03/04/11 (B598) (Source Réalité / ARD ) IOG à Obock : défaite de l’imposture !

La campagne chaotique du candidat illégal à un troisième mandat anticonstitutionnel l’a conduit samedi matin à Obock, ville martyre et laboratoire des injustices du régime patrimonial institué depuis l’indépendance.

Malgré les liasses de billets et autres ballots de khat généreusement distribués depuis quelques semaines par un ministre de la région en mal de promotion, la population d’Obock a dignement ignoré le cirque présidentiel.

La fédération locale de l’ARD a tenu à organiser une bruyante manifestation anti troisième mandat illégal au centre ville. Ce qui a fortement déstabilisé les sbires locaux et autres dépêchés de la capitale qui ont voulu étouffer la contestation en lâchant des militaires enragés contre les paisibles manifestants de l’opposition.

Au cours de la bousculade musclée, les prédateurs armés ont finalement battu en retraite, confisquant au passage quelques banderoles et mégaphones. Aux dernières nouvelles, cette protestation des Obockois aurait fortement perturbé le candidat illégal qui serait reparti plus tôt que prévu, constatant que la population de ce district sinistré n’était surtout pas disposée à écouter ses balivernes, car intimement convaincue que l’Emir de Haramous est le principal responsable du malheur du peuple djiboutien.

Ainsi va la campagne chaotique du candidat solitaire de 2005 et illégal de 2011, coupé du peuple, il en est réduit à défiler partout devant quelques centaines de figurants fatigués pour les besoins de la RTD quant il ne convoque pas JEUNE AFRIQUE à coup de centaines de millions de nos francs d’argent public.

Pour sa part, la fédération ARD d’Obock exige la restitution immédiate du matériel de sonorisation arraché des mains de ses militants par les prédateurs armés du régime. La lutte continue, et à Obock, comme partout sur le territoire national, un seul slogan reste de mise : “Dégage IOG”.