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20/01/2000 – M. GUELLEH A-T-IL VRAIMENT PEUR : ACQUISITION DE 4 TOYOTA BLINDÉES VIA LA SOCIÉTÉ DE SON FILS POUR SES DÉPLACEMENTS !

Il a commandé 4 TOYOTA LAND CRUISER BLINDÉES à la société CIMEX (?), dirigée par son fils qui aurait fait affaire via le Conseiller des relations extérieures de la Ville de Cannes, pour procurer 4 TOYOTA blindées à son père.

Avec quel argent ? Celui de la France ou du FMI ? Les circuits de commande semblent assez étonnants : pourquoi ne pas passer la commande en directe à TOYOTA ou à ses représentants ? Quel est le rôle exact de ce responsable de la Mairie de Cannes ? La première des TOYOTA serait utilisée pour précéder le cortège et condamnée à sauter en cas d’attentat…. Merci pour le chauffeur !

19/01/2000 – QUI POURRAIENT ÊTRE LES DEUX ÉTRANGERS NON IDENTIFIES PAR LE TÉMOIN DJIBOUTIEN RÉFUGIE EN BELGIQUE ?

Certaines informations provenant de personnalités appartenant à l’entourage proche de la Présidence de la République de Djibouti et de la Garde personnelle du Chef de L’ÉTAT, souhaitant conserver l’anonymat pour d’évidentes raisons de sécurité, ont rapporté que l’un des deux  » étrangers  » non identifiés par le témoin qui a mis en cause ISMAÏL OMAR GUELLEH serait MAHDI AHMED ABDILLAHI.

Selon ces sources MAHDI AHMED ABDILLAHI ferait partie des  » exécutants  » qui ont assassiné le juge Borrel pour le compte d’ISMAÏL OMAR GUELLEH alors chef de la police et directeur de cabinet de l’ancien chef de L’ÉTAT GOULED.

MAHDI AHMED ABDILLAHI a été condamné par la justice française à la prison à vie en octobre 1998 pour l’attentat du  » Café de Paris « .

Dès sa condamnation par la justice française ISMAÏL OMAR GUELLEH l’a appelé à ses côtés et l’a nommé illégalement président du Parti National Démocratique (PND).

Il s’agissait pour ISMAÏL OMAR GUELLEH non seulement de contester et de discréditer la justice française mais aussi d’apporter sa protection à son homme de main en le plaçant dans une situation de totale impunité.

MAHDI AHMED ABDILLAHI a appartenu à l’armée djiboutienne avant d’en être radié pour avoir été convaincu de vol au service de l’intendance dont il avait la responsabilité.

MAHDI ABDILLAHI est connu comme un homme sans scrupule et dangereux, acceptant de prêter la main à toutes les actions illégales guidées par le pouvoir.

L’A.F.A.D.D.

18/01/2000 – ARRESTATION DE Jean-Paul, ancien député et PRÉSIDENT DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS.SUITE DE L’AFFAIRE BORREL ?

AFADD
Association Française des Amis des Démocrates Djiboutiens

COMMUNIQUE
Le 18 janvier 2000

ARRESTATION DE L’ANCIEN DÉPUTE DE L’OPPOSITION
JEAN-PAUL NOËL, PRÉSIDENT DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS DE L’HOMME.

A 16 heures 30, heure locale, l’ancien député de l’opposition Jean-Paul Noël, président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme a été arrêté et transféré au poste de gendarmerie de Djibouti.

Aucune information n’a été donnée par les autorités sur les faits qui lui seraient reprochés.

Demain, 19 janvier, aura lieu l’audience d’appel concernant l’ancien ministre Moumin Bahdon Farrah qui sera défendu par un avocat commis d’office, les avocats choisis n’ayant pas été autorisés à plaider.

Enfin, les récentes révélations mettant en cause directement le président Guelleh dans l’assassinat du juge français Bernard Borrel en 1995, mettent sérieusement en doute la thèse du suicide qui avait été initialement avancée.

Une fois encore, le gouvernement de Djibouti démontre par de tels agissements sa volonté manifeste de réduire au silence toutes les forces vives du pays qui militent en faveur de la mise en place d’un État de Droit.

Le gouvernement tyrannique de Djibouti, aux abois depuis bien des mois, tente vainement et par des moyens lamentables de discréditer les responsables et militants des Droits de l’Homme à Djibouti comme ailleurs.

L’A.F.A.D.D. demande la libération immédiate de Jean-Paul Noël, dénonce les conditions iniques dans lesquelles va se dérouler le procès de Moumin Bahdon Farrah et exige que toute la clarté soit faite sur l’assassinat du juge Borrel.

LE PRÉSIDENT,
Roger-Vincent Calatayud
Président de l’AFADD

17/01/2000 – France 2 : deux sujets programmés pour le 20 heures mardi 18 et mercredi 19 janvier

France 2 devrait passer deux sujets aux 20 heures : le mardi 18 (affaire Borrel) et le mercredi 19 (reportage sur place). La programmation des sujets du journal télévisé peut être modifiée par la rédaction, en fonction de l’actualité. ….

20/01/2000: les sujets sont passés, mais avec un jour de retard… Un grand bravo aux journalistes qui ont eu le courage de montrer des images prises dans la prison de Gabode et de s’exprimer librement.

17/01/2000 – L’ACHARNEMENT SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES : deux inculpations après 27 mois de détention illégale dans des conditions atroces

Après 27 mois de détention provisoire, trois prisonniers politiques détenus sans jugement à la prison de Gabode à Djibouti depuis septembre 1997, MM. Mohamed Kadamy Youssouf, Ali Mohamed Makki et Kamil Mohamed Ahmed dit Kabir, se sont vus signifier une nouvelle inculpation ce 17 janvier 2000 par le Juge d’Instruction, Madame Leïla, pour :
· participation à un mouvement insurrectionnel,
· association de malfaiteurs,
· complot.

Ces faits sont prévus et réprimés par les articles 145, 192 et 144 du Code pénal. Quant à l’inculpation, elle a eu lieu en vertu du réquisitoire supplétif de Monsieur le Procureur de la République en date du 09 avril 1998.

Note de l’ARDHD :

Ces trois prisonniers politiques ont été arrêtés en Éthiopie. où ils séjournaient, munis de titre de séjour en cours de validité. Après leur arrestation (sur demande de Djibouti) ces hommes ont été remis par les éthiopiens aux autorités djiboutiennes.

Ils ont été incarcérés immédiatement et à ce jour, aucune instruction n’avait été diligentée par un magistrat djiboutien. Cela fait 27 mois qu’ils sont enfermés dans la prison de Gabode, dans des conditions épouvantables (cf La publication de la FIDH, à l’issue de la mission effectuée à Djibouti – Antenne 2 – jeudi 20 janvier au J.T. de 20 h, etc..).

aujourd’hui le gouvernement de M. Guelleh tente de se donner bonne conscience en faisant délivrer une inculpation à leur encontre. Après 27 mois de détention arbitraire, est-ce crédible ?

Madame Leîla, juge d’instruction totalement dévouée aux ordres du pouvoir, s’est déjà distinguée dans de nombreuses affaires judiciaires (voir exemple ci-dessous) pour faire condamner des innocents et/ou envoyer de nombreuses personnalités de l’opposition dans la Prison de Gabode ou dans les centres de torture. Nous la recommandons avec une mention spéciale à l’opinion publique internationale.

17/01/2000 – Lettre ouverte à S.E. L’Ambassadeur de France à Djibouti, pour lui demander de réagir contre les articles parus dans La Nation et qui insultent la mémoire d’un mort

SE Patrick Roussel
Ambassadeur de France à DJIBOUTI

Excellence,

Je suis une mère de famille, djiboutienne de père – que Dieu garde son âme en paix – mais encore sans papier et apatride avec une mère qui n’a jamais eu de pièce d’identité depuis sa naissance au quartier carton (ancienne poudrière).

je me sens autodidacte après les pénibles labeurs d’un commerce informel à grands risques pour une femme fragilisée d’autant plus que mon mari a rejoint le Frud combattant et cela depuis 1992.

Excellence, ce n’est qu’un simple curriculum vitae, non pas pour vous demander des pièces d’identité françaises, ni un emploi dans l’un des secteurs français sous votre coupole, encore moins pour vous demander une quelconque faveur.

Excellence, je vous présente tous mes vœux à vous et au grand peuple ami que vous représentez.

Excellence, cette lettre ouverte s’adresse à vous et c’est une femme qui accepte sa souffrance qui vous saisit, une femme qui respecte les morts car elle a peur pour son mari, une femme qui a foi en Dieu et respecte autrui, une femme révoltée et qui se battra dans l’ombre pour stopper les goujateries d’un journal qui  » bouffe  » les impôts des travailleurs djiboutiens et étrangers en s’arrachant toutes les miettes avec une radiotélévision digne d’un Etat-Dictature et loin d’un État de Droit.

De grâce, de grâce Excellence, sortez de votre silence en décidant de porter plainte contre le journal de L’ÉTAT  » LA NATION  » du 13 janvier 2000 (voir caricature blasphématoire, ainsi que les termes diffamatoires surtout dans les pages 2 et 3). je sais que vous pouvez, Excellence, que l’article 407 du Code Pénal djiboutien protège le respect des morts.

Excellence, je reprends cet article tout simplement pour vous réconforter et vous encourager à défendre moins mollement les intérêts de votre pays et de vos concitoyens vivants ou décédés.

Excellence, c’est votre droit , et surtout c’est votre devoir de saisir la Justice djiboutienne et j’ai le pressentiment que les juges djiboutiens se ressaisiront, car trop c’est trop.

Au regretté Bernard BORREL, les juges djiboutiens lui restent sensibles.

Faisons confiance au Pouvoir judiciaire, pour nos deux pays : Djibouti et la France, que le glaive de la vraie justice étincelle à jamais.

Excellence bon courage.

Mme IRDHO OSMAN GOULED -IOG-
Société Civile.

15/01/2000 – A La Liberté … Tous mes meilleurs voeux ????

Liberté, Liberté chérie, heureusement que tu existes. Sinon à qui aurions-nous eu recours ? puisque comme le disait Aden Robleh dans son discours à l’occasion de la fête du ramadan, Djibouti est revenu : « au système du parti unique, en stoppant net la timide ouverture politique qui a vu le jour en 1992 .. La Constitution de Djibouti est constamment foulée au pied. Syndicat unique, radiotélévision unique, journal unique ».

Qu’est donc devenue la piste Gadabourcie ?

Le 27 septembre 1990, un attentat se perpétrait au Café de Paris, tuant un enfant, Olivier, de nationalité française.

Dès 23 heures, dans la nuit, les gendarmes se ruaient dans la tribu gadabourcie pour en arrêter plus de 210 à 230 personnes, toutes innocentes, qui ne savaient pas d’où leur tombait cette malédiction. C’est à peine, si on ne leur avait pas accroché une étoile jaune sur la poitrine tant cela ressemblait, ethniquement, à ce qui s’est passé à Varsovie, en son temps. Toutes ces personnes arrêtées, pour ce qu’on sait, avait subi des traitements cruels et inhumains.

Les gendarmes n’avaient pas lésiné sur les moyens et beaucoup de ces personnes portent des traces, des séquelles jusqu’aujourd’hui.

Un irréductible continue, malgré vents et marées, de poursuivre l’État djiboutien pour arrestation arbitraire, séquestration arbitraire, tortures et voies de fait.

Il en est, oh ! stupeur, à son 14ème renvoi au Tribunal. Et tenez-vous bien, son avocat désigné d’office, n’est autre que Madame Martinet, avocat du Gouvernement !

Dans ces conditions, quelle chance peut avoir ce jeune homme qui a porté plainte contre l’État djiboutien et qui a pour avocat le maître Martinet du Gouvernement ?
Blessé par le Loup, on vous dit que le Loup sera votre défenseur

Au fait pouvez-vous nous rafraîchir la mémoire sur la chronologie de cette sulfureuse histoire, on oublie très vite, ici.

D’autre part, il paraît que le suicide du juge Borrel n’en est pas un, et qu’il aurait été suicidé par quelqu’un qui se trouve à la tête du Palais. D’ailleurs les interviews de Radio-Trottoirs se sont transformées en Télé-Trottoirs, mais pourquoi veut-on mêler le peuple djiboutien à toutes ces sombres histoires d’attentats et d’assassinats, alors qu’il n’est pas informé du tout ? Il est tout simplement manipulé. Pour la preuve, la signature de ce fameux accord de défense qui lierait Djibouti à l’Éthiopie Il paraît même que les ministres et les députés n’étaient pas au courant. On fait tout sur le dos du peuple, et quand ça sent le roussi, on veut soulever le peuple contre un autre peuple, en le manipulant puérilement.

Par où commence à pourrir un poisson, m’avait demandé mon père, quand j’avais 10 ans ? par la tête lui avais-je dit tout naturellement. Mais heureusement, le peuple n’a pas 10 ans. Ici c’est la tête qui est malade.

A.X.

15/01/2000 – Courrier des lecteurs – Les voix d’Outre-Tombe – Qu’est devenue la piste Gadabourcie ?

Un accord de défense Djibouto-Ethiopien vient d’être signé. Les ministres n’en savaient rien, les députés, éminents représentants du peuple, n’en savaient rien et le peuple n’en savait rien. Aucune information n’a été publiée dans le journal unique et inique, dirigé par Amin Mohamed Robleh, ancien Secrétaire Général du Gouvernement qui prend, pourtant, trois grandes pages du journal pour défendre son maître attaqué, jeté à base de son piédestal, et accusé d’homicide.

Il monte au créneau, le prou chevalier, la voix de son maître, pour pourfendre la veuve et les orphelins éplorés. Il n’a pas changé les vieilles « bonnes recettes » de son prédécesseur Ismaïl Houssein TANI, cet ancien communiste reconverti à l’Islam intégriste pur et dur, depuis la chute du mur de Berlin, propulsé au poste de Directeur du Cabinet de la Présidence.

Tous ceux qui ont élu, le mal élu, sont hébétés aujourd’hui, d’avoir appris la nouvelle de l’accord de défense Djibouto-Ethiopien, nouvelle bien plus fracassante que celles attaquant directement ce « Chef d’État » porté au pouvoir par une parodie d’élection préfabriquée.

Depuis, je ne dors plus, troublé et réveillé fréquemment de mon sommeil par des cauchemars incessants. Tantôt, c’est Idris Omar Guelleh, paix à son âme, qui vient me dire : « Avez-vous oublié l’extermination des Issas, à AICHA’A, par les soldats d’Hailé SELASSIE ?  »

Tantôt, c’est Miguil, paix à son âme, cet ancien pilote, Adj. Chef de l’Armée, qui m’interpelle : « Est-on soudain devenu fou, pour signer un accord militaire de défense avec l’Éthiopie . Signe-t-on des accords de paix avec un loup ? »

Oui, je me souviens, Idriss O.G. était très jeune et avait fui AICHA’A, pour la Somalie qui lui avait donnée une bourse d’étude. Quant à Miguil, plus jeune que lui, le pauvre, il s’était caché sous les jupons d’une vieille charcharie, afin d’échapper à la mitraille. Il avait fui vers Djibouti par le train.

Et combien d’autres personnes inconnues, fauchées par la mitraille des soldats de l’Empereur, qui ne seront jamais évoquées par les enfants ingrats de ce pays ingrat, et dont les tombes inconnues accuseront inlassablement, bien qu’elles soient enfouies dans les profondeurs de la terre, ces vautours qui se repaissent du sang des autres. Les peuples djiboutiens et éthiopiens n’ont rien à voir dans ces sordides histoires, ce sont les gouvernements qui rendant compte.

A.X.