08/04/2021 (Brève 1779) Peu importe le score des présidentielles ; un vent de liberté se lève à Djibouti (Par M Aïnaché)

LA VOIX AU CHAPITRE : AÏNACHÉ – le 7 Avril 2021

Peu importe le score des présidentielles,
Un vent de liberté se lève à Djibouti

Les Djiboutiens se lèvent et s’organisent pour un renouvellement, que dis-je, une révolution radicale.

Peu nous importe le score de ce simulacre d’élection, représentative du pouvoir en place. Tout l’arsenal dictatorial s’est déployé à cette occasion : pressions, tromperies, manipulations et contraintes.

Tout a été mis en œuvre pour que chacun ait sa carte d’électeur :  les agents de l’administration ont fait du porte à porte et ont menacé de marquer les logements de ceux qui n’ont pas retiré leurs cartes d’électeur.

Beaucoup de jeunes répliquent. Contraints d’aller chercher leurs cartes d’électeurs, ils les brûlent devant une caméra et diffusent ces vidéos sur les réseaux sociaux.

++ Durant cette campagne un seul slogan est autorisé :  Oui à IOG  !

Quiconque utilise une autre expression est immédiatement arrêté et emprisonné même en dehors du territoire national.

Ce fut le cas pour le jeune Barkat Abdoulwahab Ali Oudoum.  Réfugié en Ethiopie, il a été extradé ce lundi 5 avril 2021 pour avoir dit non au 5eme mandat d’Ismaël Omar Guelleh.

Je m’interroge sur les accords complices qui existent entre les deux pouvoirs pour que le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, prix Nobel de la Paix n’ait pas hésité à extrader un réfugié politique sachant le sort qui l’attend dans son pays.

Ce n’est pas une première.  L’an dernier, Abiy Ahmed avait remis au pouvoir djiboutien, le lieutenant Fouad qui a été incarcéré à Gabode.

++ Je comprends la crainte de Mouna Chalana actuellement en Belgique.

Si elle n’est pas menacée, de la part d’un pays qui respecte le droit des réfugiés, d’un retour forcé, elle craint pour sa vie, redoutant une tentative d’empoisonnement ou une attaque à main armée  comme ce fut le cas à l’encontre d’un jeune “ancien député”,  lui aussi refugié en Belgique, Saïd  Houssein Robleh.

++ La Charte de Transition Démocratique (CTD)

J’ai été l’un des fondateurs de cette union de Djiboutiens et de Djiboutiennes décidés à agir ensemble.

Plusieurs partis politiques, des associations, des sociétés civiles et des personnalités indépendantes reconnues et respectées, de l’intérieur et de l’extérieur se sont regroupés sur une plateforme : Charte de Transition Démocratique pour Djibouti (CTD).

Nous sommes résolus à mettre en place un gouvernement de transition prêt à prendre le pouvoir et fiers d’instaurer à Djibouti une démocratie vertueuse. Nous voulons redonner l’espoir aux Djiboutiens.

Notre but sera de partager les richesses de notre pays, de venir en aide à tous et de mettre en place les conditions indispensables d’un développement collectif et individuel.

Alors, mes amis, je me répète, peu importe le résultat trafiqué qui sortira des urnes le vendredi 9 avril. Cela ne nous démobilisera pas. Bien au contraire, il sera le signal, pour nous tous, de nous lever, de nous mettre en marche et de travailler à rétablir l’honneur et la fierté de notre nation.

Je vous invite à consulter cette charte publiée le 31 mars 2021, sur les différents sites et réseaux sociaux et à vous joindre à nous, Lien sur le site de l’ARDHD

AÏNACHÉ