08/05/2012 (B655) Sergent Ariko : Le feu couve entre le Somaliland et Djibouti

N’oubliez pas de consulter la page du Sergent Ariko sur FaceBook (lien)

                                                                                
Non content d’avoir mis son pays à genoux, le dictateur Ismail Omar Guelleh a trouvé une nouvelle astuce pour détourner l’opinion publique des graves problèmes qui menacent son régime.

Au moment où son ministre de la religion Hamoud Abdi Sultan préparait une cérémonie de Douas pour demander la pluie à Allah le Grand selon les préceptes du Coran et de la sourate du prophète bien aimé, le gros chef s’est enfermé dans sa résidence d’Arta avec Hachi pour finaliser la composition du nouveau gouvernement qui devrait être officialisée le 10 mai 2012.

En même temps, le régime a lancé sa première provocation en direction du Somaliland.

Guelleh y a envoyé ses hommes de confiance : Hassan Saïd le patron de sa sécurité, le colonel berger Mohamed Djama et Abdo Issa, le commissaire de Balbala pour convoyer une cargaison complète d’armes et de munitions, destinées a une tribu Issa Mamassan des environs de Lughaya, Guerisa et aussi pour y hisser le drapeau.  Le régime prétend que cette partie du territoire du Somaliland est la propriété des Issa Mamassan.

Selon de nombreux observateurs, le territoire appartiendrait à la tribu Gadaboursi.

On se rappellera que le régime avait financé des personnes issues de la diaspora djiboutienne pour élire un jeune et le proclamer chef du Awdal Land, afin de provoquer le pouvoir de Hargeisa. Le jeune élu n’a même pas été reçu par l’Ougas Moustapha qui refuse une guerre tribale entre les Issa et Gadaboursi au Somaliland.

Le régime RPP qui est animé d’une grande sottise, en ce moment, pense-t-il ainsi détourner les djiboutiens des problèmes de tous ordres en réactivant des luttes tribales savamment entretenues par la présidence comme cela avait été le cas dans les années 1989 et 1990 ?

Ces guerres avaient causé des haines intercommunautaires et des affrontements violents entres les quartiers 5 et 6 d’une part et les quartiers 3 et 6 d’autre part. Les jeunes issus de ces quartiers, endoctrinés sur fond de tribalisme se sont violement accrochés.

La guerre s’est aussi déplacée à Balbala où des jeunes se sont entretués. Sans la protection d’Allah, et les bonnes volontés accourues de toutes parts, Djibouti aurait pu disparaitre a jamais comme la Somalie d’aujourd’hui.

La réponse d’Hargeisa ne s’est fait pas attendre.

Le président Silanyo, selon des sources dignes de foi, aurait téléphoné à IOG qui aurait refusé de prendre l’appel. Furieux, Silanyo aurait demandé à son ministre que soient fouillés tous les camions à la frontière pour éviter des livraisons d’armes.

Il a eu raison ! Les policiers somalilandais n’ont pas tardé à découvrir des armes de guerre destinées à relancer la guerre entre les tribus Issa Mamassan et Gadaboursi. Le ministre somalilandais a donné ordre de récupérer ses armes de guerres et d’expulser les Warabeys envoyés par leur maitre IOG dans le seul but de semer la discorde et la ftina entre des tribus qui cohabitent pacifiquement dans cette partie de le Somaliland.

Expulsés comme des illégaux,  les chefs galonnés et le commissaire de Balbala ont été priés de solliciter une autorisation préalable avant de se rendre au Somaliland.

Vexé au dernier degré IOG a donné ordre de fermer la frontière djiboutienne. Le Somaliland a fait de même. Pour tenter de calmer la situation, le président Silanyo a envoyé son ministre de l’intérieur à Djibouti pour prendre langue avec le régime RPP. Sur place, il fut très surpris d’entendre de la bouche de son collègue djiboutien Hassan Darar Ouffaneh, qu’il n’était pas au courant de ce qui s’était produit à la frontière entre les deux pays et en particulier la découverte de tout un armement.

Ensuite, le ministre somalilandais a seulement été reçu par Djama Haid, le Gouverneur de la banque nationale car le dictateur (se sentant probablement humilié personnellement) a refusé toute audience.

Le ministre somalilandais a demandé des explications, mais tous ses interlocuteurs djiboutiens ignoraient tout du plan conçu par IOG et Ismail Hussein Tani (ci-contre), le secrétaire général de la Présidence.

Le ministre a été baladé d’une salle à l’autre sans ne pouvoir obtenir la moindre explication sur cette cargaison d’armes de guerre ni sur les revendications territoriales de Djibouti sur cette portion du territoire somalilandais.

Alors le ministre de l’intérieur somalilandais a été très clair avec Djibouti : le régime d’Hargeisa ne tolérera aucune ingérence étrangère surtout si elle a pour but de susciter des rébellions dans les provinces.

Hargeisa avait été secoué par le projet d’autonomie de l’Awdal land. Hargeisa n’a pas encore digéré ce la volte-face de la tribu Gadaboursi qui avait demandé un partage 50 /50  du gâteau avec l’autre tribu Issak qui est au pouvoir a Hargeisa.

Pour calmer les ardeurs de la tribu Gadaboursi, Silyano avait du nommer certains de ses représentants  à de très hautes fonctions.

Silanyo, qui craint une contagion, ne veut même pas entendre parler d’une quelconque “Salal land” préfabriquée par Omar Guelleh pour opposer des frères qui vivent en paix au Somaliland.

Déjà le jeune Ougas Moustapha a refusé de le bénir.

Il a invoqué Allah pour que Djibouti reste en paix. Il a refusé l’argent sale que lui a proposé le dictateur dans son palais de la présidence. Il a refusé de demander à la tribu Issa de conquérir ce territoire au Somaliland.

Le jeune Ougas Moustapha n’a pas oublié qu’IOG l’avait expulsé de Djibouti dès le lendemain du diner gala qu’il lui avait offert à la présidence de la république. Le jeune Ougas Moustapha a répondu à IOG que le rôle d’un Ougas n’est pas de faire la guerre mais de travailler à la consolidation de la paix entre les différentes composantes de la nation djiboutienne.

IOG croyait pouvoir acheter la conscience du jeune Ougas Moustapha, mais il s’est pris un premier échec cuisant. Le second, il l’a reçu quand l’Ougas a refusé d’être impliqué dans son plan diabolique pour assurer la pérennité de la clique mafieuse qui vit à Djibouti, c’est-à-dire de participer au congrès du RPP.

IOG est bien seul par les temps qui courent. Madame Paulette est à Paris, aux petits soins pour sa fille qui a accouché d’un petit garçon.

Les ministres et les directeurs se dévorent entre eux. Une partie de l’armée a été envoyée pour errer à Doumera dans un conflit qui ne prend pas fin.

Le reste a été envoyé en Somalie pour se faire tuer par les milices d’Al Schebbab. Tout le corps du régiment d’action rapide est sur place, car IOG craignait beaucoup ce corps d’élite de l’armée nationale.

Les casernes d’Arta et du lac Assal sont vides.

Ce corps formé par les libyens faisait peur à IOG. Pour le moment son plan n’a pas donner les résultats escomptés :  à savoir de raviver les spectres du tribalisme pour opposer les djiboutiens entre eux. Les gens sont conscients de la fragilité de la paix actuels et de l’impérieuse nécessité de la protéger.

Il faut savoir aussi que les Oulémas ont appelé au calme et à la retenue afin de ne pas tomber dans les pièges préparés par ce régime en fin de vie. Les djiboutiens accordent une grande confiance aux Oulémas qui ont pris leurs responsabilités face à la situation qui se dégrade chaque jour.

Au Somaliland, la population ne comprend pas les motivations d’IOG qui s’acharne contre leur pays ?

A Djibouti le peuple efface le nom de ce dictateur. 

Ce peuple qui a lutté mains dans la mains pour se débarrasser de la tutelle française, n’a de leçon à recevoir de personne. Le régime qui se sent ridiculisé dans cette affaire n’a rien dit comme d’habitude.

Au final, le ministre de l’intérieur somalilandais n’a pas obtenu les explications qu’il attendait de la part des autorités djiboutiennes. Son collègue des affaires étrangères du Somaliland a réagi en déclarant sur les média de leur pays que le régime RPP ne les avait pas prévenus de l’arrivée d’une délégation.

Il a rappelé que le Somaliland n’est pas un moulin et que le régime du président Ahmed Mahamoud Silanyo ne tolérera pas qu’un drapeau étranger soit hissé pour revendiquer une quelconque autonomie ou pour provoquer encore des troubles dans son pays.

Le ministre de l’intérieur a quitté Djibouti. Immédiatement le préfet de la ville de Zeila a été limogé par le président Silanyo qui l’accuse d’avoir caché cette affaire à l’état somalilandais.

La tension entre les deux capitales est à son comble.

Que répond Djibouti quand la presse indépendante du Somaliland révèle que le gouverneur de la banque nationale Djama Mahamoud Haid a visité discrètement des localités somalilandaise ?

Le gouverneur est rentré en quatrième vitesse à Djibouti. Selon cette même presse somalilandaise qui n’est pas aux ordres comme celle de Djibouti  le gouverneur Djama Haid a du évoquer avec de gros commerçants la possibilité d’ouvrir sur place un centre Coca-Cola.

Elle ajoute que l’un des actionnaires du projet de la nouvelle usine Coca-Cola d’Hargeisa est justement Djama Haid !

Tiens, comme c’est curieux !  

La dernière dame voulait ouvrir un consulat à Hargeisa et y nommer un proche, Mohamed Idriss Saban l’ancien consul  de Djibouti.

La prenant à contrepieds, IOG a refusé que le drapeau de Djibouti puisse être hissé à Hargeisa. Donc le projet est en panne. Pour se changer les idées Paulette s’occupe de sa fille et son enfant, dont le père est considéré par certains, comme un gigolo ivoirien de 45 ans, déjà père d’une fille de 15 ans.

IOG est-il vraiment malade ou est-ce un artifice de communication ?

Certains l’affirment depuis bien longtemps mais sans preuve. Pourtant, il semblerait que son médecin personnel le lieutenant-colonel Idriss Abdi Galab, qui le suit partout, ait pu avoir confié que les jours de son patron étaient comptés (A vérifier cependant, car il s’agit peut-être d’intoxication).

Après avoir subi l’humiliation maximum lors du congrès du RPP, puis par le Somaliland qui a expulsé manu militari ses hommes de confiance, le moral du gros chef n’est pas au beau fixe et il s’est réfugié à Arta.

Dileita sait aussi que sa carrière est derrière lui.

En fait Mohamed Djama n’aura pas été victime d’un empoisonnement comme cela avait été supposé, mais bien d’un tir à balles

Les deux colonels Abdillahi Abdi et Mohamed Djama portent chacun des balles dans leur corps respectifs et ils sont sur la sellette.

Ce que j’avais annoncé, à savoir l’évacuation de Mohamed Djama après une tentative d’empoisonnement n’a pas été confirmée. Je prie les lecteurs de m’en excuser, mais le régime avait tout fait pour brouille les pistes. En fait il a été évacué avec quatre balles dans le corps.

Voici  les faits qui m’ont été confirmés par des contacts crédibles.

Le dictateur avait été informé du fait que son ancien allié Abdourahman Borreh allait se rendre en Ethiopie pour discuter certains projets avec Meles Zenawi et en même temps pour recevoir les Douas de l’Ougas Moustapha Ibrahim. 

Comme dans l’affaire Ali Abdillahi Iftin, IOG a décidé de faire liquider Borreh à Addis Abeba. Il a confié la mission au berger Mohamed Djama et à quelques hommes du SDS dont un certain Pascal et deux jeunes officiers.

Mais Borreh avait averti le gouvernement éthiopien en demandant à ce que sa sécurité soit assurée.

Meles avait pris la responsabilité de le protéger au cas où IOG enverrait ses hommes pour le liquider.

Selon « la tradition » le berger est descendu dans un hôtel proche de celui de Borreh. Mais les agents de la sécurité éthiopienne étaient là aussi et ils ont été les plus rapides dans la fusillade qui s’est engagée.

Mohamed Djama le berger a été touché de quatre balles. Borreh a été complètement épargné : Meles avait tenu parole en plaçant pour sa protection, les meilleurs agents de sa sécurité politique.

Mohamed Djama a pu être évacué sur Djibouti mais tous ses hommes du SDS ont été arrêtés. Finalement ils ont été relâchés et remis à l’ambassade de Djibouti d’Addis Abeba.

Retour sur l’affaire Iftin

On se souviendra que le commandant Iftin avait failli se faire tuer, lui aussi à Addis Abeba, lorsqu’il s’était enfui de Djibouti pour gagner l’Ethiopie. C’est son propre cousin le capitaine Douksieh Abdi Douksieh qui avait été envoyé en compagnie du chef d’escadron Zakaria Hassan Aden (le p’tit Zak) pour le tuer.

On sait que le capitaine Douksieh s’était désisté à la dernière minute et qu’il avait refusé d’aller tuer son cousin Ali Iftin. Et pourtant, on lui avait promis en échange la nomination à la tête de la gendarmerie en remplacement de son autre cousin Mahdi Cheik Moussa. Le capitaine Douksieh et le commandant Zakaria ont raté leur coup.

Au final, Iftin (sur la recommandation de personnalités et de l’ARDHD) a obtenu un visa pour la Belgique alors que la France le lui refusait. Le p’tit Zak a utilisé la même tactique pour tuer son supérieur le colonel Abdi Bogoreh Hassan. Il a été récompensé par le régime comme chef de corps de la gendarmerie nationale.

Contrairement à lui, le lieutenant colonel Douksieh qui n’a pas bien accompli sa mission en 2002 avait été envoyé en punition à Doumera à la tête des troupes de la gendarmerie. Une punition aux yeux du régime pour cette officier Mamassan qui a refusé d’avoir du sang sur les mains. 

L’élection de François Hollande, une nouvelle contrariété pour le régime ?

L’élection du socialiste François Hollande ne peut pas plaire au régime qui aurait préféré que Sarkozy gagne pour que des dossiers dérangeants ne puissent pas être rouverts.

Arnaud Montebourg qui avait été expulsé de Djibouti par IOG, va-t-il prendre sa revanche sur ce dictateur qui l’a publiquement humilié. Imaginons  qu’Arnaud Montebourg hérite d’un poste ministériel (et pourquoi pas la Justice ?) il est fort a parier que le dossier Borrel serait réactivé.

Par ailleurs, IOG cherche le remplaçant de son ambassadeur à Paris Rachad Farah, dont le nom serait cité dans une enquête de trafic de drogue en liaison avec ses anciennes fonctions d’ambassadeur au Japon.

Le régime est attaqué de toute part.

La dernière en date. Le régime s’est vanté d’avoir fêté le jour de la liberté de la presse. Dans le hall d’entrée du Sheraton hôtel, quelques journalistes maisons de l’Adi, de La Nation et de la RTD manifestaient pour demander à leur ministre Abdi Hussein de faire évoluer leurs salaires et surtout d’accorder un minimum de considération à leur travail de journaliste.

Dileita qui ne pense plus qu’à sa carrière qui s’achève et probablement à sa « mort politique » n’avait pas le moral pour leur parler.  Ces journalistes ont été arrêtés par la sécurité du Sheraton et remis à la police. Il a fallu attendre la fin de la cérémonie pour qu’ils soient libérés. Quant à leurs doléances, elles  ont été renvoyées aux calendes grecques.

C’est ainsi que l’état RPP récompense ses journalistes qui mentent la plus part de leur temps pour mettre en valeur les âneries du régime mal élu de Djibouti.

La presse sous IOG est à ses ordres. Personne ne parle, personne ne doit critiquer, personne ne doit dénoncer, personne ne doit se plaindre d’une bavure des forces du régime, aucune opposition politique ou syndicale n’est tolérée.

On se croirait en Corée du nord où tout est interdit à la population, y compris l’information.

Le temps est venu pour IOG de partir. Pourra-t-il terminer ce mandat sans bavure ? En tout cas, le peuple est bien décidé à lui indiquer la route de la retraite vers la prison de La Haye où sont déjà incarcérés ses amis Laurent Gbagbo et le libérien Charles Taylor.

 

La nouvelle photo d’IOG qui a bien du mal à trouver preneur !!!

 

 

________________ Dernière minute

Sur demande de son Président, le ministre somalilandais des affaires étrangères est arrivé à Djibouti où il a du faire antichambre pendant assez longtemps avant d’être reçu par le dictateur.

Pour le moment, rien n’a filtré de leur entretien. On pense que  le Somaliland a protesté contre une ingérence de Djibouti sur son territoire.

Pour faire baisser la pression, IOG a ordonné la réouverture de la frontière entre les deux états, à l’approche des vacances scolaires.

Les observateurs confessent que le régime de Guelleh a perdu le bras de fer avec le Somaliland, puisqu’il a même été contraint faire prononcer des excuses par son propre ministre des affaires étrangères Mahamoud Ali Youssouf, qui n’avait pas besoin de cette besogne. On signale, qu’à deux reprises, il aurait décliné l’offre de devenir le prochain premier ministre en remplacement de Dileita. On dit même qu’il aurait suggéré que Dileita reste à la primature et qu’au contraire, ce soit certains ministres connus pour leur voracité impopulaire qui soit remplacé sans délai.

Amarah Saïd va-t-il rester dans le gouvernement Tiji ????

Aucun ministre issu de la tribu Issak n’a accueilli la délégation somalilandaise. Préférant probablement brouter jusque fort tard au Kempisky palace avec le ministre de l’intérieur. Mais le ministre a refusé les appels du pied des délégués du RPP. Abdi Hussein et Djama Haid ne sont pas déplacés non plus pour assister à l’entretien de leur patron avec le ministre somalilandais des affaires étrangères.

A noter que l’entretien s’est déroulé dans une petite salle annexe et non dans le grand salon de la Présidence. C’était autrefois la salle à manger de Gouled et IOG en a fait un petit salon pour recevoir les gens qu’il ne veut pas honorer. Ainsi il leur montre son dédain…

Sergent Ariko
Londres