22/02/11 (B592) Courrier des lecteurs : la fuite a commencé au bled

Je crois qu’il est temps que les choses changent en Afrique et que les Africains se réveillent, car nos chefs d’états sont tous des voleurs et des voyous.

Tenez, pour preuve, chez nous à Djibouti, on dit que les cartes d’identités sont seulement attribuées à certains groupes de personnes venues d’ailleurs en échange de leur engagement à voter IOG lors de la prochaine élection.

Pendant ce temps les vrais Djiboutiens n’ont même pas droit à des cartes ..

On parle de 8000 mille hommes Isaak “importés” directement d’Hargeisa par la complice du soi-disant président Siranyo et qui seraient stationnés au camp de refugiés d’Ali Addé.

Moi je pense que nous avons marre des discours de ceux qui vivent dans les palaces et les hôtels avec notre argent et qui ne savent même pas dans quelles conditions, nous autres, les populations, nous vivons. Il est temps que nous prenions nos affaires en main parce qu’il n’y aura personne d’autre pour le faire à notre place. Certains pays comme la Tunisies, l’Algérie, la Guinée, l’Egypte l’ont déjà accompli. Pourquoi pas nous ?

IOG a servi le pays “à sa façon” depuis 33 ans. Il a peut-être été utile à certains moments mais depuis que sa famille, ses beaux frères, ses gendres et les familles alliées se sont appropriés les biens des Djiboutiens, c’est la prévarication généralisée. Il reste que c’est lui le coupable. Il passera en jugement et il sera condamné à rendre aux Djiboutiens, leurs droits, leurs biens et leur argent.

On voit des jeunes de 30 ans qui n’ont aucun diplôme, ni même les compétences, occuper des postes à très haute responsabilité au sein de l’état alors que nos hommes et femmes qui constituent la force vive de la Nation, sont aux chômages.

Le patron des patrons ose circuler en Hammer . Les sociétés de l’état sont données en propriété à des personnes privées .

QUELLE ARROGANCE ! PAUVRE IOG !

Réveille-toi ! Depuis 33 ans que nous subissons le harcèlement de tes proches, de ta famille et de tes gardes de corps qui ne sont même pas originaires du pays.

Le soulèvement de la population à Djibouti est déjà amorcé, contrairement à ce que peuvent penser certains observateurs qui connaissent mal le pays.

L’absence de libertés politiques et l’oppression de l’opposition par le régime dictatorial depuis l’indépendance, seront les facteurs principaux qui vont déclencher des émeutes bientôt.

Sinon pourquoi des pays comme la Tunisie ou l’Égypte, à titre non exhaustif, auraient enregistré des soulèvements ces derniers mois ? A Djibouti les choses ne sont pas différentes : la famille de Guelleh et Consorts assumera la responsabilité de ce qui va se passer bientôt dans le bled. Les slogans des émeutiers (“dégage IOG”) traduisent le désenchantement populaire.

Il est important de rappeler que la fuite des investisseurs et le déclin économique du pays sont la conséquence directe de l’accaparement des richesses par une minorité liée à son clan et au clan de sa femme.

Depuis la semaine dernière les familles de neuf ministres ont pu sortir du pays avec des passeports diplomatiques. Quatre ou cinq membres de la proche famille du président Djiboutien ont atterri dimanche matin à l’aéroport d’Atlanta.

Il s’agit de deux des frères de la femme de IOG, de leurs épouses et de leurs enfants, de la famille au complet d’Ismail Tani, de la famille au complet du chef du SDS Hassan Said et de certains membres de la famille du général Zakaria .

Cela
nous a été confirmé par une source au palais présidentiel.

D’autres se sont envolés vers l’Europe plus précisément vers la France et l’Angleterre. Quant à la famille de Djama Haid, ils étaient tous déjà installés au Canada depuis l’été dans leur résidence “permanente” canadienne. Ils y possèdent trois maison dans la région de Montréal à Pierrefond.

En plus de la fuite des familles de nos dirigeants vers l’étranger, il semble que ce qu’il reste des autorités djiboutinnne et des commerçants proches du régime essayent
de sortir toute leurs liquidités du pays : les banques sont prises d’assaut.

Certaines informations qui nous viennent du pays affirment qu’IOG aurait fait évacuer sa femme et ses filles vers les États-Unis en Arizona où il possède une maison.

A. D.