15/09/2011 (B621) Les étudiants djiboutiens de Besançon lancent un cri d’alarme à l’Ambassadeur Rachad Farah, pour qu’il sorte de son silence et qu’il leur apporte une solution …

Les Étudiants Djiboutiens dans une situation critique à Besançon !

Les Étudiants djiboutiens inscrits cette année à l’Université de Besançon sont dans une situation déplorable depuis qu’ils sont arrivés en France, il y a moins d’une semaine.

A leur départ de Djibouti, les hommes du régime leur ont remis en tout et pour tout, une somme de 600 euros destinée à couvrir leurs dépenses jusuqu’à fin octobre, que les étudiants ont accepté avec confiance.

Mais ils ne savaient pas que les frais d’inscriptions à l’université sont à hauteur de 500 euros, que la location d’une chambre universitaire se situe autour de 200 euros mensuels par étudiant. Le CROUS (institution chargée de louer les chambres aux étudiants) demande pour la location, le paiement des loyers de septembre et d’octobre plus deux mois de caution soit un total de 800 euros pour une chambre universitaire.

Chaque étudiant Djiboutien doit donc débourser 1.300 € pour la chambre universitaire et l’inscription. En plus, il faut qu’il puisse faire face aux dépenses quotidiennes et aux achats de fourniture, que nous estimons à 20 € par jour, soit 900 € jusqu’à fin octobre (et en France avec 20 € par jour pour les transports, les petites fournitures et l’alimentation, il faut être économe, très économe). Au total, les étudiants auraient du recevoir non pas 600 € mais un minimum de 2.200 € pour commencer leurs études dans la sérénité et pour tenir jusqu’à fin octobre.

Rien de tout cela ! Nous les étudiants djiboutiens, qui ont été jugés comme étant les meilleurs de leur promotion, nous n’avons reçu que 600 euros et nous sommes donc à la rue !

“Nous avons alerté les autorités et en particulier l’Ambassade de Djibouti à Paris, mais l’ambassadeur, le taciturne Rachad Farah s’est muré dans un silence coupable, pour éviter de nous répondre.”

Quand on sait qu’il est si prompt à accueillir, à l’aéroport, les enfants du dictateur et même à leur proposer de faire leurs courses à leur place. Pour eux, ils trouvent toujours des liquidités. Cet homme à tout faire et accessoirement excellence n’a pas jugé utile de prendre notre détresse en main.

Pourtant nous considérons que
cette affaire est de très haute importance pour la République puisque nous représentons l’avenir même de notre Nation.

Silence total aussi du coté du nouveau ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui semble être pris au piège par le Président de l’Université de Djibouti, un homme arrogant et mégalomane.

Le Président de l’Université chercherait à corrompre le Ministre pour conserver son poste pour la quatrième année consécutive, malgré le déclin sans appel de l’Université de Djibouti.

Certaines mauvaises langues prétendent qu’il préfère occuper son temps à la recherche de son bien-être personnel plutôt qu’à la gestion de l’Université. Certains vont même jusqu’à le qualifier de schizophrène : en 3 jours, il aurait fait rénover ‘en façade’ l’Université de Djibouti pour montrer son allégeance au candidat-dictateur qui était venu la visiter …

Il est possible que le dictateur n’ait pas été tenu au courant dans le détail de la situation dramatique des étudiants boursiers envoyés à Besançon sans les munitions nécessaires.

L’imagine-t-il même ?

Probablement pas, car un homme qui peut affrêter sur un simple claquement de doigt son propre Boeing pour assister à la remise de diplôme de sa fille aux USA (Combien le montant de ce voyage : 1 million US $ ??? sur le trésor public) , n’est plus en état d’imaginer que des jeunes vivent un cauchemar dans une ville de France, sans un sou, en dépit des promesses qui leur avait été faites.

Aura-t-il la capacité de prendre des sanctions ? Quelle sera sa réaction quand il apprendra que des jeunes Djiboutiens passent leurs nuits dans la rue de l’une des villes les plus froides de France ?

“Espérons qu’il entendra notre appel et puisqu’il a le pouvoir de le faire, qu’il donnera immédiatement les instructions pour que nous recevions le complément financier indispensable pour nous inscrire à la faculté et pour louer nos chambres.”