20/02/11 (B592) La presse en parle – Heurts à Djibouti, trois dirigeants d’opposition arrêtés – En dépit des arrestations, la contestation ne faiblit pas à Djibouti – La vague de protestations sociales atteint Djibouti – A Djibouti Trois importantes figures de l’opposition .. – Manifestations à Djibouti : trois trois opposants arrêtés, deux morts – arrestation de leaders de l’opposition au lendemain d’une violente manifestation (7 articles)

________________________ 7 – Le Parisien (extrait)

Heurts à Djibouti, trois dirigeants d’opposition arrêtés

Enfin, à Djibouti, un policier et un manifestant ont été tués vendredi soir lors de heurts après un grand rassemblement de l’opposition qui réclame la fin du régime du président Ismaël Omar Guelleh. Trois chefs de l’opposition ont été arrêtés.


________________________ 6 – L’Express avec Reuters

Heurts à Djibouti, trois dirigeants d’opposition arrêtés

Benjamin Massot et Guy Kerivel pour le service français

Trois dirigeants d’opposition ont été arrêtés samedi à Djibouti, a annoncé le parquet général au deuxième jour d’affrontements entre forces de l’ordre et opposants qui réclament le départ du président Omar Guelleh.

Le procureur Djama Souleiman a précisé qu’Aden Robleh, Mohamed Daoud et Ismaïl Guedi avaient été placés en garde à vue. “Ces gens-là ne sont pas des amis de la démocratie, ils veulent au contraire la détruire”, a-t-il dit à Reuters.

Dans les faubourgs de la ville, les patrouilles de la police militaire ont été renforcées après les incidents qui ont fait deux morts vendredi – un policier et un manifestant, ce dernier renversé par une voiture de la police.

Des manifestations ont encore été organisées samedi dans le quartier de Balala et la police est intervenue pour les disperser à coups de grenades lacrymogènes.

“L’opposition veut prendre le pouvoir par la force”, a déclaré le Premier ministre Yacin Elmi Bouh à Reuters.

Les opposants affirment que le mouvement de protestation a réuni vendredi plusieurs milliers de personnes qui demandaient la démission du président Guelleh.

En avril, le Parlement a adopté un amendement constitutionnel autorisant le chef de l’Etat à briguer un troisième mandat à la tête de l’ancien territoire français.

L’élection présidentielle doit avoir lieu en avril.

Djibouti, qui accueille des unités militaires françaises et américaines, est une position stratégique dans cette région de la Corne de l’Afrique.

Dans son port, unique débouché pour l’Ethiopie enclavée, mouillent les bâtiments de guerre étrangers chargés de protéger les routes maritimes menacées par les pirates somaliens.

________________________ 5 – RFI

En dépit des arrestations, la contestation ne faiblit pas à Djibouti

La contestation grandit à Djibouti. Après le grand rassemblement organisé, vendredi 18 février 2011, par l’opposition qui exige le départ du président Ismaël Omar Guelleh, des heurts ont encore éclaté samedi matin en périphérie de la capitale. Trois dirigeants de l’opposition ont été arrêtés avant d’être relâchés. Et malgré les pressions, la coalition de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) ne baisse pas les bras.

Loin d’être abattu le président de la coalition de l’UAD (Union pour l’alternance démocratique) se dit renforcé dans sa détermination. Ismaël Guedi Hared aura donc été arrêté quelques heures ce samedi. Mais il affirme qu’aucun motif, aucune charge ne lui a été notifié. Il est donc rentré chez lui et promet de nouvelle mobilisation car, selon lui, les pressions des autorités sont bien la preuve qu’elles sont embarrassées.

Dans une première réaction officielle, le gouvernement, lui, fait état de deux morts après la mobilisation de vendredi. Un manifestant qui a été heurté par un véhicule de police et un policier, sans précision sur les circonstances de ce décès. Le gouvernement qui dénonce des actes de violences et de vandalisme.

Dans un communiqué le ministère de l’Intérieur accuse la foule surexcitée « d’avoir attaqué les force de l’ordre, d’avoir saccagé, détruit, pillé et brûlé de nombreux biens ».

Samedi c’est en périphérie, dans la banlieue de Balbala, que des heurts ont repris. La capitale, elle, est quadrillée.

______________ 4 – AlterInfo

La vague de protestations sociales atteint Djibouti

Des milliers de manifestants se sont rassemblés dans la ville de Djibouti pour réclamer la démission du président Ismail Omar Guelleh, ont rapporté les médias vendredi.

“Les citoyens veulent exprimer leur volonté de changer le gouvernement, qui est au pouvoir depuis 34 ans”, a indiqué Abdourahman Boreh, le leader de l’opposition au régime djiboutien.

Cependant, “au vu des événements qui se sont déroulés en Egypte et en Tunisie, le président utilisera la violence pour disperser les manifestants”, estime M. Boreh qui se trouve actuellement à Londres car il redoute que sa sécurité ne soit pas assurée en cas de retour à Djibouti.

Le président actuel, Ismail Omar Guelleh, descendant d’une famille qui est au pouvoir depuis plus de 30 ans exerce son second mandat consécutif. En 2010, il a amendé la Constitution pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels. Il pourra ainsi rester chef de l’Etat au cours d’un troisième mandat.

Mais si M. Guelleh n’avait de facto pas de rivaux lors des dernières élections présidentielles, il pourrait avoir pour rival Abdourahman Boreh lors du prochain scrutin présidentiel qui doit avoir lieu en avril prochain.

La première manifestation anti-gouvernementale s’est tenue dans la ville de Djibouti le 28 janvier. Selon les médias locaux, l’action a réuni de 2.000 à 3.000 manifestants.

Les actions de protestation en Djibouti s’inscrivent dans le sillage des troubles massifs qui secouent actuellement les pays de Proche-Orient et d’Afrique du Nord, notamment la Tunisie, l’Egypte, l’Algérie et le Yémen.

_______________ 3 – DNA – Dernières nouvelles d’Alsace (Extrait)

A Djibouti Trois importantes figures de l’opposition ..

A Djibouti
Trois importantes figures de l’opposition, Aden Robleh Awaleh, Ismaël Guedi Hared et Mohamed Daoud Chehem, ont été arrêtées hier à Djibouti au lendemain d’une manifestation sans précédent contre le président Ismaël Omar Guelleh qui a dégénéré en de violents affrontements ayant fait officiellement deux morts. Tous trois sont respectivement présidents du Parti national démocratique, de l’Union pour la justice et la démocratie et du Parti démocratique djiboutien.

Les manifestants, se réclamant des révolutions égyptienne et tunisienne, exigeaient le départ du président Guelleh, au pouvoir depuis 1999 et qui briguera un troisième mandat le 8 avril.
(…)

_______________________ 2 – Le Soir (Belgique)

Manifestations à Djibouti : trois trois opposants arrêtés, deux morts

Trois importantes figures de l’opposition ont été arrêtées samedi à Djibouti au lendemain d’une manifestation sans précédent contre le président Ismaël Omar Guelleh.

Tous trois sont respectivement présidents du Parti national démocratique (PND), de l’Union pour la justice et la démocratie (UDJ) et du Parti démocratique djiboutien (PDD).

Ismaël Guedi Hared dirige également l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), principale coalition de l’opposition à l’origine de la manifestation de vendredi qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes près du stade Gouled.

Les manifestants, se revendiquant des révolutions égyptienne et tunisienne, exigeaient le départ du président Guelleh, au pouvoir depuis 1999 et qui briguera un troisième mandat à la présidentielle du 8 avril prochain.

La manifestation s’est déroulée dans le calme tout l’après-midi jusqu’à ce que les protestataires annoncent leur intention de poursuivre leur sit-in pendant la nuit, alimentant la confusion tout en précipitant l’intervention des forces de l’ordre.

Les affrontements –grenades lacrymogènes contre jets de pierre– ont cessé vers 22H30 dans la capitale mais se sont poursuivis de façon sporadique dans la banlieue populaire de Balbala, d’où venaient de nombreux manifestants et où des détonations d’origine indéterminée ont été entendues de façon sporadique toute la nuit.

Les heurts ont repris de façon sporadique samedi matin à Balbala, continuant dans la journée, alors que la situation est restée calme dans le centre de Djibouti-ville, quadrillée par les forces de sécurité.

Selon le ministère de l’Intérieur, un policier et un manifestant ont été tués au cours de ces violences impliquant « des groupes surexcités de manifestants qui ont saccagé, détruit, pillé et brûlé de nombreux biens, (…) et attaqué les forces de l’ordre ».

Le ministère n’a pas précisé les circonstances exactes de la mort du policier, tandis que la « seconde victime est un manifestant qui a été heurté par un véhicule de police ».

« Neuf autres policiers ont été blessés, dont un se trouve dans un état critique », toujours selon le ministère.

Plusieurs véhicules ont été incendiés ainsi qu’une annexe du parti au pouvoir, le Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), tandis que les locaux d’une ONG dirigée par l’influente épouse du chef de l’Etat ont été endommagés.

Le procureur de la république a déploré ces « dégâts d’une ampleur inadmissible », se disant « outré par l’attitude et l’inconscience d’hommes politiques qui prétendent diriger les partis légaux et osent s’attaquer à un commissariat de police ».

Il faisait référence aux circonstances de l’arrestation de deux des trois dirigeants de l’opposition.

MM. Robleh Awaleh et Ismaël Guedi Hared « ont forcé samedi en fin de matinée au moyen de leur véhicule le barrage du port de Djibouti, puis le commissariat de police local (…) afin de libérer M. Daoud Chehem », retenu sur place depuis la veille, a affirmé le procureur.

« Ce ne sont pas des amis de la démocratie et c’est eux qui tuent la démocratie », a-t-il accusé, sans préciser les charges qui pèsent contre eux.

Plusieurs militants de l’opposition et défenseurs des droits de l’homme avaient été arrêtés dans les jours suivant de premières manifestations estudiantines les 5 et 6 février, dont certains ont été depuis inculpés pour « participation à un mouvement insurrectionnel ».

________________________ 1 – France Info

Djibouti : arrestation de leaders de l’opposition au lendemain d’une violente manifestation

Un policier et un manifestant ont été tués vendredi soir lors de violences qui ont éclaté à l’issue d’une manifestation de l’opposition dans la capitale djiboutienne. Trois des principaux dirigeants de l’opposition ont été arrêtés.

Les manifestants contestent le pouvoir en place et réclame le report de l’élection présidentielle du 8 avril.

Gilles Halais, avec agence
Actualisé à 20h avec libération de deux des trois opposants

A l’issue d’une nouvelle manifestation de l’opposition djiboutienne, de violents accrochages ont opposé les forces de l’ordre à des groupes de manifestants dans le centre de la capitale. Des manifestants qui ont “saccagé, détruit, pillé et brûlé de nombreux biens”, selon les autorités.

Les deux morts sont un policier et un manifestant renversé par une voiture de police. Une dizaine d’autres policiers ont été blessés, l’un d’eux se trouve entre la vie et la mort.

Les violences avaient éclaté vendredi soir près de stade de Gouled à l’issue d’un rassemblement de plusieurs milliers de partisans de l’opposition. Laquelle exige le départ du président Guelleh au pouvoir à Djibouti, et revendique l’exemple des révolutions egyptienne et tunisienne.

Des leaders de l’opposition arrêtés

Ces affrontements ont cessé en fin de soirée dans la capitale, mais se sont poursuivis de façon sporadique dans la banlieue populaire de Balbala d’où provenaient de nombreux manifestants.

Les heurts ont repris au même endroit dans la matinée, alors que la situation restait calme dans le centre de la capitale, quadrillée par les forces de l’ordre.

Au lendemain de ces violences, trois des principaux dirigeants de l’opposition ont été arrêtés et placés en garde à vue. Aden Robleh Awaleh, Ismaël Guedi Hared et Mohamed Daoud Chehem sont respectivement présidents du Parti national démocratique (PND), de l’Union pour la justice et la démocratie (UDJ) et du Parti démocratique djiboutien (PDD).

La télévision d’Etat a ensuite annoncé samedi dans la soirée la libération de Robleh Awaleh et Ismaël Guedi Hared, mais sans préciser le sort du troisième, Mohamed Daoud Chehem.