut frapper Kampala, alors il représente une menace pour l’ensemble des voisins de la Somalie, de Djibouti jusqu’au Kenya et la Tanzanie plus bas. C’est la première fois que nous voyons al-Shaba utiliser des tactiques-suicide hors de la région méridionale du pays », a expliqué le secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé des Affaires africaines à des journalistes américains qui l’ont joint par téléphone à Kampala.

Le sommet de l’Union africaine de Kampala a endossé le plan de l’Autorité intergouvernemental pour le développement, l’IGAD, d’envoyer 2 000 soldats additionnels en Somalie pour renforcer les plus de 5000 éléments burundais et ougandais de l’AMISOM, la force de l’Union africaine en Somalie.

Les Etats-Unis ont fourni un appui logistique à cette force et Johnnie Carson a dit qu’il espère que les nouvelles prouesses terroristes d’al-Shaba pousseront les pays d’Afrique et d’ailleurs à honorer leurs promesses d’aide à l’AMISOM et au gouvernement intérimaire somalien.

Le sommet de Kampala s’est appesanti sur la nécessité de réduire le nombre de victimes civiles dans les opérations militaires de l’AMISOM. Al-Shabab est aussi responsables des pertes en vies humaines, a fait remarquer Johnnie Carson.

« Les tactiques employées par al-Shabab sont responsables de certaines des victimes civiles signalées par la presse. Al-Shabab entre dans les marchés et en sort, opère à l’intérieur comme à l’extérieur des zones résidentielles civiles », a expliqué le secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé des Affaires africaines.

Johnnie Carson a dit qu’il ne pense par que l’AMISON prend délibérément les civils pour cibles. Toutefois, le problème a le potentiel de retourner la population contre les troupes de l’Union africaine, a-t-il reconnu.

____________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Somalie/UA: renfort de 4.000 hommes

L’Union africaine a recueilli des engagements de la part de ses membres d’envoyer un total de 4.000 hommes en renfort à sa force en Somalie, a annoncé aujourd’hui le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, à la fin d’un sommet de trois jours de l’organisation à Kampala.

"Nous avons des engagements à apporter rapidement 4.000 soldats supplémentaires, ce qui nous aidera à atteindre le plafond (maximum autorisé de 8.000 troupes) et peut-être au delà", a indiqué M. Ping devant la presse.

Les six pays membres de l’organisation est-africaine Igad (Autorité inter-gouvernementale pour le développement) ont promis 2.000 hommes, la Guinée un bataillon (environ 800 hommes) et Djibouti s’est également engagé à fournir des renforts au nombre non précisé, selon M. Ping.

La force de l’UA en Somalie est actuellement composée d’un peu plus de 6.000 hommes, 3.500 Ougandais et 2.500 Burundais, et le mandat de l’ONU la concernant prévoit qu’elle soit constituée au maximum d’un peu plus de 8.000 hommes.

Au cas où les contributions de ses Etats membres dépasseraient le plafond maximum autorisé, "il y a (de la part de l’UA) une demande de relever ce plafond de 8.000 et d’aller peut-être à 15.000, (…) cela n’a pas été décidé", a poursuivi le président de la Commission de l’UA.

____________________ 5 – EuropAfrique

La Commission européenne alloue 35 millions d’euros en faveur des victimes de conflits et de catastrophes naturelles en Somalie

Aujourd’hui, la Commission européenne a adopté une décision de financement d’un montant de 35 millions d’euros afin de soutenir les activités humanitaires en Somalie. Selon les estimations, quelque 3,2 millions de personnes, soit environ 42 % de la population somalienne, auraient besoin d’une assistance humanitaire d’urgence et/ou de moyens de subsistance au cours du premier semestre de 2010.

Par ailleurs, les évaluations réalisées sur le terrain semblent indiquer qu’une amélioration de la situation au second semestre de cette année est peu probable. La décision adoptée aujourd’hui, portant sur un montant de 35 millions d’euros, couvrira toute une série d’interventions de secours dans les secteurs suivants: la santé, la nutrition, l’aide et la sécurité alimentaires, l’eau et l’assainissement, les produits non alimentaires et le logement, la réduction des risques de catastrophe, la logistique, la sécurité et la coordination des opérations partenaires.

Mme Kristalina Georgieva, membre de la Commission chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises, a déclaré à ce propos: «Les affrontements incessants et les mauvaises conditions climatiques sont une combinaison fatale pour la population somalienne, qui en est la première victime. Cette dernière a repoussé les limites de sa résistance à l’extrême. De nombreux Somaliens meurent en silence en raison du manque de nourriture et de soins médicaux et hygiéniques. Nous ne pouvons pas les abandonner même si les conditions de mise en œuvre de nos activités humanitaires sont difficiles et dangereuses. La Commission, en sa qualité de principal donateur humanitaire, continuera à se mobiliser, comme elle le fait depuis de nombreuses années, pour répondre aux principaux besoins humanitaires de la population somalienne.»

Plus de dix-huit années d’affrontements claniques et de troubles civils en Somalie centrale et en Somalie du Sud ont eu une incidence dévastatrice sur la population et ont provoqué des déplacements massifs de populations. La situation est aggravée par des sécheresses cycliques, des inondations et des épidémies de maladies infectieuses telles que le choléra, qui partout génèrent d’importants besoins humanitaires. La Commission reconnaît que la situation est complexe et que l’assistance dans de nombreux secteurs ainsi que l’intégration des activités de réduction des risques de catastrophe sont nécessaires pour renforcer les mécanismes de résistance et d’adaptation des victimes. Sur le terrain, les organisations humanitaires demeurent confrontées à des difficultés et des dangers considérables. Il leur est toujours extrêmement difficile d’accéder à la Somalie et d’y exercer leurs activités sans entrave, surtout dans les régions du centre et du sud du pays.

Contexte

L’enveloppe de 35 millions d’euros vient s’ajouter aux 20 millions alloués en juin 2010 en faveur de six pays menacés par la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, dont la Somalie. Les risques naturels, notamment les sécheresses, qui sont de plus en plus fréquents, représentent un énorme fardeau pour les pasteurs et les agropasteurs (80 % de la population somalienne).

Tous les fonds sont acheminés par le service d’aide humanitaire et de protection civile de la Commission (ECHO), sous la responsabilité de la commissaire Kristalina Georgieva. Les projets financés par la Commission sont mis en œuvre par des organismes d’aide non gouvernementaux, des agences spécialisées des Nations unies, le CICR et le mouvement de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge. ECHO suit de près l’évolution de la situation humanitaire, contribue activement à la coordination générale des opérations de secours et contrôle l’utilisation des fonds humanitaires de la Commission.

La Commission Européenne est le plus grand donateur pour la Somalie et s’est engagée à encourager le rétablissement de la paix et de la sécurité en Somalie (y compris deux régions en Somalie: Somaliland et Puntland) via son assistance au développement

_____________________ 4 – La Croix

Nouveaux combats en Somalie

Au moins 14 civils ont été tués et 23 blessés dans des combats à l’artillerie lourde à Mogadiscio, à la suite de l’attaque de positions gouvernementales, dimanche 18 juillet, par des insurgés somaliens shebabs sur le front nord de Mogadiscio.

Les shebabs, qui se réclament d’Al-Qaida, ont juré la perte du très fragile gouvernement de transition du président Sharif Cheikh Ahmed, qui ne contrôle que quelques quartiers stratégiques de Mogadiscio et ne doit sa survie qu’au soutien des 6000 soldats ougandais et burundais de la force de paix de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom.

Les shebabs ont revendiqué le double attentat du 11 juillet à Kampala, qui a fait 76 morts, en représailles au rôle majeur de l’Ouganda dans l’Amisom. Ils réclament le départ des troupes ougandaises de Somalie.

L’Ouganda s’est toutefois dit prêt, à la suite des attentats, à fournir 2 000 hommes supplémentaires et a plaidé pour un renforcement du mandat de l’Amisom, qui pourrait être discuté lors du sommet de l’UA, à Kampala, du 25 au 27 juillet.

_____________________ 3 – AFP

Somalie: la force de l’Union Africaine pourra attaquer "de façon préventive"

La force de l’Union africaine en Somalie pourra désormais "attaquer de façon préventive" les insurgés islamistes shebab, aux termes de nouvelles règles d’engagement, a assuré mardi le porte-parole de l’armée ougandaise.

"Désormais nos forces sont libres d’attaquer de façon préventive", a déclaré par téléphone à l’AFP le lieutenant-colonel Felix Kulayigye, porte-parole de l’armée ougandaise, qui représente le principal contingent de l’Anisom.

"Si nous savons que nous sommes sur le point d’être attaqués, nous avons le mandat pour attaquer les premiers", a-t-il affirmé, précisant qu’il s’agissait d’une "décision de l’UA".

L’Union africaine, réunie en sommet jusque mardi à Kampala, a décidé d’établir de nouvelles règles d’engagement, plus offensives, pour ses soldats stationnés à Mogadiscio et qui ne pouvaient jusqu’à présent ouvrir le feu qu’en réponse à une attaque, avait indiqué lundi le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité Ramtane Lamamra.

L’UA, qui a compétence exclusive pour donner à ses troupes de nouvelles règles d’engagement, pourrait de plus solliciter une modification du mandat qu’elle a reçu de l’ONU, et qui expire en janvier prochain, sans qu’une décision ait encore été prise sur ce point.

"La décision sur le mandat est encore en cours d’examen, mais je crois que tout le monde se rend compte que (passer au) chapitre VII (de la charte des Nations Unies) est difficile", a indiqué à l’AFP au téléphone le secrétaire permanent (chef de l’administration) du ministère ougandais des Affaires étrangères, James Mugume.

Un mandat expressément donné par l’ONU dans le cadre du chapitre VII de sa Charte permet à une force d’interposition d’"imposer" la paix et pas seulement de la maintenir.

Le sommet de l’UA, qui se termine officiellement mardi, a décidé de renforcer l’Amisom, en faisant passer ses troupes de 6.000 à 8.000 hommes et en sollicitant, de la part de pays africains ou extérieurs au continent, un soutien naval et aérien pour l’aider dans sa mission.

L’objectif est de donner à l’Amisom les moyens de repousser les insurgés islamistes shebab qui la harcèlent dans la capitale Mogadiscio et qui contrôlent la plus grande partie du sud et du centre du pays.

_____________________ 2 – Atlas Info avec AFP

Somalie: l’UA et ses alliés se donnent plus de moyens face aux shebab

L’Union africaine a décidé lundi à Kampala de renforcer ses troupes en Somalie et de donner plus de moyens d’action au gouvernement transitoire pour contrer les islamistes maîtres de la plus grande partie du pays, a annoncé le chef de la diplomatie éthiopienne.

Les chefs d’Etat de l’UA réunis tard lundi soir ont entériné en particulier l’envoi de 2.000 soldats en renfort des 6.000 chargés aujourd’hui de repousser les assauts des islamistes shebab à Mogadiscio, a indiqué à l’AFP le ministre éthiopien des Affaires étrangères Seyoum Mesfin.

"Ce sommet vient juste d’approuver les demandes faites par l’Initiative gouvernementale de développement (Igad, organisation regroupant six pays est-africains)" en vue d’un tel renforcement, a déclaré le ministre.

"Nous sommes désormais dans une situation dans laquelle tous les Africains ont compris l’urgence de la situation", s’est-il félicité.

L’Ouganda, dont la capitale Kampala a été frappée le 11 juillet par un double attentat revendiqué par les shebab (76 morts), devrait envoyer la plus grande partie des renforts, estiment les diplomates africains.

Mais au-delà de ces renforts, dont l’arrivée est "une question de petites semaines", l’UA veut rendre "plus robuste" sa force déployée depuis mars 2007 en Somalie, l’Amisom, avait indiqué un peu plus tô t à la presse Ramtane Lamamra, commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité.

L’UA a demandé à ses partenaires internationaux la mise à disposition de cinq hélicoptères et M. Lamamra s’est dit "raisonnablement optimiste" à ce sujet.

L’Afrique du Sud, sollicitée pour envoyer des bâtiments empêcher la fourniture d’armes aux shebab via le port somalien de Kismayo (sud), "a dit qu’elle était prête à faire tout ce que lui demanderait l’Igad ou l’UA", a assuré Seyoum Mesfin.

L’UA a déjà modifié dans un sens plus offensif les règles d’engagement de ses troupes, autorisées jusqu’à présent à n’ouvrir le feu que pour se défendre ou pour protéger les institutions du très fragile gouvernement transitoire du président Cheikh Sharif Ahmed à Mogadiscio, selon M. Lamamra.

Les pays africains espèrent doter ainsi leur force en Somalie de la puissance nécessaire pour repousser de Mogadiscio, voire ensuite du reste de la Somalie, les shebab qui contrô lent aujourd’hui la plus grande partie du centre et du sud du pays.

L’expert Ernst Jan Hogendoorn, responsable de la Corne de l’Afrique pour le centre de prévention des conflits International Crisis Group, estime cependant que si les soldats de l’Amisom utilisent leurs nouveaux moyens de façon indiscriminée, "ils risquent de faire le jeu des shebab" en faisant de nombreuses victimes civiles, ce que la population de Mogadiscio leur reproche déjà avec virulence.

Pour gagner précisément le coeur de la population, les Etats-Unis et la Norvège ont indiqué lundi qu’ils allaient apporter une "aide financière directe" au gouvernement somalien pour qu’il soit "plus performant" dans son action civile au quotidien, selon M. Lamamra.

"Quel que soit le renforcement de la force militaire, celle-ci ne serait pas en mesure de résoudre dans son ensemble le problème somalien", et "la priorité doit être de renforcer les forces de sécurité, de police, les institutions civiles et financières du gouvernement transitoire", a confirmé M. Seyoum.

A ces décisions devrait s’ajouter un avertissement discret mais ferme à ce même gouvernement: qu’il apporte désormais rapidement la preuve de sa crédibilité à diriger le pays, précisait à l’AFP juste avant le sommet un diplomate proche du dossier.

_____________________ 1 – Radio Chine

La paix et la sécurité sur le continent africain sont « fragiles »

Le président de la commission de l’Union africaine, Jean Ping, a déclaré, au cours de la cérémonie d’ouverture du XVeme sommet de l’Union africaine, « qu’ en dépit des efforts des parties concernées, la paix et la sécurité sur le continent africain étaient fragiles ».

« 2010 a été nomée l’année de la paix et de la sécurité par l’Union africaine, mais des crises et des conflits de toutes sortes se sont succédés. Le processus de paix dans certains pays doit être poussé en avant » a déclaré Jean Ping devant une quarantaine de chefs d’État.

Le dossier somalien, qui intéresse le plus les représentants, a été évoqué par Jean Ping. Il a exprimé son inquiétude quant à « la situation fragile » dans le pays. Pour l’Union africaine, la mission de maintien de la paix en Somalie est un défi. L’Union africaine est en train d’établir un plan de maintien de la paix, comprenant une hausse de ses pouvoirs, un renforcement de ses forces et une amélioration des équipements.