23/06/11 (B609) LDDH : la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel a mis en liberté d’Office les six détenus politiques.


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 23 JUIN 2011

Mercredi 22 juin 2011 la Chambre d’Accusation de la Cour d’appel
a mis en liberté d’office les six détenus politiques.


Les correspondants Farah Abadid Hildid et Houssein Ahmed Farah et les informateurs Houssein Robleh Dabar, Abdillahi Aden Ali, Moustapha Abdourahman Houssein, Mohamed Ibrahim Waïss, tous affiliés aux partis de l’opposition, ont été placés sous mandat de dépôt le 9 février 2011, pour “participation à un mouvement insurrectionnel.”

Durant les 4 jours de garde-à-vue avant son transfert en prison, le 9 février, Farah Abadid Hildid aurait même été torturé par la gendarmerie Djiboutienne.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’OMCT d’envoyer une mission d’enquête internationale afin de mettre fin aux tortures par des Forces de sécurité, mais en réalité des Forces à l’ordre d’un individu qui règne par la force et la terreur.

Aujourd’hui jeudi 23 juin, après plus de 4 mois d’incarcération en détention arbitraire, ils ont tous été libérés de la sinistre prison de Gabode après plus de 24 heures de détention abusive, suite probablement à une lenteur du Ministère public ou à une absence du Capitaine Ali connu comme tortionnaire détaché de la Gendarmerie et actuel directeur de Gabode.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se félicite de la décision des
membres de la Cour d’appel et de la Chambre d’accusation, qui ont, depuis les arrestations arbitraires et abusives, fait preuve de courage et de volonté
d’indépendance.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) encourage les magistrats de la République de Djibouti à créer un ou des syndicats libres afin de garantir le respect de l’inamovibilité des magistrats prévue par la Constitution de 1992.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) tient à remercier pour la mobilisation de la communauté nationale et internationale, ainsi que les Organisations internationales notamment la FIDH l’Observatoire des Défenseurs de l’Homme, Reporters Sans Frontières, l’ARDHD, Survie et tous nos compatriotes Djiboutiens du Canada, de Belgique, de France et de partout dans le monde.

Il reste encore en prison quatre personnalités politiques appartenant à l’opposition djiboutienne l’UAD toujours en détention arbitraire pour un faux motif de « port d’armes ».

NOEL ABDI Jean-Paul