08//08/2018 (Brève 1195) Chef, il y a le feu !!! Après moi le déluge ! (Guelleh) Un moment historique pour l’opposition ? (Equipe ARDHD)

Partout l’on entend ces cris du peuple et les appels des observateurs conscients du fait que Guelleh dirige tout droit le pays à la catastrophe.

1. Exacerbation du tribalisme. Pour mieux régner, IOG applique la vieille devise éculée : “diviser pour régner”, mais à quel prix ? À quels risques ? De balkaniser la république à l’image de la Somalie ?
2. Désigner un ennemi étranger commun. L’Érythrée sera bien utilisé pour cela et IOG s’applique à démontrer que l’Érythrée est le diable et que seule l’union nationale pourra lui résister. Pourtant, en dépit des défauts bien connus et dénoncés de son régime dictatorial et militaire Isaias Afwerki ne semble pas être le diable prêt à avaler Djibouti d’une seule bouchée. Il a par ailleurs trop de problèmes à résoudre du fait de son isolement, ce qui l’a probablement conduit à renouer avec l’Éthiopie.
3. Endetter le pays au-delà du raisonnable pour plaire aux partenaires chinois, qui vont l’accaparer si personne ne freine leurs ardeurs gourmandes.

Partout le feu couve : risques d’un soulèvement populaire massif et désespéré face aux mitrailleuses de la garde nationale, risques d’une guerre civile et d’une balkanisation du pays entre tribus qui ont longtemps vécues dans l’harmonie, sachant résoudre leurs conflits et qui pourraient s’affronter au lendemain d’un tragique assassinat comme celui de Dire Dawa.

Et du côté de Guelleh : pas encore de réaction officielle à des faits aussi graves, ni pour les dénoncer, ni pour appeler les quartiers au calme afin d’éviter toute vengeance inutile.

Le pays s’enfonce dans la misère, accumule les dettes dont les capacités de remboursement sont illusoires, ne crée pas d’emploi.

++ C’est un moment historique pour l’opposition. Ne le laissez pas passer.
Nous souhaitons que toutes les composantes de l’opposition puissent enfin se réunir pour décider d’une marche à suivre afin de mettre un terme à la dictature (bientôt héréditaire ?) qui assèche les ressources du pays et qui cède ses principaux actifs à des intérêts étrangers, lesquels n’auront aucun scrupule dans l’avenir pour exiger le remboursement des échéances et des intérêts.

L’ensemble des véritables opposants n’a pas d’autre choix, s’ils sont conscients de leur responsabilité vis-à-vis de leur pays et surtout de leurs concitoyens, que de se réunir le plus rapidement possible pour s’accorder sur une plate-forme commune, visant à mettre un terme au régime. Celui-ci est totalement et irrémédiablement discrédité tant dans le pays que sur la scène internationale.

Faisant fi de leurs divergences personnelles et sur la conception d’un état démocratique, les leaders de l’opposition doivent convenir d’un rendez-vous afin de s’accorder sur ce plan et de le signer sans possibilité de s’en exonérer pour éviter de recommencer les erreurs passées (et pourquoi pas sous l’œil d’observateurs indépendants ?). Car il serait stérile de continuer à jouer la concurrence, tant que Guelleh dirige le pays.

Au sein de l’équipe, nous appelons de nos vœux à ce réflexe intelligent, même s’il doit être lourd au regard des égos des différents leaders, car il n’y a pas d’autre choix pour assurer le succès de la démarche et pour gagner en crédibilité, tant en interne que vis-à-vis de la communauté internationale