26/04/07 (B392-B) XINHUA en Français. Somalie : 321 000 personnes fuient Mogadiscio depuis début février (Info lectrice)

GENEVE,
24 avril (XINHUA) — Au moins 321 000 personnes, soit près d’un tiers
du million d’habitants de Mogadiscio, capitale somalienne, ont été
déplacées depuis début février par les combats
et cet exode continue, a indiqué mardi à Genève le Haut
Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

La porte-parole du HCR à Genève, Jennifer Pagonis, a souligné
lors d’un point de presse que les bombardements se sont poursuivis pour la
septième journée consécutive à Mogadiscio, et
a lancé un cri d’alarme sur la situation humanitaire.

Les combats ont déjà fait au moins 256 morts, en grande majorité
des civils, selon un bilan établi lundi par une organisation non-gouvernementale
somalienne cité par le HCR.

Plus de 40 000 déplacés s’entassent dans la région d’Afgooye.
" Des foules affamées et assoiffées en colère sont
de plus en plus difficiles à contrôler, ce qui rend les distributions
très difficiles", a averti la porte-parole du HCR, en ajoutant
que les déplacés n’ont pas d’abris et font face à une
pénurie d’eau très grave.

La porte-parole de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Fadila
Chaïb, a indiqué pour sa part qu’entre fin décembre jusqu’à
présent, on avait déjà enregistré en Somalie 12.429
cas de choléra, dont 414 décès, à cause du manque
de l’eau potable ainsi que d’autres matériels de santé. Ces
cas ont été enregistrés non seulement à Mogadiscio,
mais aussi dans les autres parties du pays, a-t-elle ajouté.

23/04/07 (B392-B) Revue de presse Xinhua sur la Somalie (2 dépêches – Info lectrice)

SOMALIE
: l’ONU, de plus en plus impuissante et dénuée de véritable
volonté, lance de grandes idées, qui n’ont aucune chance d’apporter
la moindre solution, à un problème humanitaire majeur. Combien
faudra-t-il de morts pour réveiller l’ONU 10.000 – 100.000 – 1.000.000
? (Cf Darfour) ? (Note de l’ARDHD)

___________________________________ 1 –
ONU

NEW YORK (Nations Unies), 20 avril (XINHUA) — La recherche d’une
solution militaire aux problèmes de sécurité dans la
capitale somalienne, Mogadiscio, actuellement ravagée par les combats,
sera “vraisemblablement contreproductive et suscitera des rancoeurs à
long terme parmi certains clans et communautés, compromettant les perspectives
de réconciliation”, indique un rapport de l’ONU publié
vendredi.

“Il est impératif d’obtenir la fin immédiate des combats,
qui suppose la cessation des hostilités et un engagement de toutes
les parties prenantes envers la paix “et “il faut en outre dissuader
certains acteurs régionaux de contribuer à l’instabilité
et à la prolifération des armes en Somalie, tout en encourageant
les apports positifs que d’autres font”, souligne le dernier rapport
périodique sur la situation en Somalie, présenté par
le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Le rapport présente aussi les conclusions d’une mission d’évaluation
technique multidisciplinaire, envoyée par l’ONU dans la région
du 15 au 26 mars.

“La Somalie est en état de guerre civile, sans gouvernement central
fonctionnel depuis près de 16 ans en dépit de l’organisation
de 14 initiatives de paix distinctes”, rappelle la mission.

Cette mission est arrivée à la conclusion que “si la situation
actuelle en Somalie offre une perspective de rétablir des institutions
de gouvernement effectives et de faire avancer l’application de la Charte
fédérale de transition, elle présente également
des risques considérables de poursuite de l’instabilité”.

“Si le Somaliland et le Puntland demeurent stables, la situation dans
le centre et le sud de la Somalie demeure très précaire et s’est
récemment détériorée”, a souligné
la mission, notant une recrudescence des combats interclaniques et intraclaniques
à Mogadiscio et ailleurs en Somalie ainsi que des attaques contre les
troupes éthiopiennes et les forces du gouvernement fédéral
de transition dans la capitale, soit contre des convois parcourant la ville,
soit contre les casernements des soldats et les résidences officielles
et les hôtels.

“L’Union africaine (UA) a besoin d’urgence de renforcer le contingent
ougandais pour faciliter le retrait des forces éthiopiennes encore
présentes et pour élargir son domaine d’opérations tant
à Mogadiscio qu’au-delà”, selon la mission.

“Les dirigeants de l’UA ont exhorté les Nations Unies à
se préparer à prendre rapidement la relève de la Mission
de l’UA en Somalie (AMISOM) dans les responsabilités de maintien de
la paix”, a affirmé la mission de l’ONU.

Le rapport souligne la nécessité d’élargir le processus
politique et d’encourager une authentique réconciliation par un dialogue
ouvert à tous, notamment par le biais d’une conférence qui devait
avoir lieu le 16 avril mais a été depuis repoussée au
mois de juin.

Le représentant spécial du secrétaire général
de l’ONU, François Lonseny Fall, a réaffirmé qu’il faut
que les institutions du gouvernement nouent des relations réelles avec
toutes les parties prenantes somaliennes afin de parvenir à une réconciliation
nationale authentique.

Selon M. Fall, certains dirigeants modérés de l’Union des tribunaux
islamiques qu’il a contactés ont marqué de l’intérêt
pour l’idée de participer au Congrès de réconciliation,
mais ont exigé de siéger en qualité de représentants
de l’Union des tribunaux islamiques, ce qui est inacceptable pour le gouvernement.

______________________________ 2 – HCR

NAIROBI, 20 avril (XINHUA) — Le Haut Commissariat des Nations Unies
pour les réfugiés (HCR) a transporté par camion de l’aide
d’urgence et des médicaments, depuis le camp de Dadaab au Kenya vers
la ville somalienne de Dobley, qui est confrontée à un afflux
de déplacés internes somaliens et à une épidémie
de diarrhée.

Eddie Gedalof, délégué par intérim de l’UNHCR
au Kenya, a affrimé que contrôler la propagation de la maladie
du côté somalien de la frontière aide aussi à endiguer
les épidémies au Kenya.

Selon les ONG, les produits médicaux commencent à manquer
dans le camp.

Les articles de secours acheminés depuis le camp de Dadaab au nord-est
du Kenya, comprennent des médicaments et des articles de soins médicaux,
comme des liquides intraveineux, des antibiotiques, des gants, de l’ouate
et des seringues.
Depuis début avril, environ 4.000 déplacés somaliens
sont installés à Dobley, à cause des violences qui ont
éclaté ce même mois entre les forces du gouvernement fédéral
de transition et les rebelles.

14/04/07 (B391) MOGADISCIO, 13 avril (XINHUA) — Un comité technique conjoint a été formé entre les autorités du clan somalien Hawiye et des responsables militaires éthiopiens, pour discuter des moyens de débarasser Mogadiscio, capitale somalienne, des soldats et combattants qui s’y affrontent, ont déclaré vendredi des responsables du clan Hawiye.

“Le comité conjoint élaborera
des moyens d’appliquer l’accord de cessez-le-feu définitif signé
entre nous et les Éthiopiens”, a déclaré à
l’Agence Xinhua Abdullahi Sheikh Hassan, influente personnalité politique
du clan Hawiye, à l’issue d’une rencontre entre les deux parties. “Et
le plus important est le retrait des combattants de leurs positions retranchées”,
ajoute-t-il.

Des combats ont opposé les forces pro-gouvernementales et les combattants
fidèles au clan Hawiye ces deux derniers jours, faisant au moins 19
morts et quelque 30 blessés, selon le docteur Hassan Gutale de l’hôpital
Banadir.

Un accord de cessez-le-feu a été signé le 1er avril,
après quatre jours de combats les plus intenses que la ville aie connus
ces 15 dernières années. Des centaines de personnes avaient
été tuées ou blessées, et des milliers de civils
avaient été forcés de quitter leur foyer, dans ces affrontements.

Une flambée de violences a touché la capitale somalienne, le
gouvernement somalien l’attribuant aux islamistes chassés du pouvoir
dans la ville et dans la grande partie du pays qu’ils occupaient par les forces
gouvernementales et éthiopiennes.

Le gouvernement fédéral de transition de Somalie a été
formé en 2004 dans la capitale kenyane de Nairobi, après plus
d’une douzaine de tentatives avortées de rétablir une administration
centrale dans ce pays, livré à l’anarchie depuis le renversement
de l’ex-dictateur Mohamed Siad Barré.

09/04/07 (B390) Selon l’agence de presse chinoise (XINHUA), la secrétaire d’Etat adjointe américaine pour les affaires africaines, Jendayi Frazer a fait une visite surprise samedi en Somalie, a rapporté dimanche le journal Washington Post.

________________________________
Note de l’ARDHD
Les Américains, sans être totalement responsable du difficile
contexte somalien en général (et du poids de l’histoire et de
la culture), portent l’intégralité de la responsabilité
de la situation particulièrement dramatique (la pire depuis plus d’une
décennie) qui sévit depuis un an.

N’oublions
pas que la décision de financer les chefs de guerre (en février
2006) pour qu’ils traquent Al Qaïda, est leur décision. Elle est
à l’origine de tous les nouveaux combats.

Ensuite ce sont toujours les US qui ont apporté tout leur soutien aux
forces éthiopiennes, vainqueurs certes des tribunaux islamiques, mais
incapables d’apporter la paix et la stabilité, autrement que par l’emploi
d’une force meurtrière qui s’excercent en majorité contre les
civils (des centaines de morts innocents)

Alors il est un peu gros que la secrétaire d’état américaine,
viennent plaider sur place, pour la réconcialiation nationale, alors
que le pays est en pleine guerre, et que son administration en porte la plus
large part de responsabilité et qu’elle est incapable de résoudre
la crise qu’elle a suscitée.

__________________________________________ XINHUA

Les entretiens entre
Mme Frazer et le président somalien Abdullahi Yusuf, le Premier ministre
Ali Mohamed Gedi ainsi que des leaders de clans et de la société
civile se sont déroulés à Baïdoa (250 km au nord-ouest
de Mogadiscio) sous haute protection.

La secrétaire
d’Etat adjointe américaine a appelé les dirigeants somaliens
à oeuvrer pour la réconciliation nationale.

Sa visite est intervenue
après une semaine de combats intenses dans la capitale, entre les troupes
gouvernementales et les milices de différents clans ainsi que les restes
du Mouvement islamique populaire.

“Je suis ici pour
attirer l’attention de la communauté internationale sur les défis”
en Somalie, “en particulier les efforts pour mettre fin aux combats à
Mogadiscio et à la crise humanitaire provoquée par les affrontements”,
a déclaré Mme Frazer à la presse à Baïdoa.

03/02/07 (B381) XINHUA – Les Etats-Unis ont annoncé jeudi qu’ils étaient en train de considérer le rétablissement de leur mission diplomatique en Somalie après une fermeture de 16 ans.

"Nous
allons voir si cela est approprié, en termes de sécurité,
en termes politiques et en termes diplomatiques", a indiqué le
porte-parole du département d’Etat américain, Sean McCormack.

"Aucune
décision finale n’a été prise. C’est une affaire qui
est activement examinée à l’heure actuelle", a déclaré
M. McCormack.

Selon
le porte-parole, l’ambassade américaine au Kenya a la charge de celle
de la Somalie.

Les Etats-Unis
ont retiré leurs diplomates de Somalie en 1991 après la chute
du régime de Mohamed Siyad Barré.

Washington
a accordé son soutien à la récente intervention militaire
éthiopienne en Somalie qui a aidé au recul des miliciens islamiques
et au contrôle de la capitale de Mogadiscio par le gouvernement de transition
somalien.