01/01/2016 (Brève 596) Les hommes de la semaine : le ministre de l’intérieur (2ème nomination) et le procureur de la République. (ARDHD)

En ce premier jour de 2016, le comité s’est réuni pour désigner l’homme de la semaine. Après plusieurs scrutins, deux candidats sont arrivé ex-aequo et dans les prochains jours, ils devraient recevoir des mains du Président de la République, SE Ismaël Omar Guelleh, le prix qui récompensera leurs efforts inoubliables au service de la désinformation publique et de leur engagement sans limite pour servir un régime sanguinaire décrédibilisé. Régime qui tue ses concitoyens, qui blesse gravement ses opposants en leur faisant tirer dessus à balles réelles et sans sommation, puis qui emprisonne les lanceurs d’alerte dans le domaine des Droits de l’Homme.

Le Procureur de la République Maki Omar ABDOULKADER et le ministre de l’intérieur Hassan Omar Mohamed BOURHAN
ont été élus et ils partageront le prix 2015, qui est constitué d’une part d’une importante somme d’argent prélevé sur le Trésor Djiboutien au chapitre “frais divers de fontionnement”

Avant de rappeler leurs exploits, il nous appartient d’abord de les féliciter.

Hassan Omar MohamedHassan Omar Mohamed
Soupçonné par certaines sources d’avoir couvert le massacre des membres de la tribu Younis-Moussa, dont une gamine de
7 ans et le tir sur cible vivante lors de la réunion des dirigeants de l’USN et coupable de l’avoir justifié officiellement, Hassan Omar Mohamed, Ministre de l’intérieur, déjà décoré dans l’ordre des Brosses à Reluire et déjà nominé comme homme de la semaine, gravit un nouvel échelon sur l’échelle de la honte et de l’indignité. Probablement, dans le cadre d’une enquête pénale internationale, il pourrait au minimum être entendu pour son rôle dans le massacre organisé et dans la tentative d’homicide intentionnel sur les personnes de Ahmed YOUSSOUF, Président de l’USN, Saïd Houssein Robleh, député de l’opposition et membre de la LDDH et Hamoud Abdi SOULDAN, ancien ministre.

Maki omar AboulkaderMaki Omar Aboulkader
Procureur de Djibouti, le 31 décembre 2015, il a justifié l’arrestation, la mise en détention provisoire à Gabode puis le passage en jugement d’Omar Ali Ewado, Président de la LDDH, au motif que ce dernier aurait communiqué une liste des blessés, disparus, blessés et emprisonnés, après la tragique matinée du 21 décembre 2015 où les forces de police ont volontairement tiré à balles réelles sur des femmes, des enfants et des hommes de la tribu Younis Moussa. Obéissant probablement aux consignes supérieures, il semble avoir inversé les rôles en mettant à la charge d’un lanceur d’alertes honnête qui a fait un travail impartial, l’horreur que le régime essaye de maquiller par tous les moyens. Selon nos informations, personne ne serait dupe des carabistouilles qu’il a servies à la télévision nationale.. Nous pouvons aussi espérer qu’il puisse être entendu dans le cadre d’une enquête internationale.