09/03/2012 (B646) Chroniques du Sergent Ariko : Journée internationale de la femme célébrée à Djibouti


IOG a bien du mal à faire respecter sous son propre toit, le slogan qui est celui du régime RPP : “Sois belle et tais-toi.”

À Djibouti, comme dans le reste du monde, la femme a été célébrée en ce jour consacré par les Nations-Unies.

A Djibouti le régime fanfaron a célébré cette journée non pas à l’UNFD comme il avait coutume de le faire mais à la « Corniche » près du port de pèche, un lieu que le régime vend et revend. La Corniche set le plus souvent pour héberger les mariages des hauts dignitaires et parfois de simples citoyens.

Pour la RTD, la « Corniche » appartiendrait à l’homme d’affaires Lotta, mais en réalité c’est la propriété du couple princier qui asservit Djibouti. On se rappelle que la dernière dame y avait présidé, sans rire, une vente de produits artisanaux, pour laquelle peu de monde avait fait le déplacement.

Le premier ministre a boudé la cérémonie, parce qu’il était occupé à envoyer des gendarmes dans la maison de l’ex ministre Warabey Abdallah Abdillahi Miguil qui devrait rentrer à Djibouti ces prochains jours. Il fallait donc agir avant et c’est le premier ministre qui a été chargé de pousser un coup de gueule en envoyant la gendarmerie récupérer dans la maison de Warabey Kalayieh, trois voitures que l’ancien ministre avait volé au ministère de la santé.

On se rappelle que l’agence américaine US AID avait sollicité l’aide des autorités djiboutiennes pour mettre à la porte ce ministre de la santé qui est soupçonné d’avoir volé 1 milliard de fdj sur le fond d’aide pour le sida et la tuberculose. N’ayant pas obtenu satisfaction avec le limogeage du Ministre et sa poursuite devant la justice, l’US AID avait suspendu toute nouvelle forme d’aide.

Aux questions qui lui avaient été posées à ce propos, le ministre avait répondu que l’argent avait été partagé entre plusieurs personnes : IOG, sa femme, le gouverneur de la banque nationale et enfin lui même. Donc il n’en restait plus rien.

Soutenu par la dernière dame, l’ancien ministre de la santé avait essayé d’en découdre avec le frère du premier ministre. Ce qui avait donné lieu à une bagarre aux poings dans la salle du conseil des ministres.

Tout Djibouti avait découvert le pot aux roses. La dernière dame avait félicité le ministre pour la « bonne » correction qu’il avait administré à Dileita. Ce que ce dernier avait eu du mal à digérer. Maintes fois, il a remis sa démission mais à chaque fois elle a été refusée par IOG.

Tant que son protecteur, Barkhat Gourad Hamadou sera dans les coulisses du pouvoir, le Premier ministre sera protégé et inamovible.

Le premier ministre avait été aussi fortement humilié lorsque la dernière dame lui avait refusé l’entrée dans la résidence présidentielle du Day. IOG n’a jamais levé son petit doigt pour empêcher sa femme de harceler le premier ministre.

Humilié par Paulette, Dileita n’écoute même pas ses instructions, à la différence de ses ministres.

Mardi, il n’a pas assisté à l’ouverture de la foire djiboutienne. L’absence remarquée du premier ministre a contraint les autres ambassadeurs à ne pas se rendre à l’inauguration de la foire qui était assurée par la dernière dame.

Le bras de fer entre l’éminence grise Djibouti et le premier ministre aborde un nouveau virage.

C’est, chaussé de sandales, que le premier ministre est arrivé à la cérémonie du 8 mars, sans la présence de sa femme qui possède la double nationalité djibouto-canadienne.

Le dictateur assiste en spectateur à ce bras de fer, mais il ne veut pas se séparer de son premier ministre et n’a pas la force d’empêcher sa propre épouse de s’en prendre systématiquement à lui