16/01/2012 (B639) : LDDH / Elections “bien centralisées”, pourquoi ce désintéressement ? (Article complété à 17h30 (Paris) avec le texte de la lettre)


Le Président

NOTE D’INFORMATION SUCCINTE DU 15 JANVIER 2012

Elections “bien centralisées”
pourquoi ce désintéressement ?

En mémoire de MAHDI AHMED ABDILLAHI, cousin de Boreh, assassiné en prison par non assistance à personne en danger.

Il n’y a rien à attendre d’un voyou qui se sent protégé et impuni !

Tout d’abord, il est bon de se référer à quelques passages de la lettre ouverte (*) que feu MAHDI AHMED ABDILLAHI avait adressée à Ismaël Omar Guelleh dans ces termes :

«.. Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance et à la liberté, il y a 29 ans notre pays n’a pas eu la possibilité d’organiser des élections régionales et communales…

… Il n’ya qu’une seule voie : l’organisation d’élections libres et honnête. Sans des élections démocratiques, il n’y a pas de choix possible, notre pays ne connaître ni stabilité politique ni développement économique et social…

J’ai présenté un dossier de candidature en bonne et du forme, conformément aux textes de loi régissant la décentralisation et le statut des régions. A ma grande surprise, ma candidature a provoqué une hostilité sans précédent de la part du Secrétaire général du RPP…

… Pourtant, je n’ai pas besoin de décliner mon identité pour prouver à Monsieur ARNAUD mon appartenance et celui de ma famille à la région d’Arta… ». (Voir pièce jointe)

Une décennie après, il n’a toujours pas d’élections libres et démocratiques, la République de Djibouti est sous la coupe d’une bande mafieuse qui ne pense qu’à s’enrichir avec les fonds publics et les biens sociaux, même les dons et assistance sont dévalisés pour financer, par exemple, l’achat de l’avion du dictateur avec les fonds financiers internationaux pour la lutte contre le Sida, les fonds pour les réfugiés et sinistrés, des victimes de la famine et de la sécheresse…

A mon avis, il n’y a rien à attendre de ces mafieux, sauf que de faire parler la Rue…

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reviendra dans le cadre d’un rapport, car actuellement les mascarades télévisées se passent à huit clos dans des chambres closes.

NOEL ABDI Jean-Paul

_____________________________ (*) Texte de la lettre ouverte

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Monsieur MAHDI AHMED ABDILLAHI
Ancien Président du PND
Tête de liste « Les Patriotes »
Candidat au Conseil Régional District d’Arta

 

 

A
Son Excellence Monsieur Ismail Omar Guelleh
Le Président de la République,
Chef du Gouvernement

Après mes sincères et vives salutations, Excellence j’ai décidé de vous écrire. Il s’agit d’une lettre ouverte dans laquelle je me permets de vous saisir pour vous faire part de ce qui suit :

Depuis l’accession de notre pays à t’indépendance et à la liberté, il y à de cela 29 ans notre pays n’a pas eu la possibilité d’organiser des Élections Régionales et communales.

Le 07 Juillet 2002 notre pays s’est donné la loi N”174/AN/02/4″ portant décentralisation et statut des régions qui théoriquement donne au Peuple le droit de choisir librement ses conseillers régionaux.

Il n’y a qu’une seule voie : l’organisation d’élections libres et honnêtes. Sans des élections démocratiques il n’y a pas de choix possible, notre pays ne connaîtra ni stabilité politique ni développement économique et social.

Vous avez une responsabilité historique et particulière, Excellence, Monsieur le Président de la République pour ce qui est du succès ou de l’échec du processus démocratique en cours dans notre pays.

En tant que doyen politique des listes de la société civile et tête de la liste « les patriotes ” candidat au conseil régional District d’Arta, j’ai présenté un dossier de candidature en bonne et due forme, conformément aux textes de la loi régissant la décentralisation et statuts des régions.

A ma grande surprise, ma candidature a provoqué une hostilité sans précédent de la part du secrétaire général de RPP.

En effet, après les tractations d’ordres administratifs ce dernier a déclenché une procédure sans appel à l’encontre de ma personne, en rejetant mon dossier et en annulant purement et simplement nos certificats de résidence. Le secrétaire général du RPP a remué ciel et terre en utilisant des méthodes coloniales et délibérées qui n’ont aucun fondement juridique.

En s’ingérant, en usant et en abusant de son pouvoir au détriment des règles les plus élémentaires de la loi de la décentralisation et de la Démocratie, portant atteinte à l’intégrité, la dignité, de nos concitoyens et de la personne humaine.

Pourtant, je n’ai pas besoin de décliner mon identité pour prouver à Monsieur ARNAUD, mon appartenance et celui de ma famille à la région d’Arta, la terre de mes aïeux là où mes proches sont installés depuis des siècles, j’ai même présenté des documents officiels pour preuve de bonne foi qui n’ont donné aucun succès.

Je pense sincèrement que cette mesure arbitraire concernant te rejet de mon dossier est une décision illégale d’ordre politique.

Aussi l’élimination de l’ensemble de la société civile au processus de la décentralisation dans le District d’Arta pourrait dégénérer l’ordre ancien et exprimer une nouvelle donne politique de la région,

Face à cette intransigeance antidémocratique et à la violation de mes droits, je me remets à vous Excellence Monsieur le président de la République en votre qualité de garant suprême de la constitution de la République d’intervenir contre cette dérive et que les droits et la justice s’exercent dans nos institutions chargées des contrôles des élections au Ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de ma haute considération.