05/03/11 (B594) Guelleh refuse aux Djiboutiens l’autorisation de manifester et ses hordes policières et militaires les empêchent d’exercer leur droit légitime et reconnu : celui d’exprimer dans la rue, leurs revendications … (Article AP en Français)

Déploiement massif des forces de l’ordre à Djibouti pour empêcher les manifestations de l’opposition

Déploiement massif des forces de l’ordre à Djibouti pour empêcher les manifestations de l’opposition. Policiers, gendarmes et soldats ont investi les rues de Djibouti vendredi, empêchant la tenue d’une manifestation de l’opposition pour réclamer le départ du président Ismaïl Omar Guelleh

Après avoir déjà effectué deux mandats, ce dernier, dont la famille est au pouvoir depuis plus de 30 ans, devrait en obtenir un troisième lors de la présidentielle du mois d’avril. Il avait modifié la Constitution l’an dernier pour abroger le limite fixant à deux le nombre de mandats présidentiels. Guelleh était seul candidat lors de l’élection de 2005.

Il y a deux semaines, des milliers de personnes s’étaient rassemblées dans ce petit pays de la Corne de l’Afrique, entouré par l’Erythrée, l’Ethiopie et la Somalie, avec le Yémen qui lui fait face de l’autre côté du golfe d’Aden.

Ce vendredi, les organisateurs se sont vus refuser l’autorisation de manifester à nouveau. Selon Souleiman Farah Lodon, vice-président du Mouvement pour le renouveau démocratique (opposition), les forces de sécurité ont à la place bloqué la route menant au stade principale de la ville, où était prévu le rassemblement. Le secteur est “complètement couvert” par le dispositif sécuritaire, a-t-il ajouté.

“Ils ne veulent pas laisser la population circuler. Ceci prouve véritablement la nature de ce gouvernement”, a déclaré, depuis Londres où il vit en exil, l’opposant et candidat potentiel à la présidence Abdourahman Boreh.

Dans un courrier aux organisateurs, le ministre de l’Intérieur Yacin Elmi Bouh réclame le report de la manifestation de vendredi en raison des violences qui ont marqué celle du 18 février. “Les violentes réactions des manifestants ont surpris tout le monde”, écrit-il.

Mais selon Abdourahman Boreh, les manifestants n’ont fait que réagir à l’agression des forces de l’ordre. Ils étaient environ 6.000 lors de ce rassemblement dans la cité-Etat de 750.000 habitants, ancienne colonie française sous le nom de Territoire français des Afars et des Issas, qui abrite d’importantes bases militaires étrangères, dont la seule base américaine d’Afrique.