22/12/2015 (Brève 558) Le régime persiste et signe. 18 décembre 1991 – Massacre d’Arhiba dans un quartier à majorité Afar. 21 décembre 2015 – Massacre contre les Issa / Yonis Moussa puis contre des dirigeants de l’USN. Que font les puissances étrangères occidentales sur place, pour dénoncer et mettre un terme aux violences commises sous les ordre d’une dictature en déroute ? (ARDHD)

Arhiba 199118 décembre 1991 – Massacre d’Arhiba. Au moins 50 morts et des dizaines de blessés

 

 

 

Massacre Balbala21 décembre 2015 – Massacre à Balbala. Au moins 25 morts et de nombreux blessés

 

 

Sous les régimes de Gouled puis de Guelleh, les choses n’ont pas changé, sans compter toutes les exécutions extra-judiciaires individuelles ou les assassinats par armes, coups et blessures ou poison.

Le pouvoir s’est arrogé le droit de tuer impunément et aucune puissance étrangère n’intervient pour dénoncer ces crimes et y mettre un terme.

22/12/2015 (Brève 559) FRUD / Dans un communiqué sous la signature de Mohamed Kadamy, son Président, le FRUD dénonce les violences d’hier à Djibouti contre la communauté Yonis Moussa (19 morts, 150 blessés) puis l’attaque de la réunion des dirigeants de l’USN et il rappelle toutes les violences commises par le régime en 2015 contre les populations civiles.

FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE
ET LA DEMOCRATIE-FRUD

frud_djibouti@hotmail.com

LE FRUD CONDAMNE LE MASSACRE DE LA COMMUNAUTE YONIS MOUSSA

 Le FRUD condamne avec la plus grande fermeté la tuerie de Balbala, un crime odieux perpétré par les forces de l’ordre à l’encontre de la communauté Yonis Moussa  appartenant au clan Issa, qui s’apprêtaient à organiser une cérémonie traditionnelle  annuelle.

La police, et la gendarmerie épaulées par des éléments de l’Armée et des agents cagoulés de la milice privée, ont attaqué très violement des civils, très tôt le matin du 21 décembre détruisant tout sur leur passage, tirant  à balles réelles sur des personnes présentes pacifiquement  pour des activités culturelles à  Buldugo à Balbala.(faubourg de Djibouti)     Le bilan est extrêmement lourd, 19 personnes tuées par balles et 150 blessées.

Dans l’après midi du 21 décembre,  des agents cagoulés ont attaqué  les dirigeants de l’USN qui étaient en réunion, blessant plusieurs d’entre eux dont le président Ahmed Youssouf , le député Said Houssein (grièvement atteint par balles) et l’ancien ministre Hamid Abdi et arrêtant avec violence le secrétaire général  Abdourahman Guelleh

Cette escalade meurtrière  fait suite à une répression inouïe depuis début 2015 contre les populations civiles, victimes  de leur soutien aux forces démocratiques: FRUD et USN :

  • Répression des civils dans les régions des Mablas et des Goda en février et avril 2015 ;
  • En juillet 2015 ; les habitants du triangle Moussa Ali Syaru Garabtissan  ont été privés d’accès aux points d’eau  pour  complicité avec le FRUD, entraînant le départ de 2 000 personnes vers l’Ethiopie; fuyant la répression et la soif;
  •  En octobre 2015, 53 personnes ont été arrêtées et torturées, à cause de leurs liens de parenté avec les membres du FRUD, 25 d’entres elles sont emprisonnées à Gabode;
  • Plus d’une centaine de personnes membres ou sympathisants de l’USN ont été arrêtées depuis novembre 2015, des députés de l’USN ont subi des violences physiques de la part de la police;
  • 23 personnes ont été violement frappées et arrêtées le 20 décembre au pont d’eau  d’Adgeno par l’armée qui  se venge de ses échecs   face au FRUD  durant ce mois de décembre dans la zone de Margoïta.

Ce massacre horrible des civils OdahGub commis, 3jours après la commémoration du crime impuni d’Arhiba s’inscrit dans une tradition criminelle de ce régime et dénote son caractère ininterrompu.

Le FRUD estime qu’aucun pouvoir ne doit se dérober pour appréhender, poursuivre et punir les auteurs de tous ces crimes de masse.

Fait à Bruxelles, le  21 décembre  2015
Mohamed Kadamy

Président du FRUD

22/12/2015 (Brève 560) REUTERS / L’opposition parle de 19 morts dans des heurts à Djibouti

DJIBOUTI, 22 décembre (Reuters) – Un parti d’opposition a affirmé mardi qu’au moins 19 personnes avaient été tuées lundi à Djibouti dans des affrontements avec la police, le gouvernement ne parlant de son côté que de neuf blessés.

Les heurts ont éclaté lundi matin dans le petit pays de la corne de l’Afrique qui héberge notamment des bases militaires française et américaine. Kadar Abdi Ibrahim, porte-parole de l’Union pour le salut national, a déclaré à Reuters que la police avait attaqué les participants à une cérémonie religieuse puis une maison dans laquelle étaient réunis des opposants.

Il a avancé un bilan d’au moins 19 morts.

Dans un communiqué publié sur son site internet, le ministre de l’Intérieur, Hassan Omar Mohamed, affirme que « des dizaines d’individus armés » ont attaqué les forces de l’ordre dans la région de Buldhoqo et que neuf personnes ont été blessées, dont un policier.

Il ajoute que les violences ont été commanditées par des « personnes à l’étranger » et que la situation est désormais sous contrôle. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier ces informations contradictoires de source indépendante.

Djibouti est régulièrement le théâtre de violences entre forces de sécurité et manifestants qui réclament le départ du président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999.

22/12/2015 (Brève 561) Deutsche Welle / Interview de Jean-Loup Schaal par frejus Quenum.

Lien avec l’article original et le son : http://www.dw.com/fr/djibouti-de-nouveau-dans-la-tourmente/a-18934562

Djibouti de nouveau dans la tourmente

Les bilans divergent au lendemain des échauffourées qui ont agité Djibouti lundi. D’après l’opposition, plusieurs de ses membres ont été blessés et le bilan officiel est d’au moins sept morts.

Lors de sa réunion, l’opposition devait discuter d’une autre intervention de la police survenue plus tôt dans la journée. Là, une vingtaine de personnes auraient été tuées selon l’opposition tandis que les autorités parlent d’au moins sept civils tués et vingt-trois blessés.

Quoi qu’il en soit, le petit pays de la corne de l’Afrique connaît une nouvelle vague de tensions. Alors qu’une élection présidentielle est prévue l’année prochaine en avril. Le président Ismaël Omar Guelleh devrait se présenter pour briguer un quatrième mandat.

La Constitution, amendée en 2010, ne limite plus le nombre de mandats présidentiels. Que cachent toutes ces violences et pourquoi cette réaction toujours musclée de la police ?

22/12/2015 (Brève 562) Alerte rouge pour la vie de Saïd Housein Robleh, dont l’état requiert une évacuation sanitaire urgente. Message d’Ali Awado, Président de la LDDH

SAID HOUSSEIN ROBLEH se trouve au centre medico-hospitalier de bouffard de l’armée française. Il a 25 ans, c’est un étudiant en 6 ème année de médecine et défenseur des droits de l’homme dès son jeune age. Il est également secrétaire général de la LDDH.

l agression ne date pas d’hier, depuis novembre 2015 son passeport et son billet d’avion sont bloqués par le ministre de l’enseignement supérieur.

le 10 décembre lors de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme, il a été agressé, enlevé et séquestré plusieurs heures par le directeur général de la police Mr Abdillahi Abdi Farah.

Le 21 décembre 2015, il était parti assister à la réunion du haut conseil de l’USN et ce en vue de couvrir les événements de la matinée (carnage a bouldhougo, BALBALA) où il y a eu 37 morts. Des policiers cagoulés ont fait irruption dans la salle où se tenait la réunion.  

Lors de cette agression SAID HOUSSEIN ROBLEH a reçu deux balles réelles l’une à la carotide et l’autre à la clavicule, il a subi une opération chirurgicale a bouffard: l’une des balles a été extraite (celle de la clavicule) par contre celle de la
carotide est toujours logée dans son cou.

Selon le médecin traitant dont nous vous donnerons le nom demain matin avec le document établi par ce médecin.

Il faut une évacuation urgente pour extraire cette balle car cela représente un risque et nécessite une structure adaptée a cette opération chirurgicale.

Merci de nous soutenir et nous resterons en contact mais nous pouvons vous informer que sans cette évacuation sa vie est en danger et que la police qui l’a blessé est toujours a ces trousses et c’est grâce à l’armée française qu’il se trouve hospitalisé à BOUFFARD.

22/12/2015 (Brève 563) LDDH / Communiqué – GUELLEH met Djibouti à feu et à sang. Un bilan de 37 morts et 150 blessés.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H)
Djibouti, le 22 Décembre 2015

COMMUNIQUE de PRESSE

GUELLEH met Djibouti à feu et à sang.

Le régime en place à Djibouti transforme une cérémonie traditionnelle et commémorative en un drame sanglant et meurtrier.

Selon les informations recueillies par la LDDH, 37 personnes tuées par des balles réelles et plus de 150 blessés de balles tel est le bilan provisoire de ce drame.

Le HAUT CONSEIL de l’USN a été saccagé par un raid des policiers cagoulés. Et l’on dénombre un blessé grave. Il s’agit du plus jeune député de l’Assemblée Nationale SAID HOUSSEIN ROBLEH qui a reçu 2 balles l’une sur la carotide et l’autre au niveau de la clavicule. SAID est aussi Secrétaire Général de la LDDH.

Son état est jugé sérieux par le médécin qui l’a opéré hier soir fait grave, la Police s’est présentée à maintes  reprises au Centre Médico-Hospitalier de BOUFFARD pour pouvoir emporter SAID HOUSSEIN ROBLEH, devant le refus du médecin, la Police a rebroussé chemin mais la menace plane toujours.
Il a toujours une balle dans la carotide qui ne peut être extraite que dans une structure spécialisée qui fait défaut à Djibouti.

Le Président de l’USN, AHMED YOUSSOUF a été tabassé et il se trouve hospitalisé à BOUFFARD. Il a une hanche fracturée et vu son âge et son état de santé, ceci présente un handicap à vie.

L’ancien Ministre Mr Hamoud Abdi Souldan est blessé au thorax et deux balles subsistent encore dans son corps.

Quant au Secrétaire Général de l’USN Mr ABDOURAHMAN MOHAMED GUELLEH dit ABDOURAHMAN TX. Il a été sauvagement tabassé puis emporté par la police vers une destination inconnue.

Le Porte Parole de l’USN, Mr DAHER AHMED FARAH est détenu au 3e Arrondissement sans aucun mandat depuis deux jours.

A Djibouti l’histoire se ressemble et se répète :
 -Le 18 Décembre 1991, des civils sans défense sont froidement exécutes par la Police et la gendarmerie djiboutiennes. Au total 63 personnes passent de la vie à la mort en quelques secondes.
-Le 21 Décembre 2015

Les forces gouvernementales (police gendarmerie et militaires) encerclent la tribu YONIS MOUSSA de l’ethnie ISSA qui était rassemble pour une cérémonie traditionnelle. Le feu est ouvert et la fin de la journée l’on dénombre 37 morts et plus de 150 blessés dont plusieurs dans un état grave.

D’autres parts la Police et la gendarmerie on procède à plusieurs arrestations au sein de l’USN et de la Société Civile tant à Djibouti qu’à Dikhil.

Au Nord  dans le district de TADJOURAH à ADGUENO  18 civils ont été arrêtés et emportés par les forces gouvernementales vers une destination inconnue.

L’Okal de la région Mr GABER MOHAMED GABER a été sauvagement torturé et laissé pour mort.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive et rappelons le  à titre de mémoire que les régions du NORD et Sud Ouest sont sous occupation militaire et vivent sous la loi martiale.

Soucieuse de la PAIX Civile, la LDDH dénonce et condamne vigoureusement le massacre de BOULJOUGO, la fusillade de HAUT CONSEIL de l’USN, les arrestations des responsables de l’opposition et la terrorisation et l’emprisonnement dans des camps militaires des populations civiles et nomades.

La LDDH lance un appel à soutien à toutes les organisations de défense des droits humains, a l’UNION AFRICAINE, à L’UNION EUROPEENE et à tous le bâilleurs de fonds de Djibouti à condamner et à faire pression sur le régime djiboutien pour qu’il arrête les graves violations des droits humains devenues quasi-quotidiennes.

Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

22/12/2015 (Brève 565) La presse internationale relate les évennements criminels commis à Djibouti sous les ordres du candidat rejeté pour un 4ème mandat.

Radio Vatican : Djibouti : affrontements mortels entre police et manifestants
Afrik.com : Djibouti : 19 morts dans une sanglante répression policière
Euronews : Violences à Djibouti : au moins 7 civils morts
L’humanité : Massacres et répressions aveugles à Djibouti

21/12/2015 (Brève 554) (20:30 Paris) ALERTE ROUGE . Raid sanglant de la Police contre le haut conseil de l’USN. Saïd Houssein Robleh a été blessé très gravement par balles. Trois autres personnalités blessés et transportés vers une destination inconnue (LDDH)


COMMUNIQUE de PRESSE

Un raid sanglant de la police
contre le haut-conseil de l’USN

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H)

Djibouti, le 21 Décembre 2015

Selon les informations recueillies par la LDDH, la police à menée à la tombée de la nuit un raid contre le haut-conseil de l’USN qui était en réunion près de l’aéroport lors de cette attaque     Mr SAID HOUSSEIN ROBLEH, député, étudiant en 6ème année de médecine et SECRETAIRE GENERAL de la LDDH a été touché par 2 balles (l’une au coup et l’autre à l’épaule). Il est actuellement entre la vie et la mort.

Le président de l’USN, Mr AHMED YOUSSOUF HOUMED, l’ancien MINISTRE HAMOUD ABDI SOULDAN ont été grièvement blessé et Mr ABDOURAHMAN MOHAMED GUELLEH a été sauvagement tabassé et arrêté et emporté vers une destination inconnue.

Le cas de Mr SAID HOUSSEIN ROBLEH est sans doute la plus grave car l’une des balles l’a atteinte à la veine jugulaire.

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement la barbarie et la dérive policière du régime.  

La LDDH lance un appel à soutien à toutes les organisations de défense des droits humains de par le monde à faire pression sur le régime en place à Djibouti pour que la répression s’arrête.

 POUR LA  LDDH :
Le Président

Omar Ali Ewado