29/11/10 (B580) LDDH / 100 cheminots à Gabode, des épouses arrêtées et des menaces de renvoi en Erythrée pour les jeunes Afar qui avaient demandé l’asile à Djibouti au moment des accrochages avec l’Erythrée. Appel urgent pour leur sauver la vie.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 28 NOVEMBRE 2010

Les risques collatéraux de la rencontre dans un salon, au Yémen, à l’occasion de l’ouverture d’une rencontre sportive …

Il faut s’attendre à tout, après le retour du candidat-usurpateur du Yémen qui allait assister officiellement à “un match de football”. Il a eu l’occasion de discuter avec son homologue érythréen, en présence du Chef d’Etat Yémen qui a probablement été suivi d’un tête à tête amical.

Les Djiboutiens sont inquiets mais aussi perplexe.

Ce matin de l’arrestation :

de plus de cent Cheminots,

en guise d’otage d’une dizaine d’épouses de dirigeant Cheminots pour obliger les dirigeants syndicaux à signer un engagement de renonciation à leurs arriérés de salaire au nom de tous les cheminots et

des membres des familles des jeunes Afar qui avaient fui l’Erythrée au moment des accrochages de Doumeira.

Le site All Afar avait soulevé cette inquiétude en informant tous les internautes dans les termes suivants :

“ A group of refugees who have escaped the difficulty situation in Erythrea and tried to come to a more secure place are in custody since November 1/2010 in Nagad prison in the capital city of Djibouti…”

Cette situation de séquestration illégale, ces arrestations abusives et illégales sont en infraction totale au Code Pénal adopté lorsque le Conseiller du Ministre de la Justice le Juge Bernard Borel avant son assassinat jusqu’à présent sous le coup du Secret Défense imposé à la Justice Française.

Ce groupe de réfugiés Erythrée dont l’un a 16 ans Moussa Omar Ali et quatre autres sont des enseignants risquent d’être remis aux autorités Erythréennes avec d’autres réfugiés qui ont fui le régime Dictatorial en Erythrée.

Ils risquent incessamment d’être échangés avec des prisonniers militaires Djiboutiens probablement capturés par les forces Erythréennes, mais dont pratiquement personne ne connaît leur nombre encore moins leur famille car si la Croix Rouge Internationale était informée elle aurait eu la possibilité d’informer la famille de l’état de santé de leurs proches.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au candidat à un
troisième mandat illégal et anticonstitutionnel d’ordonner à ses troupes de relâcher dans les plus brefs délais et de les remettre au HCR ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant au HCR et à la Croix Rouge internationale d’accorder une attention particulière à ces jeunes réfugiés Djiboutiens et de prendre toutes les dispositions pour assurer leur sécurité et de ne pas hésiter en cas de refoulement sur l’Erythrée à déposer des plaintes auprès des juridictions concernées.

NOEL ABDI Jean-Paul