19/09/10 (B570) Dernières nouvelles du front par le Sergent-Chef Ariko

Mohamed Farah Guédi, encore une mort inexpliquée

Selon les informations qui m’ont été transmises, Mohamed Farah Guédi n’appréciait plus les ingérences de la présidence concernant le détournement des fonds publics.

Le directeur informatique de l’aéroport de Djibouti avait refusé plusieurs fois, de satisfaire les injonctions de la présidence et en particulier celle de la première dame de Djibouti.

En réponse, la Présidence avait exigé que ce jeune directeur soit muté à la direction du Groupe à Dubaï.

Dubaï avait refusé catégoriquement le dictat présidentiel.

La famille de ce jeune directeur a été surprise d’apprendre son décès, d’autant plus que l’hôpital militaire Hallas a fermement refusé d’indiquer les causes de sa mort.

La famille veut obtenir qu’une autopsie soit réalisée par l’hôpital militaire Bouffard. Le SDS fait courir une rumeur selon laquelle il serait mort « brutalement » du Sida. Qui pourrait croire ces mensonges ?

D’abord le SIDA ne tue pas immédiatement, mais seulement après une longue maladie. De plus ce garçon ne broutait pas et ne fumait pas. Ce n’était pas un coureur de jupons contrairement à de nombreux tenants du pouvoir.

Cette nouvelle mort suspecte a pour effet de réactiver la peur. La peur qui est érigée en système de gouvernement par le pouvoir pour asservir les populations et les cadres. Le pouvoir RPP a décidé de tuer dans l’œuf toute velléité de contestation. Tous ceux qui sont suspects au yeux du pouvoir, risquent de passer brutalement à la trappe. Qu’il s’agisse de militaire ou de civils, peu importe.

La population est avertie.

Rien ne va plus entre le colonel Mohamed Djama et la première dame.

Mécontent d’apprendre que le dictateur envisageait d’envoyer son frère Djama Mahamoud Haïd à Washington, la dame de fer a mené son enquête. Elle soupçonne le Colonel de la Garde « dite » républicaine, Mohamed Djama « dit le berger » d’être derrière ce choix, d’autant plus que le « griot patenté » Hachi Abdillahi Orah lui aurait juré sur le Coran de n’avoir jamais suggéré à IOG de nommer Djama Mahamoud Haïd à Washington.

Le colonel Mohamed Djama s’est vu interdire l’accès à la résidence d’Haramous par la première dame de Djibouti. Celui-ci a violement réagi en donnant ordre aux pelotons qui auraient du monter la garde au palais de Haramous de ne pas se déplacer et de rester simplement en alerte à la caserne Omar Aline de la garde républicaine.

Voyant que les soldats de la garde républicaine ne venaient pas relever leurs collègues, Kadra aurait téléphoné au camp Omar Aline pour connaître les raisons du retard de la relève. L’adjudant Mohamed Houssein, en service, lui aurait répondu que les soldats avaient reçu l’ordre du colonel de ne pas partir pour Haramous.

Elle aurait téléphoné directement au Commandant Ibrahim Abdi Farah « dit coca » pour lui ordonner de faire partir ses hommes sur le champ. Coca aurait répondu que les officiers auraient reçu l’ordre formel de ne pas lui obéir.

Furieuse la première dame a décidé de ne plus jamais autoriser Mohamed Djama à entrer à Haramous.

Une intervention personnelle du président dictateur et d’Hassan Saïd a été nécessaire pour que les troupes du groupement 2 de relève de la Garde républicaine rejoignent le palais d’Haramous.

Mohamed Djama a décidé de mettre des bâtons dans les roues.

En réponse Kadra Haïd a viré tous ses gardes du corps d’origine Mamassan pour les remplacer par des gens de sa tribu. Tous sont placés sous le commandement du sergent-chef Ahmed 13 de la Garde républicaine, chef de la sécurité rapprochée de la première dame.

Arrestations massives de personnes issues de la tribu Gadabourci

Les compagnies d’intervention de la police nationale ont procédé à des vagues massives d’arrestation sur les membres du clan Gadabourci. Contrairement à ce qui avait pu être dit dans un premier temps, ce n’est pas le quartier 5 qui était la cible de ses arrestations, mais le quartier 7.

Les sages de la tribu Samarone sont allés voir Hachi immédiatement, pour se plaindre et exiger la libération des membres de leur tribu. Hachi a demandé au dictateur de les relâcher sous risque de provoquer un affrontement ethnique. Le président dictateur a eu peur et il a donné l’ordre au SDS de les faire relâcher sur le champ.

Sauf … qu’un membre de la tribu, Mahad Hasse, a été transféré dans une cellule du SDS. Proche de Mahdi Ibrahim God, il exploiterait plusieurs commerces : Phonia au quartier 5 et deux magasins.

Le SDS le soupçonne d’être un agent du Somaliland au service de Siranyo et de son vice-président Zeilihi. Sa famille a demandé à ce qu’il soit libéré. Il a pu parler à sa femme mais personne d’autre n’est autorisé à entrer en contact avec lui. Il est détenu au siège du SDS au plateau du serpent.

Selon d’autres sources, il n’aurait pas cédé au chantage du Colonel Abdillahi Abdi de la police nationale à propos des faux dollars trouvés à Balbala. Il aurait refusé de devenir un passeur pour transporter le faux argent au Somaliland afin de les échanger contre des vraies coupures. Cela expliquerait le fait qu’Abdillahi Abdi l’a laissé tomber en suggérant au SDS qu’il espionnerait pour le compte du Somaliland.

Mahad Hasse a exigé la présence d’un avocat. Le second d’Hassan Saïd a bien rigolé en lui disant, comme cela avait été répondu à la fille de Moumin Bahdon Farah lorsqu’elle était détenue au SDS, qu’aucune personne détenue au SDS ne peut exiger quoi que ce soit, car le SDS peut faire tout ce qu’il veut en toute impunité.

La fille de Moumin Bahdon faisait partie de la Ligue djiboutienne des Droits humains d’Abdi Jean-Paul Noël.

L’opposition a réclamé la libération immédiate de Mahad Hasse à partir du moment où aucune charge pénale ne pouvait être retenue contre lui.

Sa femme aurait confié à des proches, que les repas qui lui sont amenés, ne lui sont pas donnés parce qu’ils sont consommés au passage par les hommes d’Hassan Saïd. Encore un malheureux qui va droit à la morgue de l’hôpital Peltier, par manque de soins et d’alimentation. ???

Le générateur de l’EDD est en panne !!!!

L’établissement n’est plus capable de faire face a la montée de la température qui sévit à Djibouti. Son directeur, Djama Ali Guelleh, n’est plus en court. Les agents de l’EDD sont mal payés et l’établissement souffre d’un manque de trésorerie. (Et pourtant qui pourrait évaluer le montant extravagant de tous les prêts, aides et subventions, que l’EDD a reçus … !)

Cette fois et contrairement à un protocole bien rodé, le chef du protocole Djama Darar n’a pas pu récupérer le moindre centime. Les agents de l’EDD se sont opposés farouchement à ce qu’il vide la caisse pour convoyer les fonds jusqu’au palais de Beit el Wali.

Appelée en refort, la garde républicaine commandée par le commandant Ibrahim Abdi Farah a pris position à proximité de la Centrale. Mais les agents de l’EDD ont barré la route. Surprise par la réaction des employés et leur détermination, la Garde républicaine a dû battre en retraite.

La fille de « Coca » engagée à la RTD

La fille du commandant Ibrahim Abdi Farah “dit coca” a été nommée à un poste à la RTD. C’est elle qui va présenter la météo chaque soir à partir de ce mercredi. Quel diplôme aurait cette fille pour jusitifier un tel poste, alors que des diplômés universitaires sont inscrits au chômage avec l’angoisse du lendemain.

Ambiance de fin de règne.

Les jeunes enfants ont repris le chemin de l’école. Les parents se félicitent, mais rien n est encore réglé. Les enseignants ont reçu l’assurance du ministre des finances Ali Farah Assoweh de recevoir leurs salaires. Ils ont averti leur ministre Hamoud qu’ils sont prêt à se mettre en grève et à le faire savoir sur la voie publique si la promesse n’est pas tenue rapidement.

Le ministre de la Santé, qui vient d’avoir ses premiers cheveux blancs, a lancé sa campagne de sollicitations auprès des institutions de l O N U. Mais ces institutions ont demandé à IOG d’imposer au ministre de la Santé de rendre d’abord l’argent volé, avant de pouvoir envisager l’attribution de nouvelles aides.

La présidence fait toujours la sourde oreille ! Et pour cause ! Une grande partie du magot est partie à Haramous. Donc IOG devrait rendre, lui aussi, de l’argent. Et cela est inconcevable pour lui.

Le ministre de la Santé fait la salade (la prière en langue locale) depuis qu’Hachi Abdillahi Orah lui a annoncé qu’il allait prendre sa retraite du gouvernement. Les cheveux blancs du ministre Abdallah Abdillahi Miguil ont commencé à pousser comme des petits poussins. Le ministre de la Santé a exigé que ce soit ses collaborateurs qui aillent faire la quête auprès des agences de l’ONU.

Pour satisfaire les demandes de l’ONU, le ministre de la justice Saïd Barkhat a déclenché une série de mesure ‘de façade’. Deux directeurs ont été mis à pied sans salaire. Le fils du maire de la ville de Djibouti Ali Ismail Yabeh a été suspendu à la demande des agences de l’ONU, qui l’accusent d’avoir contribué au détournement des fonds pour le SIDA.

Le ministre de la santé et le dictateur voulaient lui adresser un blâme. Mais son père Ali Ismail Yabeh a réagi et il a demandé audience au Palais. Le dictateur a refusé de le recevoir. En réponse Ali Ismail Yabeh fait aussi la sourde oreille. Il ne vient plus au travail qu’à 11h du matin et il fait trainer tous les dossiers de la ville de Djibouti pour « ennuyer » la présidence.

C’est ainsi que les conseils régionaux se plaignent que les matériaux ne parviennent plus à destination, puisqu’il manque la signature du maire Ali Maraincane ou Ali l’américain ex-commissaire d’Obbock.

Bataille autour d’une importation de Cocaïne par la Police nationale.

Des rixes ont opposé des éléments de la police à ceux de la gendarmerie. Selon les informations que j’ai obtenues de mes amis de la gendarmerie nationale, le mobile serait une importation de drogues dures en provenance d’Éthiopie qui auraient été acheminée par les agents de la brigade criminelle de la police nationale sous les ordres du lieutenant colonel Omar Hassan Matan, directeur de la sécurité publique.

Informés, les gendarmes de la brigade d’Ambouli auraient réagi très vite pour bloquer les convoyeurs. Des insultes auraient été d’abord échangées, puis des bagarres à mains nues. Un gendarme et un policier auraient été légèrement blessés.

Le colonel Abdillahi Abdi se serait rendu aussitôt sur les lieux pour récupérer la drogue. Cette drogue, c’est de la cocaïne. Furieux le colonel Zakaria « dit P’tit Zak » a demandé à ce qu’on lui remette la mallette. Pour son usage personnel ?

Jusqu’à maintenant, le patron de la police fait la sourde oreille et ne veut rien restituer. Cela a bien fait rire le dictateur qui a demandé à ce que les deux corps fassent la paix. Hasan Saïd est chargé de faire la navette entre le camp de la gendarmerie nationale (caserne Capitaine ou Fichta pour les djiboutiens) et la direction générale de la police nationale (Caserne Youssouf Ali Chirdon).

Voilà où cela conduit lorsque l’on met ses hommes dans un état de misère avancée, n’est-ce pas IOG ?

L’opposition plaide sa cause en France

DAF et des proches sont allés plaider leur cause en France. L’ex bras financier d’IOG, Boreh, les accompagnait dans leurs démarches. Boreh les a assurés qu’il était désormais dans leur camp, après avoir été l’un des plus fervents soutiens du pouvoir dictatorial.

D’autres membres de l’opposition dont Mahdi Ibrahim God sont allés en Belgique pour parler à l’importante diaspora djiboutienne qui y réside. Les démocrates ont dit non au 3ème mandat et à la vie de château que s’offrent IOG et sa femme.

Rien ne va plus entre Djama Haïd et IOG

Selon des informations que j’ai obtenues, IOG n’a guère apprécié que Djama Haïd se rende au Canada, à Montréal, pour y discuter en privé avec des opposants Issak.

Informé par la délégation du SDS à Ottawa, IOG a demandé à ce qu’il soit démis de son poste de Gouverneur de la banque nationale et muté à Washington

Comme son copain Ollahyieh est devenu « persona non grata » aux yeux de l’administration américaine d’Obama (L’ARDHD avait déjà publié plusieurs informations à ce sujet _ NDLR).

L’Ambassadeur des États-Unis en poste à Djibouti aurait transmis à IOG une recommandation en ce sens au palais de la présidence. L’administration d’Obama demande le remplacement immédiat de cet ambassadeur qui est mêlé à des fraudes en tout genre et à un trafic de khat, au bénéfice de la communauté yéménite de la ville de Detroit au Michigan.

Le F B I a demande à la Maison blanche de faire partir l’ambassadeur de Djibouti.

Pour IOG le problème est qu’il n’avait pas de poste de remplcacement à lui confier. Le poste d’ambassadeur de Djibouti au Koweït est devenu vacant. Mais Kadra Haïd refuse de nommer un Mamassan à ce poste d’ambassadeur. Kadra a réagi en disant que son frère ne quittera jamais Djibouti tant qu’elle sera là.

Furieux, IOG ne lui parle plus. Kadra ne sait pas jusqu’où elle ira. Elle peut continuer à le menacer comme elle le fait, avec des révélations sur l’affaire Borrel.

Cette fois IOG ne veut plus d’elle. Aurait-il chargé Hachi d’une mission secrète ? Mais Hachi a « cafté » à Kadra. Depuis Kadra ne veut plus quitter le palais de Haramous de peur qu’une autre femme prenne sa place. Ambiance, ambiance !

IOG et sa femme sont un couple uni par le vol mais qui va se séparer d’un jour à l’autre.

Pékin s’énerve contre Djibouti

La Chine a rappelé “diplomatiquement” que le poste d’ambassadeur de Djibouti à Pékin est toujours vacant. Depuis la mort (très suspecte aux yeux des observateurs) de l’ambassadeur de Djibouti à Pékin, c’est le premier conseiller, Moktar Hassan Hussein qui assure l’intérim avec le titre de ‘Chargé d’affaires’.

Le ministère des affaires étrangères de Chine ne veut pas traiter avec un simple chargé d’affaires. Les Chinois exigent la présence d’un ambassadeur véritable et ils ne cachent plus leur colère contre la présidence djiboutienne.

Depuis le départ de l’ex-ambassadeur, Osman Odowa, devenu, par le plus grand des hasards, Ministre de l’énergie, le poste d’Ambassadeur est devenu une pomme de discorde pour le couple présidentiel.

La première dame refuse qu’un candidat choisi par IOG, puisse prendre le poste et elle exige que ce soit l’ex-ambassadeur de Djibouti à Asmara, Ahmed Issa Gabobeh qui soit nommé. IOG refuse ce candidat, car il veut nommer le consul Osman Moussa au poste.

Le poste de consul de Djibouti à Dubaï va être supprimé pour raisons officielles « d’économie budgétaire », mais il est possible que les démêlés avec Dubaï Port Autorities aient un lien.

Le royaume du Koweït se plaint que l’ambassadeur annoncé (mais pas encore désigné) par Djibouti ne soit toujours pas venu remettre ses lettres de créances à son Altesse l’Emir Al Sabah. L’actuel consul de Djibouti en Inde Mohamed Idriss Saban pourrait être nommé à Koweït City.

Enfin une bonne nouvelle pour terminer !! Une fois n’est pas coutume ! Le couple de pacotilles serait d’accord pour lui confier ce poste d’ambassadeur de Djibouti à Koweït city.

Le poste de consul en Inde va aussi être supprimé pour réaliser des économies.

Sergent-Chef Moussa Hassan dit Ariko
Votre camarade de lutte
Londres