08/01/2012 (B638) Chroniques du Sergent Ariko. Annulation en dernière minute du discours présidentiel (format télévisé) de fin d’année, remplacé quelques jours plus tard par une interview fleuve (montée et remontée par des techniciens peu habiles), sans aucun intérêt, qui a montré la méforme du Président.

_____________________________ Note de l’ARDHD

Le Sergent Ariko, qui a décidé de sortir de l’anonymat en nous demandant de publier sa photo , informe toute la communauté djiboutienne, qu’elle pourra le retrouver sur FaceBook “Sergent Ariko”
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Suite du bilan du gros super menteur.

Tout d’abord, je demande au régime RPP de libérer immédiatement et sans aucune condition, le compositeur de l’hymne national Garchileh condamné par l’état voyou de Djibouti à trois mois de prison ferme au cours d’un procès marathon.

Même chose pour tous les jeunes arrêtés par la gendarmerie dans leurs maisons et faussement accusés d’avoir volé des câbles de l’EDD.

Dans ces conditions, il serait urgent que Djama Ali Guelleh, le petit patron de l’EDD fasse mettre en prison Mohamed Mahamoud Haid, le frère de la dernière dame, au motif qu’il ne paye pas ses consommations d’électricité à l’EDD.

Peine perdue car Djama Ali Guelleh dit tout bas qu’IOG ne peut rien contre lui.

Donc Djama Ali Guelleh s’attaque aux pauvres habitants de Balbala qui se débrouillent comme ils le peuvent pour survivre, évitant ainsi l’affrontement avec ce fou malade qui consomme l’électricité sans ne jamais la payer. Une preuve de plus que cette République est gérée au nom du principe de l’injustice.

Quand au petit dictateur il se tait. Il observe ce spectacle en riant à pleines dents dans son majliss d’Haramous.

Avant IOG, Siad Barreh avait rit lui aussi de l’injustice. On sait comment Allah a mis un terme à ses jours. Un exemple que devraient méditer tous ceux qui se croient a l’abri des représailles de la part de la population de Djibouti, épuisées, démotivée et exaspérée après 35 années de gouvernance RPP.

Cette année le super menteur a décidé, à la dernière minute, d’annuler la cérémonie traditionnelle d’enregistrment vidéo des voeux de fin d’année, pour la remplacer par un discours.

L’équipe des jeunes journalistes maisons de la RTD (aux ordres) est retournée dans les studios de la RTD. Leurs collègues du studio présidentiel, qui ont établi leur quartier général dans l’ancienne résidence de Barkhat Gourad Hamadou, ont fait de même.

Est-ce, parce qu’il était affolé par mes écrits, que le dictateur a renoncé aux festivités publiques ?

Selon certaines informations en provenance des services secrets, ces derniers lui auraient confirmé que le peuple grondait et qu’une révolution des Oulémas et des jeunes était en train de s’organiser afin de le bouter hors du trône.

– Panique à bord du boutre Haramous.

Ayant eu ces informations, le « gros super menteur » aurait décidé de convoquer les Oulémas à sa résidence d’Haramous, après l’échec des négociations avec eux, qu’aurait endossé son ministre Hamoud Abdi sultan.

En tout cas, c’est sans son ministre que le dictateur a reçu les Oulémas en son Palais : cela permet, en passant, de mesurer le faible niveau de confiance dans l’équipe gouvernementale.

On se souvient que le ministre Hamoud avait décidé de s’opposer à plusieurs projets (vol des commerçants sous couvert de la collecte de Zakat) du RPP qui sont à ses yeux incompatibles avec les valeurs de l’Islam auquel il se réfère.

Cela lui a valu de devenir suspect aux yeux de super menteur.

Après avoir reçu les Oulémas, le dictateur s’est plié à leurs revendications. Par exemple, il a décidé d’augmenter les salaires de certaines catégories d’emplois, ce qu’il a annoncé lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel Kempisky palace, où était présent le syndicat maison UGTD, clone du véritable syndicat.

Ce syndicat clone ne représente rien. On se souvient qu’en 1999 lors d’une rencontre avec les syndicalistes membres du clone au Sheraton hôtel de Djibouti, IOG avait déclaré que le premier syndicat de Djibouti était celui des gens de mer.

Que reste-t-il de ce syndicat, aujourd’hui ? Rien du tout ! Il a été laminé !.

Les autres syndicats n’ont même pas le droit d’être cité officiellement.

IOG a compris que la fronde s’était emparée du peuple. La fraude se développe en ville et dans tout les pays : de plus en plus nombreux sont ceux qui ont décidé soit de voler soit de ne plus rien payer.

Les quartiers Carton, Balbala, Arhiba et autres ne paient plus les factures de l’EDD de Djama Ali Guelleh.

Souffrent en ce moment, celles et ceux, qui, dans ce pays, craignent Allah et qui n’osent voler les biens de l’Etat. A Djibouti « voler » ou « bouffer » sont devenus des expressions banales bien qu’elles soient interdites par notre Sainte Religion l’Islam. Le régime qui sait que ses jours sont comptés, n’arrête pas de conseiller à ses proches « obligé » de quitter le navire RPP.

– IOG n’a tenu aucune des promesses qu’il avait fait au peuple.

Le gouvernement Tiji formé après le départ des Warabeys est un cabinet port.

Certains, comme le Ministre des sports, le docteur Djama continue de faire leur mariolle. Lui est entré en guerre avec toute son administration.

Il vient d’empêcher le Capitaine de gendarmerie Fadoul de participer à la conférence des arbitres dont il est membre élu. Ce capitaine a été assigné à résidence et il est surveillé par ses propres gendarmes.

Ce ministre d’IOG fait partie des derniers faucons. Il ne serait pas inutile de faire une enquête sur ses diplômes. Certaines sources affirment que ses diplômes du docteur son faux et qu’il les a simplement achetés à La Havane (Cuba).

On ne devient pas docteur comme cela. Nous allons demander à l’école de médecine dont il dit avoir suivi l’enseignement pour vérifier si son diplôme est faux ou pas. Dans ce gouvernement mort-né certains ministres se laissent aller en plein jour à des actes que leurs aînés n’osaient pas faire.

Deux ministres Tiji sont soupçonnés d’avoir mis enceinte leurs secrétaires respectives.

Il est effectif que l’une d’elles est enceinte tandis que l’autre se plaint … de maladie…

Informé par son Djama chef du protocole, IOG s’est contenté de sourire et n’a jamais envisagé la possibilité de flanquer ces deux ministres à la porte. Pire même, il les soutient contre l’avis du peuple et des familles des deux secrétaires qui réclament justice à un état qui ne connait pas la justice.

– IOG déchire les décisions de justice !

Dernièrement, IOG aurait déchiré en public au Palais de l’Escale une décision d’amener. Comme la justice à Djibouti c’est lui, personne n’ose le contester. Les juges avaient émis un mandat d’arrestation à l’encontre d’une personne que Guelle protège.

Dans ce pays où la justice n’existe plus depuis des décennies, les djiboutiens ne doivent plus rêver.

Il ne sera pas facile de mettre un terme à un système archaïque, mis en place et soutenu par la France, qui y trouve son intérêt

Que peut attendre le peuple de Djibouti d’un homme, qui a déjà accompli deux mandats, dont les conséquences politiques, économiques et sociales sont désastreuses ?

Le peuple de Djibouti a compris que les vœux de ce chef d’état, au nouvel an, sans caméra ni interview, prouvaient qu’il était totalement déconnecté de la réalité.

Pour répondre à la déception de ses compatriotes qui le rejettent à plus de 90 %, IOG n’a pratiquement plus rien à dire. Les djiboutiens ne croient plus à ses promesses : il n’en a jamais tenu une seule et maintenant, ils se tournent vers Allah seul qui à la puissance de le déboulonner.

N’en déplaise aux occidentaux qui le soutiennent encore pour des motifs bassement stratégiques.

IOG promet beaucoup au peuple mais il se moque de son propre peuple. Il ne pense qu’à s’enrichir encore davantage avant que le peuple ne le mette à la porte. Son temps est fini à l’instar de ses amis dictateurs arabes.

Le peuple de Djibouti attend qu’il démissionne de son poste pour laisser la place à un jeune leader proche de ses concitoyens et choisi par eux.

En fin tacticien IOG ne cesse d’inaugurer des nouvelles banques. Mais dans la réalité les banques locales ferment les unes après les autres pour cause de prêts non remboursés par des créanciers qui sont protégés par le système et la justice aux ordres du Palais.

IOG a « acheté » le dernier des dinosaures (Omar Osman Rabeh) dont les écrits dérangeaient au plus haut point l’état RPP.

Jusqu’à maintenant ses livres « Le cercle et la Spirale » et « République de Djibouti ou Roue de Secours d’Ethiopie » sont interdits à la vente à Djibouti.

Le système RPP n’a jamais accordé le moindre respect à ce djiboutien qui a lutté pour que Djibouti soit un état démocratique. Il a été sacrifié sur des critères tribaux. D’abord exilé en France puis au Canada, le vieux Omar a été fort attristé de constater les déchirements au sein de l’opposition.

Il s’est tourné vers cette Somalie dont il espérait le retour dans le cercle des nations libres.

Mais le régime RPP vient de l’acheter au moment où il plaidait pour une Somalie unie. A Djibouti, le régime essaie d’acheter tous ceux qui ont lutté pour le pays et qui étaient contre le régime de Hassan Gouled. Des chanteurs (Abdi Nour Allaleh, Garchileh, etc. ), des poètes, des politiciens (Hachi Abdillahi Orah, Omar Elmi dit Danbasweiney, Ougoureh et sa bande de profiteurs, des anciens du PRD de Hamareither, Kaireh Allaleh Hared ex ministre de l’intérieur de Hassan Gouled etc..).

Tout ce beau monde a intégré la machine d’IOG après avoir été chassé du pays par un certain Hassan Gouled.

– Sur la forme aussi, le dictateur s’est avéré être en déphasage avec son peuple.

Super-menteur a monopolisé l’espace politique au propre comme au figuré, ne cachant pas sa préférence pour le parti unique et son aversion pour le multipartisme et la démocratie.

IOG était là, mais il semblait absent perdu dans ses pensées personnelles face à la population qui lui en veut. Il a convoqué, de toute urgence, le journaliste maison de la RTD Mohamed Daher, qui a joué la Brosse à Reluire pour son patron au palais d’Haramous.

Le peuple de Djibouti aurait préféré que la « conversation-interview » soit enregistrée au palais de la présidence de la république, symbole du pouvoir et non dans une maison privée. Les djiboutiens ont assisté sur la RTD au spectacle pitoyable un dictateur-menteur qui se fait contredire par son cousin Djama Ali Guelleh. On sait que ce dernier n’aurait pas apprécié que le dictateur cousin évoque une baisse de prix du kilowatt.

IOG a maladroitement tenté de jeter de la poudre aux yeux comme il l’avait fait dans son interview à Jeune Afrique, dans laquelle il avait encore menti au peuple

L’année a déjà commencé depuis quelques jours. Notre gros monsieur n’avait pas vraiment le courage de parler à la population du moment qui le menace par le biais des Oulémas qui ont refusé de le soutenir.

– Plus de Douas pour le gros menteur.

Finis les yeux doux des Oulémas djiboutiens à ce tyran d’un autre âge. Les Oulémas, dans leur majorité, y compris ceux du Kouroug ont refusé de lui faire les Douas habituelles. À la fin de l’Ijtima qui s’est déroulée entre jeudi et dimanche matin, le dictateur a envoyé une voiture pour faire venir à sa résidence d’Haramous les Cheik Houssein Ali et Ismail, deux poids lourds du Kouroug djiboutien.

Mais les Oulémas ont refusé l’invitation relayée par le chef du protocole Djama Elmi. Ils ont refusé d’aller voir un malade qui a mis son peuple et son pays à genoux, préférant la compagnie des djiboutiens modestes.

Alors, le régime a fait venir à cet Ijtima, les principaux patrons de la police, de la gendarmerie, des forces armées pour assister à cette rencontre annuel du Kouroug djiboutien. Comme les années précédentes, les Oulémas djiboutiens ont refusé de prier pour le salut du Chef de l’Etat, et ils ont supplié Allah d’épargner Djibouti de la folie qui frappe les pays africains.

Cette rebuffade signifie que la partie est finie pour IOG.

« Quelles responsabilité pourraient être confiées à un homme qui n’a même pas la capacité de retenir sa propre fille ? »
C’est un commentaire que l’on entend souvent dans les rues de Djibouti.

– IOG appartient désormais au passé.

Lors de l’interview, IOG est apparu, le visage émacié, le cou squelettique et ridé, noyé dans le col d’une chemise aux manches évasées découvrant des lèvres tremblantes qui tenaient parfois laborieusement quelques feuilles d’un discours-fleuve.

L’entretien a duré 52 minutes pendant lesquelles IOG jetait souvent des regards furtifs de droite et de gauche avant lever les yeux vers le un journaliste maison Mohamed Daher, donnant l’impression de se raccrocher à une bouée de sauvetage pour pallier sa mémoire défaillante.

C’est l’image affligeante, dramatique, que le Président-dictateur Ismail Omar a offert, le 4 janvier 2012, à la face de la république de Djibouti et du reste du monde.

Elle nous a fait découvrir un Président menteur en méforme totale, qui tentait de s’accrocher désespérément à un pouvoir qui lui échappe

Pour un rendez-vous aussi solennel qu’un message à la Nation, chacun s’attendait à ce qu’il fasse preuve de respect envers les citoyens et de compassion pour leurs difficultés. On se demande pourquoi les services d’information et de communication du chef de l’État, ne sont pas intervenus pour soigner son image.

Le déroulement de cet entretien a été long et pénible. Les auditeurs ont eu l’impression qu’il s’écoulait une éternité : le message du président de la République a été ressenti comme les dernières paroles d’un vieillard au bord de l’abime!

Et que découvre-t-on quand le silence de la musique a cédé enfin à la musique du silence ?

L’orchestre politico-électoral, prompt à produire des opus dithyrambiques pour leur immortel hyper-Président, pointera le doigt accusateur sur une traitrise technologique.

Mais, il ne nous fera pas la divine musique sur le couplet «Excellente condition physique du Président» parce que, pour ce cas-là, c’est la voix qui a fait le Judas.

A côté de la voix presque inaudible que l’on a eu des difficultés à entendre, il y a eu, ô suprême malchance de fin d’une année socialement pénible, le film massacré à force de montages hasardeux, de passages coupées, collées puis recollées, tant et si bien que les mouvements de la bouche présidentielle étaient en décalage avec le discours que l’on entendait.

Voilà pour la forme !

Sur le fond, le message océanique du Président dictateur Ismail Omar aura été une sorte de formidable insulte envers la Nation.