01/10/10 (B572) LDDH / Conférence Internationale sur le VIH/SIDA… à Djibouti – L’objectif est-il uniquement centré sur la réhabilitation des escrocs et le blanchiment de milliards de Francs Dj ?



Le Président

BREVE NOTE D’INFORMATION DU 1er OCTOBRE 2010

Conférence Internationale sur le VIH/SIDA… à Djibouti

L’objectif est-il uniquement centré sur
la réhabilitation
des escrocs
et le blanchiment
de milliards de Francs Dj ?

Dès le 28 septembre 2010, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait tiré la sonnette d’alarme pour alerter les participants venus en majorité d’Afrique, sur l’impérieuse nécessité pour les Autorités de la République de Djibouti de taire les détournements inadmissibles des dons et de l’assistance sous forme de médicaments.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a été sidérée d’apprendre que, durant les quatre jours de débat les 26, 27, 28 ; 29 septembre 20101 de la Conférence sur le VIH/SIDA, les conférenciers n’ont à aucun moment soulevé les cas des détournements de fonds par les plus hautes autorités de l’Etat..

D’autant plus, eu égard à la conjoncture actuelle où une enquête judiciaire est ouverte, (à moins qu’elle ne soit renvoyée sine die sur ordre du premier Magistrat …)” contre le ministre de la Santé M. Abdillahi Miguil, connu par ailleurs pour ses fréquents détournements :

Par exemple : lorsqu’il était Directeur de l’ONARS. L’affaire, qui remonte depuis plus de dix ans, a été dénoncée et poursuivie par le HCR. Elle est réouverte régulièrement, mais au final, elle reste toujours pendante devant les Tribunaux pénaux, en attendant la levée de son immunité parlementaire qui n’intervient jamais à cause du veto déguisé du Chef de l’Etat, actuel candidat illégal à un troisième mandat : Ismaël Omar Guelleh. Est-ce parce qu’il pourrait être impliqué personnellement et poursuivi dans cette affaire et dans d’autres affaires “sales” ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle que :

– A) a, à maintes reprises, dénoncé ces détournements sans vergogne d’une Administration aux méthodes et aux professionnalismes des Crimes Organisés de la Mafia, dont Interpol ne peut que faire la sourde d’oreille…

– B) le Collectif des personnes vivantes avec le VIH/SIDA avait, à maintes reprises, saisi les Bailleurs de Fonds et des Système des Nations Unies dont la dernière date du 09 juillet 2010, et dont certains passages ci-après sont très émouvants :

« Nous vous informons que 800 personnes des patients vivantes avec le VIH/SIDA n’ont pas leurs traitements quotidiens, parmi les 800 personnes 500 sont des femmes.

Pour les 500 femmes, 300 sont des jeunes mamans et 200 des mères plus âgées.

Sur les 300 personnes restantes, 100 sont des enfants de tous les âges, et 200 sont des hommes vulnérables ou autres.

En plus, nous n’avons pas les réactifs nécessaires pour contrôler régulièrement la situation du malade, même les services de biologies ne sont plus équipés des réactifs de culture du sang nécessaire pour le contrôle du sang surtout lorsqu’il s’avère nécessaire de changer les traitements ou de trouver un autre moyen pour rééquilibrer la situation du patient.

Tandis que, la PLS/SANTE cherche des fonds pour faire des dessins (boîte d’image) et obtenir des feuilles à dessin. Egalement, le service d’égalisation familiale cherche pour payer de l’argent, faire des dessins et acheter des boîtesd’image, alors que 800 personnes infectées manquent totalement de soin et de nourriture.

Ce n’est pas avec des boîtes d’image que l’on soigne.

Alors, que 800 personnes se meurent sans traitement, toutes les personnes vivantes
avec le virus du Sida (PVVS) n’ont pas de quoi à manger.

Il est temps de mettre fin aux négligences et aux dépenses non justifiées et inacceptables. Il faut mettre un terme aux dépenses inutiles vers d’autres secteurs que ceux, qui sont urgents pour les soins et l’alimentation.

  • Nous les infectés disons à nos responsables qui gèrent les fonds attribués gratuitement de ne pas gaspiller l’argent destiné aux Infectés du virus du Sida, car le nombre de décès ne cessent d’augmenter dangereusement. »
  • Nous les infectés disons à nos responsables qui gèrent les fonds attribués gratuitement de ne pas gaspiller l’argent destiné aux Infectés du virus du Sida, car le nombre de décès ne cessent d’augmenter dangereusement.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’associe à ce cri de désespoir du Collectif des malades.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), afin de mettre fin à de telles Atrocités Insupportables, lance un Appel Pressant aux Bailleurs de Fonds chargés d’accélérer leurs plaintes auprès du Tribunal de Djibouti, et de déposer parallèlement des plaintes auprès d’autres juridictions Internationales des pays dont les Bailleurs de Fonds sont issus.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reviendra rapidement sur la situation intolérable et inacceptable sur le plan de la Santé, ainsi que sur d’autres aspects Sociaux qui risquent d’engendrer un conflit interne latent et dangereux en cette période d’étouffement Social sans précédent.

NOEL ABDI Jean-Paul

NB : Liste des Organisations concernées par la surveillance et le dépôt de plaintes.

PLS/SIDA ;
PNUD ;
UNICEF ;
OMS ;
ONUSIDA
Banque Mondiale ;
Fonds Mondial.