22/04/11 (B600) Yémen Express – plan de départ du président, un vendredi “de la dernière chance” – Saleh promet de rester au pouvoir – le président Saleh dit résister et s’attacher à la Constitution – des femmes, en colère contre leur président, défendent la mixité – Les deux plus influentes tribus du Yémen invitent Saleh à démissionner – 10 000 soldats font défection pour rallier les rebelles – Les Yéménites manifestent contre la proposition des pays du Golfe – Le président Saleh prêt à «un transfert pacifique du pouvoir» – les manifestants contre tout dialogue avec le régime de Saleh – les monarchies du Golfe pour un départ du président Saleh (10 articles)

____________________ 10 – Nouvel Obs avec AFP

22/04 Yémen: plan de départ du président, un vendredi "de la dernière chance"

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, dont le groupe a offert sa médiation dans la crise yéménite, est arrivé jeudi à Sanaa pour de nouvelles consultations.

Les médiateurs du Golfe dans la crise yéménite ont proposé jeudi au président Ali Abdallah Saleh de partir 30 jours après la formation d’un gouvernement d’union, alors que les protestataires ont appelé à manifester pour un "vendredi de la dernière chance" afin d’obtenir son départ.

L’ambassade du Yémen à Washington a confirmé jeudi dans un communiqué que M. Saleh avait reçu la proposition des mains du secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, et que le parti présidentiel donnerait sa position officielle dans les 24 heures.

Pour sortir de la crise, M. Zayani a proposé "la formation d’un gouvernement d’union nationale", puis un transfert du pouvoir par le chef de l’Etat au vice-président et un arrêt des manifestations, a déclaré à l’AFP une source gouvernementale.

Cette même source, qui a requis l’anonymat, a précisé que "le président présentera ensuite sa démission à la Chambre des députés dans un délai de 30 jours", au terme duquel un président intérimaire et le gouvernement d’union procèderont à l’organisation d’une élection présidentielle dans les 60 jours.

Fortement contesté dans la rue depuis janvier, M. Saleh s’est vu offrir un tel départ avec la garantie de ne pas être poursuivi en justice, a affirmé à l’AFP un haut responsable de l’opposition, Hassan Zayd.

Selon lui, la proposition prévoit "la démission du président Saleh et la promulgation d’une loi d’amnistie", lui offrant des garanties qu’il ne sera pas inquiété après son départ du pouvoir.

"Cette offre n’attend que l’accord du président", a ajouté M. Zayd, chef du parti islamiste Al-Haq, membre du Forum commun, une coalition de l’opposition parlementaire.

M. Zayani a rencontré jeudi à Sanaa le président Saleh et des représentants du Forum commun, auxquels il a remis "l’approche des ministres des Affaires étrangères du CCG pour un règlement de la crise", selon des sources officielle et au sein de l’opposition.

Au pouvoir depuis 32 ans, M. Saleh a répété mercredi qu’il allait continuer à "résister" et qu’il ne cèderait le pouvoir que dans le cadre de la Constitution. "Que ceux qui veulent parvenir au pouvoir s’en remettent au verdict des urnes", a-t-il dit alors que son mandat court jusqu’en 2013.

Face à l’instrigeance du chef de l’Etat, les protestataires, qui campent depuis la mi-février sur la "place du Changement" à Sanaa avec le soutien de l’opposition, ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation, baptisée "vendredi de la dernière chance".

Le parti présidentiel a prévu des contre-manifestations pour un "vendredi de la réconciliation".

"M. Saleh sait que ses jours sont comptés", a estimé M. Zayd, ajoutant: "Plus tôt il démissionnera, plus il aura des chances d’avoir des garanties".

"S’il tarde à démissionner et si l’effusion de sang continue dans le pays, il réduira ses chances d’avoir des garanties", a-t-il averti, indiquant que M. Saleh pourrait trouver refuge dans un pays voisin, "probablement aux Emirats arabes unis".

Le mouvement de contestation populaire organise depuis fin janvier des manifestations quasi-quotidiennes pour réclamer le départ immédiat du président Saleh. En raison de la répression sanglante de leur mouvement qui a fait plus de 130 morts, les protestataires exigent que M. Saleh soit jugé.

"En cas d’échec des efforts déployés pour un règlement politique, l’opposition n’aura d’autre choix que de se rallier aux jeunes dans la rue", a averti Mohamed Qahtan, un porte-parole du Forum commun, l’opposition parlementaire, dans une déclaration à la presse.

____________________ 9 – EuroNews

21/04 Yémen: Saleh promet de rester au pouvoir

Le président yéménite dénonce ce qu’il qualifie de “tentatives de coup d’Etat”. Alors que les médiateurs du Golfe tentent de trouver une issue à la crise que traverse le pays, des milliers de femmes soutenant Ali Abdala Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, manifestaient mercredi à Sanaa. Les pays du Golfe ont décidé d’envoyer sur place le chef de la diplomatie des Emirats arabes unis.

En attendant une éventuelle issue diplomatique, le mouvement de contestation initié il y a trois mois se poursuit. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans le calme dans la capitale mais aussi à Taëz.

Malgré la répression sanglante du régime, l’opposition reste mobilisée, exigeant le départ immédiat du président. Un président qui n’hésite pas à ouvrir le feu sur les militants.

Ce mercredi un homme en moto a ouvert le feu sur les protestataires qui dormaient sur le lieu d’un sit-in permanent à Hodeïda, sur la mer Rouge.

____________________ 8 – Romandie News avec AFP

20/04 Yémen: le président Saleh dit résister et s’attacher à la Constitution

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, dont l’opposition réclame le départ immédiat, a affirmé mercredi qu’il allait continuer à résister à ses détracteurs, s’attachant à la Constitution pour un transfert de pouvoir, a rapporté l’agence officielle Saba.

Nous allons continuer à résister (…), imperturbables et attachés à la légitimité constitutionnelle, tout en rejetant les complots et les coups d’Etat, a déclaré M. Saleh.

Le chef de l’Etat, qui s’exprimait devant un groupe de femmes à Sanaa, a répété qu’il n’accepterait de céder le pouvoir que par la voie des élections.

Que ceux qui veulent parvenir au pouvoir s’en remettent au verdict des urnes. Un changement ne peut se faire que par des élections et dans le cadre de la légitimité constitutionnelle, a encore ajouté M. Saleh, dont le mandat court jusqu’en 2013.

Ces déclarations interviennent alors que la médiation menée par les monarchies du Golfe ne semble pas donner de résultat, après des rencontres dimanche avec des représentants de l’opposition yéménite et mardi avec une délégation du régime de Sanaa.

Le président Saleh est fortement contesté par un mouvement de contestation populaire qui, soutenu par l’opposition, réclame depuis fin janvier son départ immédiat.

La répression des manifestations a fait plus de 130 morts.

____________________ 7 – Le Vif (Belgique) avec Belga

16/04 Yémen: des femmes, en colère contre leur président, défendent la mixité

Des femmes yéménites ont manifesté samedi à Sanaa et d’autres villes du Yémen pour protester contre leur président, qui a appelé à interdire la mixité parmi les rassemblements de jeunes protestataires réclamant sa démission.

"Sit-in, sit-in jusqu’à la chute du régime", ont clamé un millier de femmes, toutes drapées de noir, qui ont organisé à Sanaa une marche de la place du Changement, épicentre de la contestation anti-régime, jusqu’au Parquet où elles ont déposé une plainte contre le président Ali Abdallah Saleh.

Jouant sur la fibre religieuse des Yéménites, M. Saleh, qui s’adressait vendredi à ses partisans rassemblés à Sanaa, s’est attaqué à la participation des femmes au mouvement de protestation lancé fin janvier. Le procureur général a ordonné l’ouverture d’une enquête. Avant le début du mouvement de contestation, "M. Saleh se présentait en défenseur des droits de la femme, soutenant qu’elle est l’égale de l’homme au point qu’il proposa de consacrer aux femmes 41 sièges au Parlement", contre un actuellement, a rappelé une militante.

Des manifestations similaires ont eu lieu à Taëz et à Ibb. Le Yémen est un pays pauvre à structure tribale où la femme, qui subit encore le poids de la religion, est obligée de porter le voile en public, mais la mixité y est tolérée dans la fonction publique et à l’université notamment. (DGO)

____________________ 6 – La Presse canadienne avec AP

15/04 Les deux plus influentes tribus du Yémen invitent Saleh à démissionner

Cent chefs appartenant aux deux tribus les plus importantes et influentes du Yémen ont appelé vendredi le président Ali Abdullah Saleh, contesté depuis deux mois par la rue, à quitter immédiatement le pouvoir et à retirer à son fils le contrôle des forces de sécurité.

Cette annonce confirme l’effritement des soutiens dont bénéficie le chef d’État yéménite, au pouvoir depuis 32 ans, après des semaines de manifestations pour réclamer son départ. Les 100 chefs des tribus Hachid et Bakil ont publié un communiqué à l’issue de deux jours de réunion avec des dignitaires religieux, des professeurs d’université et des militants des droits pour discuter de la crise dans le pays.

Les dirigeants des deux tribus avaient déjà apporté leur soutien à l’opposition après la journée la plus sanglante du mouvement de contestation, celle du 18 mars, durant laquelle des tireurs embusqués avaient tué plus de 40 manifestants à Sanaa, la capitale.

Dans leur communiqué de vendredi, ils appellent le président Saleh à démissionner «immédiatement et à limoger ses fils et membres de sa famille de leurs postes influents dans les appareils de sécurité et l’armée».

Des manifestations anti-gouvernementales ont à nouveau eu lieu vendredi, réunissant des centaines de milliers de personnes après la prière devant l’université de Sanaa. Des manifestations massives ont également eu lieu dans les villes de Taëz et Aden (sud) et dans la province d’Hadramawt (est).

De son côté, Saleh a rassemblé des dizaines de milliers de partisans près de son bureau, déclarant à la foule que leur présence témoignait de sa légitimité et d’un «rejet du chaos».

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a proposé dimanche dernier que le chef d’État yéménite cède le pouvoir à son vice-président en échange d’une immunité judiciaire pour lui et sa famille. La proposition, qui ne fixait aucun calendrier, a été rejetée par Saleh et par l’opposition.

Cette dernière réclame le départ immédiat du président, dont le mandat expire en 2013. Le CCG a appelé les deux parties à se réunir samedi dans la capitale saoudienne, Riyad.

Depuis le début de la contestation à la mi-février, la répression des manifestations a fait plus de 120 morts, selon des organisations yéménites de défense des droits.

______________________ 5 – Quotidien du Peuple (Chine)

15/04 Yémen: 10 000 soldats font défection pour rallier les rebelles

Près de 10 000 soldats et officiers de la garde républicaine, de la sécurité centrale et de l’armée de l’air yéménites ont fait défection mercredi pour rallier les manifestants et demander la démission immédiate du président Ali Abdallah Saleh, a rapporté à Xinhua un responsable de l’armée.

« Plus de 10 000 soldats et officiers de la garde républicaine, de la sécurité centrale et de l’armée de l’air yéménites sont arrivés mercredi au siège de la 1ère division blindée dans la capitale de Sanaa et ont rencontré le général de division Ali Mohsen al-Ahmar », a déclaré à Xinhua ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

« Ils ont déclaré devant le commandant al-Ahmar leur défection des forces du gouvernement Saleh et leur ralliement aux manifestants conduits par la jeunesse, promettant de soutenir et de protéger la révolution pacifique de ces jeunes », a dit le responsable.

Plus tôt dans la journée, un autre responsable de l’armée a déclaré à Xinhua qu’un soldat et un officier de l’armée de M. al- Ahmar avaient été tuées dans la nuit dans une attaque de forces de sécurité pro-Saleh à Sanaa. Les troupes ont aussi abattu quatre de ces agresseurs, a-t-il dit.

L’agence de presse étatique Saba, citant un responsable du ministère de la Défense, a déclaré que la 1ère division blindée avaient commencé à attaquer les forces de sécurité pro- gouvernementales, accusant ces forces défectionnaires de soulèvement et de sédition organisée.

M. al-Ahmar, chef de la 1èr division blindée et commandant de la région militaire du nord-ouest, est le demi-frère du président Saleh. Il a fait défection du gouvernement pour rallier les manifestants après le début des tirs sur les manifestants à Sanaa le 18 mars.

M. al-Ahmar a exprimé mardi son soutien au plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG) proposant que M. Saleh cède le pouvoir à son adjoint en échange d’une immunité contre les poursuites.

Le Yémen est secoué depuis la mi-février par des manifestations contre le gouvernement demandant le départ immédiat du pouvoir de M. Saleh, dirigeant en place depuis 33 ans. Cette crise politique a entraîné une dégradation de la sécurité et de la stabilité du pays après le retrait de la police de certaines villes de provinces majeures, sur décision du gouvernement et sous le prétexte d’éviter les frictions avec les manifestants.

Le président Saleh a déclaré le 28 mars avoir perdu le contrôle de cinq provinces, passées aux mains de tribus locales ou du mouvement Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqap).

__________________________ 4 – La Presse canadienne avec AP

12/04 Les Yéménites manifestent contre la proposition des pays du Golfe

Plusieurs dizaines de milliers de Yéménites manifestaient mardi dans les principales villes du pays pour protester contre la proposition du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

L’organisation, qui regroupe six pays du Golfe, a appelé le président Ali Abdullah Saleh à démissionner dimanche dans le cadre d’une proposition prévoyant le transfert du pouvoir à son vice-président, en échange de l’immunité pour lui et sa famille.

Le président, au pouvoir depuis 32 ans, refuse de céder les rênes du pays, malgré des manifestations quasi-quotidiennes depuis deux mois au Yémen. Plus de 120 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation.

Lundi, il a encore écarté tout départ avant la fin de son mandat, en 2013.

Les manifestants ont brandi mardi des banderoles indiquant qu’«après avoir fait couler le sang, Saleh doit être jugé». Plusieurs centaines de militaires et d’officiers de sécurité en uniforme, qui ont pris fait et cause pour les manifestants, ont participé au mouvement.

_______________________________ 3 – Ouest France

11/04 Yémen. Le président Saleh prêt à «un transfert pacifique du pouvoir»

Après plusieurs mois de contestation et de violences, le président du Yémen Ali Abdallah Saleh serait prêt à lâcher du lest. Il est favorable à un «transfert pacifique du pouvoir, mais dans le cadre de la Constitution», a annoncé, ce lundi, une source de la présidence.

Le communiqué de la présidence ne dit pas explicitement si le chef de l’Etat accepte de se démettre, comme le prévoit l’iniatiative des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) annoncée dimanche soir.

Vers une réunion entre Saleh et l’opposition ?

«La présidence accueille favorablement les efforts des frères du CCG visant à contribuer à un règlement de la crise (…), précise le communiqué, selon lequel, le Yémen va considérer l’initiative du CCG comme une base pour mener le dialogue».

Au terme d’une réunion à Ryad de leurs ministres des Affaires étrangère, les six membres du CCG avaient appelé le gouvernement de M. Saleh et l’opposition à une réunion dans la capitale saoudienne en vue d’une transition pacifique au Yémen.

_______________________________ 2 – Le Parisien

11/04 Yémen: les manifestants contre tout dialogue avec le régime de Saleh

Le mouvement de protestation au Yémen refuse le dialogue avec le régime de Sanaa, proposé par les monarchies arabes du Golfe pour aboutir au départ du président Ali Abdallah Saleh, | Mohammed Huwais

Le mouvement de protestation au Yémen refuse le dialogue avec le régime de Sanaa, proposé par les monarchies arabes du Golfe pour aboutir au départ du président Ali Abdallah Saleh, a déclaré lundi à l’AFP un représentant des jeunes protestataires qui campent à Sanaa.

"Nous ne sommes concernés par aucun règlement négocié entre le pouvoir et l’opposition et qui ne répond pas à notre revendication principale: la chute du régime avec tous ses symboles", a déclaré Adel al-Rabii, un dirigeant des protestataires qui observent depuis le 21 février un sit-in à Sanaa.

"Nous n’acceptons pas la récupération de notre révolution", a ajouté M. Rabii, affirmant "parler au nom de tous les jeunes manifestants" à Sanaa mais aussi dans les autres grandes villes comme Taëz, au sud de Sanaa, Hodeida, sur la mer Rouge et Aden, dans le sud du pays.

Les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui ont relancé dimanche leur médiation dans la crise yéménite, ont demandé à M. Saleh de céder le pouvoir à son vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi, en vue d’une transition pacifique du pouvoir.

Au terme d’une réunion à Ryad de leurs ministres des Affaires étrangère, les six membres du CCG ont appelé le gouvernement de M. Saleh et l’opposition à une réunion dans la capitale saoudienne en vue d’une transition pacifique au Yémen.

Le plan du CCG prévoit la constitution d’un gouvernement d’union nationale dirigé par l’opposition qui sera chargé d’élaborer une Constitution et d’organiser des élections.

L’opposition parlementaire a pour sa part salué l’offre du CCG. "Nous nous félicitons des résultats de la réunion ministérielle du CCG", a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohamed Qahtane.

Il a ajouté que "le Forum commun doit se réunir pour étudier la proposition" du CCG.

Ce Forum regroupe les formations de l’opposition parlementaire, dont le parti islamiste Al-Islah et le Parti socialiste yéménite (PSY).

Le Yémen est depuis fin janvier le théâtre de manifestations réclamant le départ du président Saleh, qui ont fait plus de 100 morts.

_______________________________ 1 – Le Parisien

10/04 Yémen: les monarchies du Golfe pour un départ du président Saleh

Des dizaines de milliers de Yéménites ont conspué le régime dimanche, au lendemain de combats de rue entre manifestants et policiers à Sanaa et Taëz qui ont fait un mort, alors que les monarchies du Golfe tentaient de trouver une issue à la crise.

Les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont demandé au président yéménite contesté Ali Abdallah Saleh de céder le pouvoir à son vice-président pour un règlement de la crise dans son pays, alors que des milliers de Yéménites ont continué à défier le pouvoir dimanche.

Au terme d’une réunion de leurs ministres des Affaires étrangère à Ryad, les six membres du CCG ont appelé le gouvernement de M.

Pour y parvenir, "le président de la république annonce le transfert de ses prérogatives au vice-président", Abd Rabbou Mansour Hadi, et "un gouvernement d’union nationale dirigée par l’opposition" aura la charge de "mettre en place une Constitution et d’organiser des élections", a expliqué le secrétaire général du groupe régional, Abdellatif Zayani

Des dizaines de milliers de Yéménites ont conspué le régime dimanche, au lendemain de combats de rue entre manifestants et policiers à Sanaa et Taëz qui ont fait un mort.

Un manifestant a été tué et des dizaines de personnes blessées lors de heurts avec les forces de l’ordre samedi, qui se sont poursuivis pendant une bonne partie de la nuit, selon un bilan fourni dimanche par des sources médicales et par des comités encadrant les protestations contre le régime.

Le manifestant est mort à Taëz, ville située au sud de la capitale et où quatre manifestants avaient été tués vendredi.

En outre, 43 manifestants ont été blessés par balle, 29 par des coups de bâton, 580 autres ont souffert de suffocations après avoir inhalé des gaz lacrymogènes.

Une vingtaine d’autres manifestants ont été arrêtés.

Le bilan est tout aussi lourd à Sanaa, où 30 manifestants ont été blessés par balle, 80 par des coups de bâton et 1.200 ont été soignés pour avoir inhalé des gaz lacrymogènes, selon des sources médicales.

Après ces affrontements nocturnes, des dizaines de milliers de Yéménites opposés au président Ali Abdallah Saleh ont manifesté dimanche sans incident à Sanaa, à Taëz et Ibb, plus au sud-ouest, ainsi qu’à Hodeïda, sur la mer Rouge, selon des témoins.

A Sanaa, les protestataires, qui campent depuis près de deux mois sur la place du Changement, ont défilé sur l’une des principales artères de la capitale, en répétant des slogans appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Ils arboraient le drapeau national et ceux de plusieurs pays arabes, dont celui du Qatar. Ce pays du Golfe avait suscité la colère de Sanaa pour avoir envisagé le départ de M. Saleh dans le cadre d’une médiation régionale dans le crise yéménite.

Dans d’autres violences liées à Al-Qaïda, un colonel des services de renseignements a été assassiné samedi et son fils blessé dans la région de Loder, dans le sud du Yémen, ont indiqué dimanche des sources médicale et de sécurité.

Par ailleurs, un soldat et un militant présumé d’Al-Qaïda, ont été tués dans les combats samedi dans la région proche de Joar, selon une source des services de sécurité.

Les Etats-Unis collaboraient étroitement avec le régime du président Saleh dans la lutte contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), né d’une fusion des branches yéménite et saoudienne du réseau, qui est actif dans le sud et l’est du Yémen.