06/03/11 (B594) ALERTE ROUGE / Qui a intérêt à susciter des bagarres entre les jeunes des quartiers ? Le régime, pour tenter de se maintenir provoque-t-il la division entre les différentes composantes de la population !! Certains ministres ont-ils payé des jeunes pour qu’ils organisent des affrontements inter-quartiers ? (Extrait du Journal de Djibouti du 5 mars / Disponible aussi sur FaceBook)

Hier vendredi soir (4/03), de violents affrontements ont opposé les jeunes des quartiers 3, 4 5 et 6.

Une véritable bataille a opposé les jeunes des quartiers 3, 4 ,5 et 6 qui se sont violement affrontés entre eux. La police a été débordée par ces bagarres. On ne sait pas combien il y a eu des jeunes blessés ni l’importance des dégâts.

La bataille a commencé vendredi vers 20h00, le soir.

A l’origine, les jeunes du quartier 6 ont reprochés à leurs “collègues” du quartier 3 de soutenir le pouvoir. Ensuite le quartiers 5 les a rejoint pour se battre contre le quartier 3.

Le quartier 4 s’est porté au secours du quartier 3 qui était en difficulté. Les jeunes de ce quartier ne pouvaient pas résister aux assauts de deux quartiers.

Le tribalisme, toujours le tribalisme séculaire !

Des femmes comme des hommes sont venus en aide à leurs jeunes et ils ont participé pour la première fois, à une bataille rangée.

La police a été submergée par ces bagarres que l’on n’avait jamais vues à Djibouti. Aux côtés des jeunes, les mamans se battaient avec vigueur et détermination.

La bataille s’est prolongée jusaue vers minuit. Ni la police, ni la gendarmerie n’avaient pu y mettre un terme. Les jeunes étaient armés de gourdins, d’armes blanches comme des sabre et ou de très grosses pierres.

La bataille a été particulièrement féroce avenue 26 où tout a été saccagé.

Il est urgent de demander aux jeunes de cesser de se battre pour des raisons tribales qui ne sont pas à l’ordre du jour.

Le calme n’est revenu que vers 1h00 du matin. On ne sait pas encore combien de jeunes ont été arrêtés par les forces de police et de gendarmerie.

Boulevard de Gaulle, les unités de la garde républicaine étaient chargées de sécuriser les alentours. Le CES Boulaos a été bombardé par une pluie de pierres.

Dans le reste de la ville tout est resté calme. Même a Balbala, les gens ne sont pas soulevés. Les appels téléphoniques émanaient surtout des quartiers 3, 4 ,5 et 6.

Même les gaz lacrymogènes de la police n’ont pas pu arrêter la folie de tous ces jeunes qui se sentent abandonnés par le pouvoir. Donc ils règlent cela à coup de warafs et de couteaux.

Ce soir (samedi 5/03), la police quadrille toute la zone. On ne signale ni blessés ni morts mais beaucoup de dégâts.

Comme son habitude la RTD n’a même pas évoqué le sujet.

De nombreux habitants de Djibouti soupçonnent certains ministres d’être derrière ces affrontements entre bandes de jeunes, qu’ils auraient intérêt à provoquer et à encourager. Certains disent ausi que c’est cette drogue “damahi” et l’argent sale qui seraient, entre autres, les causes de ces bagarres.

Les mamans des quartiers 6 se sont réunies, samedi soir, sous le château d’eau et elles ont demandé d’empêcher les jeunes, qui deviennent de plus en plus violents, de sortir.

Les bagarres ainsi que les viols sont monnaie courante. Les mamans ont demandé aux Oulémas de tout faire pour que les jeunes soient remis sur le droit chemin.