25/05/11 (B605) Yémen Express – Le président du Yémen exclut de démissionner et de laisser son pays «en déroute» – Fusillades entre forces gouvernementales et opposants tribaux à Sanaa – un missile tiré sur la maison d’un chef tribal à Sanaa – Sanaa rejette toute ingérence – Violences au Yémen entre police et opposition – heurts entre police et éléments tribaux, des blessés – L’ambassadeur des USA encerclé au Yémen “se porte bien”, selon la diplomatie US – Saleh refuse de signer l’accord, menace d’une guerre civile – la médiation suspendue (10 articles)

_____________ Note de l’ARDHD : la politique de la terre brûlée !

Après avoir fait semblant d’accepter de signer l’accord qui prévoyait son départ, Saleh a louvoyé, allant même jusqu’à demander au dernier moment, à ses partisans, d’encercler les diplomates dans l’Ambassade des émirats pour éviter la cérémonie de signature..

Maintenant, il déclenche la guerre civile, préférant détruire son pays, dont il a asséché les finances alors qu’il est l’un des plus pauvres de la planète. La situation est alarmante et catastrophique à plus d’un titre. Espérons que la CPI va s’occuper de lui en diligentant une enquête, au cas où la justice yéménite serait empêchée de le faire.

_________________________ 10 – AP

Le président du Yémen exclut de démissionner et de laisser son pays «en déroute»

De Ahmed Al-Haj et Ben Hubbard,

Le président contesté du Yémen, Ali Abdullah Saleh, a promis mercredi de ne pas démissionner ni de laisser son pays devenir un «État en déroute», alors même que des combats entre des troupes gouvernementales et des membres de l’une des plus puissantes tribus du pays ont éclaté dans certaines parties de la capitale.

Les deux camps ont chacun évoqué le spectre d’une guerre civile, alors que le bilan des victimes des trois derniers jours a atteint au moins 63 morts. Les derniers sursauts de violence surviennent quelques jours seulement après qu’une tentative de médiation arabe visant à mettre fin au règne du président Saleh et à trois mois de révolte eut échoué.

La déclaration présidentielle de mercredi, lue par le porte-parole Ahmed al-Soufi lors d’une rencontre avec des alliés tribaux, exclut l’idée d’un départ volontaire du président et critique vertement les efforts appuyés par les États-Unis pour négocier son départ après 32 ans de règne autoritaire.

«Je ne quitterai pas le pouvoir et je ne quitterai pas le Yémen», affirme la déclaration. «Je n’accepte pas d’ordres de l’étranger.»

M. Saleh a également soutenu que son renversement pourrait transformer le Yémen en havre d’Al-Qaïda, touchant ainsi directement aux craintes des États-Unis, qui redoutent que le chaos au Yémen ne permette aux terroristes de se bâtir davantage de bases.

La branche yéménite d’Al-Qaïda a été liée à l’attentat raté à bord d’un avion à destination de Detroit, le jour de Noël 2009, et à des colis explosifs découverts l’an dernier à Dubaï et au Royaume-Uni.

«Le Yémen ne sera pas un État en déroute. Il ne deviendra pas un refuge pour Al-Qaïda», affirme le président Saleh dans la déclaration. Il a également soutenu qu’il travaillerait pour éviter que les violences récentes ne «plongent le pays dans un état de guerre civile».

Le président américain Barack Obama a demandé à son homologue yéménite de céder le pouvoir, un changement de position pour une administration qui a déjà considéré le dictateur comme un allié nécessaire contre le terrorisme.

Mercredi, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé l’arrêt immédiat des combats au Yémen, s’inquiétant du fait que les affrontements «pourraient déstabiliser davantage la situation», a indiqué le porte-parole Martin Nesirky au siège de l’organisation à New York.

Les combats ont débuté lundi après que des soldats pro-Saleh eurent tenté d’attaqué le complexe du cheikh Sadeq al-Ahmar, chef de la puissante tribu des Hached. Des centaines de combattants tribaux se sont dirigés vers le quartier de Hassaba, dans le nord de la capitale Sanaa, où des escarmouches ont eu lieu avec les soldats gouvernementaux.

Ces derniers ont bombardé mercredi la zone autour de la maison d’Al-Ahmar, tandis que des tireurs en tenue civile échangeaient des coups de feu et des roquettes avec des membres de la tribu.

Les batailles ont dévasté le quartier, où sont situés plusieurs bureaux ministériels et le quartier général du parti au pouvoir. Les combattants tribaux ont occupé 16 ministères et d’autres institutions gouvernementales, tandis que les forces pro-Saleh ont utilisé le ministère de l’Intérieur comme base principale.

Un groupe de partis d’opposition qui voulait négocier avec le président Saleh a qualifié l’attaque de «crime planifié» et de «violence étatique pour se venger» d’Al-Ahmar, qui a appuyé les manifestants anti-gouvernementaux.

________________________ 9 – 20 minutes.fr

Yémen: Fusillades entre forces gouvernementales et opposants tribaux à Sanaa

Les fusillades entre les forces gouvernementales yéménites et les opposants de la fédération tribale Hached ont repris ce mercredi à Sanaa, ont déclaré plusieurs habitants.

Le président Ali Abdallah Saleh a déclaré dans la matinée à quelques journalistes qu’il ne ferait pas de nouvelle concession aux rebelles et qu’il continuerait de combattre ceux qui menacent, selon lui, la sécurité et la stabilité du Yémen.

21 morts mardi

Il s’est redit prêt à parapher un accord de transition du pouvoir qu’il a déjà failli signer à trois reprises.

Les membres des forces de sécurité du président Ali Abdallah Saleh sont opposés à la garde de Sadik al Ahmar, chef de la fédération tribale Hached, qui s’est ralliée à l’opposition. Les affrontements ont fait au moins 21 morts mardi.

________________________ 8 – AFP

Yémen : 38 morts dans d’intenses combats entre la police et une tribu à Sanaa

De Hammoud MOUNASSAR

D’intenses combats ayant fait mardi 38 morts se sont poursuivis tard dans la nuit à Sanaa entre les partisans du chef tribal le plus influent du Yémen aux forces du président contesté Ali Abdallah Saleh, les premiers du genre depuis le début du mouvement de contestation fin janvier.

Vingt-quatre partisans du chef de la puissante tribu des Hached, cheikh Sadek al-Ahmar, ont été tués, dont trois dignitaires tribaux, et des dizaines d’autres ont été blessés, a indiqué à l’AFP une source médicale.

En outre, 14 soldats ont été tués et deux autres sont portés disparus, a rapporté le ministère de la Défense sur son site internet 26sep.net, citant le ministère de l’Intérieur.

Un précédent bilan faisait état de six morts -cinq éléments tribaux et un policier- mardi dans les combats, qui se poursuivaient tard dans la nuit dans le quartier al-Hasaba, dans le nord de Sanaa, selon un correspondant de l’AFP.

Les combats avec des armes de tous calibres se concentraient aux alentours de la résidence de cheikh Ahmar, tenue par des combattants de ce dignitaire, rallié à l’opposition, et des bâtiments du ministère de l’Intérieur notamment, a-t-il ajouté.

Peu après minuit, le crépitement des armes automatiques résonnait dans le quartier, ont indiqué des habitants, terrés chez eux.

En milieu de soirée, quatre obus se sont abattus sur le périmètre du ministère de l’Intérieur, selon des témoins.

Peu auparavant, la résidence de cheikh al-Ahmar avait été touchée par un missile, ce qui avait fait plusieurs morts et blessés, avait indiqué une source tribale.

"Parmi les blessés figure le général Ghaleb Gamach, chef d’une mission de médiation" entre le pouvoir et cheikh Sadek al-Ahmar, avait-elle ajouté.

Les affrontements, qui avaient déjà fait six morts lundi, ont éclaté au lendemain du refus du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur une transition pacifique du pouvoir, malgré les fortes pressions locales et internationales.

Face à ces violences, le médiateur du Golfe a appelé à un "arrêt immédiat" des combats sanglants à Sanaa. Abdellatif Zayani, secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a exprimé, dans des déclarations à la presse, la crainte de voir les combats qui se déroulent depuis deux jours à Sanaa s’"étendre" et appelé les parties impliquées à la retenue.

Il a estimé que l’initiative du CCG continuait d’offrir "une occasion de parvenir à une solution pacifique" au Yémen.

En dépit de plusieurs missions à Sanaa, il n’a pas réussi à convaincre le président Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, de signer un plan de sortie de la crise et le CCG a annoncé dimanche "la suspension" de sa médiation.

Le plan prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard du président en échange de l’immunité pour le chef de l’Etat et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

Selon des sources officielles, le ministère de l’Intérieur a été atteint dans la journée par une dizaine de roquettes antichars tirées par les partisans du chef tribal.

Pendant les violents affrontements de lundi, les partisans de cheikh Ahmar avaient pris le contrôle de plusieurs bâtiments publics, dont le ministère de l’Industrie.

La télévision d’Etat a affirmé pour sa part que le ministère du Tourisme, ainsi que l’agence de presse Saba, étaient la cible de tirs de la part des partisans du dignitaire tribal.

Chef de la puissante confédération tribale des Hached, dont fait partie M. Saleh, cheikh Ahmar s’est rallié en mars aux protestataires réclamant la chute du chef de l’Etat, qui a perdu aussi le soutien d’une partie de l’armée.

________________________ 7 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: un missile tiré sur la maison d’un chef tribal à Sanaa

La maison à Sanaa du chef tribal le plus influent du Yémen, cheikh Sadek al-Ahmar, a été touchée mardi en début de soirée par un missile, faisant plusieurs tués et blessés, a affirmé une source tribale.

La maison de cheikh Sadek Al-Ahmar (rallié à l’opposition du président Ali Abdallah) a été touchée par un missile et il y a eu plusieurs morts et blessés, dont des chefs de tribus et des médiateurs, a déclaré cette source.

Parmi les blessés figurent le général Ghaleb Gamach, chef d’une mission de médiation entre le pouvoir et cheikh Sadek al-Ahmar, a-t-elle ajouté, sans être en mesure de donner un bilan plus précis.

Cette source n’a également pas précisé le type de l’engin utilisé dans l’attaque et sa provenance.

De violents combats, ayant fait au moins six morts mardi, se sont déroulés durant la journée dans le périmètre de la résidence du chef des tribus Hached dans le nord de la capitale.

Ces combats, les premiers du genre depuis le début de la contestation du régime fin janvier, ont opposé les hommes du chef tribal aux forces de l’ordre.

Les affrontements, qui avaient déjà fait six morts lundi, ont éclaté au lendemain du refus du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur une transition pacifique du pouvoir, malgré les fortes pressions locales et internationales.

________________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Yémen: Sanaa rejette toute ingérence

Le Yémen a rejeté aujourd’hui toute ingérence dans ses affaires internes, après les déclarations de Paris qui a jugé "irresponsable" le refus du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord sur la transition.

Cité par les médias officiels, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a "regretté" la réaction de la France au refus de Saleh, fondée selon lui sur "des informations erronées". "Un règlement de la crise politique au Yémen est une affaire interne, et la République yéménite n’accepte les ordres d’aucune partie, respecte la souveraineté des Etats et refuse toute ingérence dans ses affaires internes", a ajouté le porte-parole. Il réagissait au porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero, qui a dénoncé hier comme "irresponsable et inacceptable" le refus du président contesté de signer un accord sur une transition du pouvoir, proposé par les monarchies du Golfe.

"Si le président Saleh persiste dans son refus de respecter ses engagements, la France est prête à en tirer toutes les conséquences, en lien avec l’Union européenne et ses partenaires européens", a averti Bernard Valero. Le président yéménite a mis en garde dimanche soir l’opposition contre une "guerre civile", en refusant de signer l’accord sur la transition.

La France est l’un des principaux partenaires économiques du Yémen, un pays pauvre de la Péninsule arabique, secoué depuis fin janvier par un large mouvement de protestation réclamant le départ du président Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans.

________________________ 5 – AP (Presse canadienne)

Violences au Yémen entre police et opposition

Les forces de sécurité ont affronté lundi à Sanaa des membres d’une des plus importantes tribus du pays, qui a rejoint l’opposition au président Ali Abdallah Saleh, face au refus de ce dernier de signer un accord de transition prévoyant son départ du pouvoir.

Au moins six personnes ont été tuées et 25 blessées dans les combats, les plus violents à ce jour entre pro et anti-Saleh.

Les violences se sont déclenchées devant le domicile de Sadeq al-Ahmar, chef de la principale tribu du Yémen, les Hachid, à laquelle appartient Saleh. En mars dernier, il a rejoint l’opposition au président au pouvoir depuis 32 ans.

On ignore ce qui a provoqué les violences, certains témoins évoquant l’installation de barrages par la police autour de la résidence d’Al-Ahmar, située près du ministère de l’Intérieur à Sanaa.

Les dirigeants du parti au pouvoir ont signé dimanche un accord prévoyant la démission du président Saleh dans les 30 jours, mais Saleh a refusé de le parapher.

________________________ 4 – Romandie News avec AFP

Yémen: heurts entre police et éléments tribaux, des blessés

Plusieurs personnes ont été blessées dans de violents affrontements entre la police et des partisans d’un chef tribal rallié à la contestation lundi à Sanaa, selon des sources de sécurité et des témoins.

De violents échanges de tirs opposaient par intermittence les deux parties autour de la résidence de cheikh Sadek al-Ahmar, le plus important chef tribal du Yémen, dans un quartier du nord de Sanaa, ont rapporté des témoins.

Les heurts ont commencé dans l’après-midi lorsque les forces de sécurité ont tenté de se déployer autour de la résidence de cheikh Ahmar, suscitant la réaction des hommes armés du chef tribal qui les en ont empêchés, ont indiqué des sources proches de cheikh Ahmar.

Une source policière a avancé une autre version, affirmant que les hommes de cheikh Ahmar ont pris d’assaut une école du quartier et les forces de sécurité sont intervenues.

Toutes les rues menant au quartier où se déroulaient les heurts ont été fermées, a constaté un correspondant de l’AFP

Ces violences sont intervenues au lendemain de l’échec d’une médiation du Golfe dans la crise politique au Yémen après le refus du président contesté Ali Abdallah Saleh de parapher un accord sur une transition du pouvoir prévoyant son départ.

________________________ 3 – AtlasInfo

L’ambassadeur des USA encerclé au Yémen "se porte bien", selon la diplomatie US

L’ambassadeur des Etats-Unis encerclé en compagnie d’autres diplomates dans une ambassade au Yemen "se porte bien", a indiqué, dimanche un responsable du Département d’Etat américain, cité par la chaine CNN.

L’ambassadeur américain Gerald Feierstein "a contacté ses supérieurs pour leur dire qu’il se porte bien", a déclaré à CNN la même source.

"Les ambassadeurs américain, britannique et de l’Union Européenne au Yémen sont encerclés dans une ambassade par des hommes armés en colère contre les efforts de médiateurs arabes visant à faciliter un transfert du pouvoir", a confirmé ce responsable.

D’après lui, les ambassadeurs d’Arabie saoudite, du Koweït, d’Oman et des Emirats arabes unis "sont également empêchés de quitter l’ambassade".

Le responsable américain estime que le gouvernement yéménite est derrière cet incident.

A rappeler que le président Saleh refusait dimanche de signer un accord sur la transition alors que ses partisans assiégeaient l’ambassade des Emirats arabes Unis à Sanaa où étaient réunis les diplomates et un médiateur pour tenter de trouver une issue à la crise politique au Yemen.

Des centaines de partisans du régime, armés, ont encerclé dans l’après-midi l’ambassade.

Samedi, le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton a appelé, Ali Abdallah Saleh à "donner suite à son engagement de transférer le pouvoir", estimant que le gouvernement du Yémen "doit répondre à la volonté légitime du peuple".

_______________________________ 2 – Le Point

Yémen: Saleh refuse de signer l’accord, menace d’une guerre civile

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur la transition et menacé d’une guerre civile, amenant les monarchies du Golfe à suspendre leur médiation.

Un manifestant a été tué et un autre blessé sur la route de l’aéroport par des tirs de partisans du président Saleh, qui se sont déployés par centaines dans la capitale, bloquant les principales artères de la ville et faisant craindre le pire aux habitants.

M. Saleh a mis en garde l’opposition contre une "guerre civile", multipliant les conditions pour signer l’accord de sortie de crise élaboré par le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et prévoyant son départ dans un mois.

Réunis en soirée à Ryad, les ministres des Affaires étrangères du CCG ont annoncé avoir "décidé de suspendre leur initiative en l’absence des conditions propices" pour la réussite de leur médiation.

Cette mesure survient alors que le président Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur une transition du pouvoir au Yémen, paraphé la veille par l’opposition et dimanche par le parti présidentiel et ses alliés en présence du secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani.

M. Zayani a quitté en début de soirée Sanaa pour Ryad sans avoir obtenu la signature par le chef de l’Etat de l’accord.

Le médiateur a été évacué par hélicoptère, avec l’ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa Gerald Michael Feierstein, de l’ambassade des Emirats arabes unis où ils avaient été encerclés par des centaines de partisans armés du régime yéménite.

Les deux hommes ont assisté au palais présidentiel à la signature par des responsables du parti au pouvoir et de ses alliés -n’engageant pas le président Saleh- de l’accord sur la transition.

L’ambassadeur américain a ensuite regagné, par hélicoptère, l’ambassade des Emirats d’où il avait pu sortir en milieu de soirée avec ses homologues de Grande-Bretagne, de l’Union européenne et de pays du Golfe, après une intervention des autorités, selon un diplomate du Golfe.

Le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahayane, avait demandé instamment à Sanaa d’assurer la sécurité de l’ambassade et des diplomates qui s’y trouvent.

Pour protester contre cet incident, un haut responsable du Congrès populaire général (CPG), le parti de M. Saleh, Ahmed Soufane, a annoncé dimanche à l’AFP sa démission du bureau politique du parti.

Les rues de la capitale étaient vides dimanche soir à l’exception des partisans du régime armés. "Nous avons peur, la situation peut tourner à l’anarchie avec les hommes de tribus armés acheminés par le président" à Sanaa, a affirmé un habitant, Nabil Sadek.

L’opposition, qui avait signé samedi soir l’accord sur la transition, a averti M. Saleh qu’il serait "chassé du pouvoir" sous la pression de la rue s’il ne signait pas l’accord.

Les opposants à M. Saleh ont organisé sur la place du "Changement" la plus grande manifestation qu’ait connue la capitale depuis janvier pour réclamer le départ immédiat du président, selon le correspondant de l’AFP.

Quelque 1,5 million de personnes ont pris part à ce rassemblement, selon des estimations concordantes dans les milieux de l’opposition. Les manifestants ont maintenu leur sit-in en soirée, protégés par les hommes du général Ali Mohsen al-Ahmar, qui a fait défection en mars et s’est rallié aux contestataires.

Le Yémen est secoué par une contestation populaire contre le régime de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, accusé de népotisme et de corruption. La révolte a coûté la vie à 181 personnes, selon un décompte de l’AFP.

Le plan de sortie de crise, élaboré avec l’aide des Etats-Unis et de l’UE, prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d’une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.

_______________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Yémen: la médiation suspendue

Les monarchies du Golfe ont annoncé ce soir "la suspension" de leur médiation dans la crise au Yémen, après le refus du président Ali Abdallah Saleh de signer leur plan de sortie de crise.

Dans un communiqué publié à Ryad au terme d’une réunion consacrée au Yémen, les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe ont annoncé avoir "décidé de suspendre leur initiative en l’absence des conditions propices" pour la réussite de leur médiation.

Cette mesure survient alors que le président Saleh a refusé dimanche de signer un accord sur une transition du pouvoir au Yémen, paraphé la veille par l’opposition en présence du secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani.

Le Yémen est secoué par une contestation populaire contre le régime de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, accusé de népotisme et de corruption. La révolte a coûté la vie à 181 personnes, selon un décompte de l’AFP.

Le plan de sortie de crise, élaboré avec l’aide des Etats-Unis et de l’Union euroépenne, prévoit la formation par l’opposition d’un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d’une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.