28/11/2011 (B632) Appel à la mobilisation (par Ahmed Hachin Loita)

Appel à la mobilisation

Depuis 34 ans et plus particulièrement depuis 1999, qui correspond à l’arrivée du “sanguinaire” usurpateur à la tête de notre pays par la fraude, rien ne va plus !

Élimination systématique des leaders politiques, des intellectuels, des associations, au vu et au su de la population, pour conforter un pouvoir mal acquis en s’appuyant sur l’autorité morale de certains “vieux véreux” qui l’ont soutenu en échange de quelques bottes de khats et qui ont ainsi vendu leurs âmes au diable.

40.000 personnes sont sorties dans la rue au mois février pour dire NON au tortionnaire-Usurpateur, à l’appel de l’opposition. Cette démonstration a prouvé la détermination de la population et elle a fait grand peur à la mafia et à son gourou I.O.G.

Depuis la chasse à l’homme est ouverte à Djibouti.

Elle cible les membres de l’opposition, les défendeurs des Droits de l’Homme et plus spécialement tous ceux qui résident à Djibouti.

Voilà des leaders de l’Opposition, issus du peuple, qui se battent pour vous, à vos cotés ! Montrons leurs qu’ils ne sont pas seuls à se battre pour la justice et la démocratie.

Houssein Robleh Dabar, cadre dirigeant de U.D.J , Farah Abadid Hildid cadre du M.R.D pour ne citer qu’eux, sont quotidiennement harcelés uniquement pour leurs appartenances politiques et leur refu de faire allégeance au gourou.

Monsieur Houssein Robleh Dabar a été arrêté le 17 novembre et conduit dans la sinistre SRD (Section de Recherche et de Documentation) pour y subir des tortures appliquées avec une violence inouïe : elles ont duré 5 jours consécutifs.

Aujourd’hui il souffre de graves altérations physiques, en particulier au niveau des oreilles. Il va subir des examens médicaux et il espère obtenir un diagnostic médical écrit (si les médecins “courageux” ne se dérobent pas pour éviter de déplaire au gourou ?). Il projette de porter plainte à Djibouti dans un premier temps puis de porter l’affaire devant la Cour pénale internationale dans une seconde étape pour torture.

Le 21 novembre Messieurs Farah Abadid Hildid et Soulemane Cheick Soulemane Moussa, juge du siège ont été arrêtés et torturés dans ce même service (SRD) de la gendarmerie. Eux aussi conservent des séquelles, qui sont peut-être irréversibles..

Messieurs Houssein Robleh et Farah Abadid Hildid ont été finalement libèrés le 24 novembre. Mais ils ont été placés sous un contrôle judiciaire très stricte, avec notamment l’interdiction de sortir de la ville. Ils devraient revoir le juge ce 28 novembre.

C’est la deuxième fois que ces deux journalistes sont arrêtés. Lors de sa précédente garde à vue, Monsieur Farah Abadid Hildid avait déjà été torturé et il en conserve de graves séquelles.

Quand à Monsieur Soulemane, il est détenu dans un lieu secret. Depuis son arrestation nous sommes sans nouvelle de lui. Tous les opposants expriment leur plus grande inquiétude pour son intégrité physique et peut-être pour sa vie.

Nous demandons la libération immédiate et sans condition du juge et de tous les prisonniers politiques placés en détention arbitraire à Djibouti.

La dictature reproche aux journalistes et à ce juge intègre d’avoir écrit un tract pour appeler à une manifestation intitulée ” une journée de colère “. Quoi de plus légitime que de demander à ceux qui sont privés de parole, de s’exprimer pacifiquement dans les rues ?

C’en est trop et nous appelons toute la population à descendre dans la rue avec les étudiants-chômeurs, les parents, les retraités, les dockers, les fonctionnaires, les enseignants, les personnels de santé, pour dire au sanguinaire qu’il est temps de partir et que c’est la dernière chance pour lui.

Khadafi n’avait pas voulu écouter ce message et il est mort comme un rat. Même le soutien de ses milices étrangères n’a pas été suffisant pour le protéger d’un peuple uni autour d’une même revendication.

Tous ensemble, montrons notre force et notre détermination sans faille pour dire au sanguinaire-tortionnaire que Djibouti appartient à son peuple et non à la famille Guelleh Batal et à leur cour d’obligés.

« Une chamelle qui a peur, ne broute jamais l’herbe tendre »

Tous unis nous avons la force pour libérer notre pays des mains du dictateur. Ainsi et seulement ainsi nous retrouverons notre dignité, notre liberté confisquée depuis si longtemps. Debout les braves ! Citoyens nous devons nous lever pour réclamer nos droits légitimes..

Nous demandons à l’armée, à la police et aux gendarmes de protéger la population, parce que c’est leur mission et qu’il en va de leur honneur. Ils sont les défenseurs du peuple et non du dictateur qui leur ordonne de torturer et de tuer leurs soeurs, leurs frères, leurs parents et leurs cousins..

Chacun(e) doit interpeller ses cousins, ses frères, ses oncles qui sont membres des forces de l’ordre : police, gendarmeries, armée, pour les mettre devant leurs responsabilités..

L’opposition, avec l’ensemble de la société civile se prépare pour former un gouvernement de transition et pour organiser dans les huit mois qui suivront la déchéance du dictateur, des élections libre et démocratiques.

Nous condamnons la torture sous toutes ses formes et en particulier les traitements inhumains et dégradants contre les journaliste, les prisonniers politiques, les défenseurs des Droit de l’Homme et tous les citoyens djiboutiens qui refusent l’oppression et la main mise sur le pays par une petite poignée de dirigeants illégitimes..

Nous dénonçons la passivité et la complicité de la France. Il y a là un cas flagrant de non-assistance à personnes en danger.

Nous demandons aux forces étrangères présentes à Djibouti, et en particulier à la France de cesser d’approvisionner les forces de répression du régime en leur fournissant les bombes lacrymogènes et les différents moyens qui sont utilisés illégitimitement contre des manifestants pacifiques.

Ces Etats, s’ils souhaitent rester nos amis, doivent cesser de soutenir ce dictateur sanguinaire en fin de carrière et avoir au contraire le souci de protéger les populations civiles sans défense qui ne font que réclamer leur liberté et la restauration de leur dignité.

La lutte continue et la victoire est proche.

Hachin Loita Ahmed
Représentant de l’U.D.J. en France