26/08/2013 (Brève 167) ALERTE ROUGE – Contrairement à ce qui avait été publié par différents organes de presse, Mohamed Alhoumekani aurait été arrêté par une équipe spécialisée, dès son arrivée à l’aéroport de Sanaa.

Selon une source bien informée, qui souhaite conserver l’anonymat, Mohamed Alhoumekani aurait été arrêté par une équipe spécialement arrivée à l’aéroport, pour l’intercepter dès son arrivée et non dans son hôtel, comme cela avait été annoncé par plusieurs media.

Cela est-il une preuve supplémentaire, du fait qu’il s’agirait d’une arrestation organisée en concertation (coopération ??) avec les autorités djiboutiennes. Ces forces spéciales agissent sur ordre de Guelleh et de l’ancien sous-off de la coloniale, devenu Chef d’Etat-Major de l’AND. (Promotion vertigineuse pour services rendus ???). Maintenant promu à la retraite par décret présidentiel le général Fathi Ahmed Beliki connaît bien le Yémen, où il possèderait une somptueuse résidence (Une de plus …)

On comprend très bien que Guelleh cherche à “récupérer” Alhoumekani, soit pour se venger des mauvais moments qu’il lui a fait passer, soit pour obtenir par la force un démenti de tous ses témoignages dans l’instruction pour assassinat du Juge Bernard Borrel. En effet, selon ce témoignage, les plus hautes autorités djiboutiennes pourraient être impliquées dans cet assassinat. Il est certain qu’un démenti signé par Alhoumekani (même s’il était obtenu par la contrainte) affaiblirait l’instruction (au grand soulagement aussi des autorités françaises ? la question mérite d’être posée)

Cela explique-t-il que les obligés et les larbins du régime se déchaînent sur les réseaux sociaux et sur les sites dédiés à la désinformation, pour expliquer qu’Alhoumekani aurait accepté de se rendre aux autorités djiboutiennes. Parfois ils ajoutent même qu’en échange il bénéficierait d’un retour au pays pour toute sa famille et (excusez du peu !) une promotion au grade de Colonel.

Nous voyons mal comment Mohamed Alhoumekani, qui a toujours été fidèle à ses engagements et à ses déclarations, pourrait se jeter volontairement dans la gueule du loup féroce. Comme tous les Djiboutiens, il sait que les promesses de Guelleh n’engagent que ceux qui les croient. S’il acceptait un pacte avec le diable, il sait qu’il mettrait sa vie et celle de sa famille en très grand danger. A peine arrivé à Djibouti, quelles que soient les garanties données, il aurait fatalement le droit aux spécialités du régime : emprisonnement, torture et probablement à terme, exécution sommaire.

Et que fait la France pour protéger un témoin-clef dans l’instruction pour l’assassinat en service d’un magistrat français ?
Officiellement et à notre connaissance, RIEN ! Il ne reste plus qu’à espérer, qu’elle fasse pression discrètement sur les autorités yéménites, en collaboration avec les autorités diplomatiques belges, pour éviter l’extradition fatale, dont elle porterait une part de responsabilité.