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25/04/2000 – TIBET: appel en faveur de deux prisonniers politiques

Pour signer l’appel : http://www.tibet-info.net

Communiqué
Paris, le 25 avril 2000

Poursuivant l’action qu’il mène pour la libération de tous les prisonniers d’opinion détenus par la Chine au Tibet, le Comité de Soutien au Peuple Tibétain, en commun avec Monsieur Yann Galut, député du Cher, a rendu public, en ce mardi 25 avril, un nouvel appel en faveur de Ngawang Sangdrol, une jeune Tibétaine, condamnée à 21 ans de détention sans jamais avoir commis de délit ou de violence. Ce jour marque également le 11ème anniversaire du plus jeune détenu politique du monde, Gendun Choekyi Nyima, reconnu comme le Panchen Lama par le XIVème Dalaï Lama et dont on est sans nouvelles depuis 5 ans.

Cet appel est signé par plus de 250 personalités de la litterature (Irène Frain, Amélie Nothomb, Jacques Attali, Patrick Rambaud, René Rémond, Robert Sabatier…), du spectacle (I Muvrini, Raymond Devos, Yves Duteil, Renaud, Véronique Sanson, Jean-Louis Murat, Maurice Béjart, Moebius…), du cinéma (Alain Corneau, Costa Gavras, Michael Lonsdale, Bernard Giraudeau…), du sport (Abdelatif Benazzi, Emmanuel
Petit, Christophe Dominici, Jean Galfione, Amélie Mauresmo…), des acteurs importants de la société civile (Pierre Bergé, Monseigneur Gaillot, Marie-Claire Mendès-France, Danielle Mitterrand, des chercheurs, des universitaires, des avocats…), du monde politique (plus de 100 parlementaires français, députés européens ou élus municipaux).

La répression qui frappe plusieurs centaines de militants pacifiques est un véritable défi à la communauté internationale. C’est le sens de cet appel qui a été adressé à Messieurs Chirac, Jospin et Védrine. Les signataires y demandent notamment l’ouverture de négociations entre le Dalaï Lama et le gouvernement chinois et décident « d’adopter symboliquement » « ce véritable symbole de la lutte non-violente et du combat des femmes pour la liberté et la justice » qu’est Ngawang Sangdrol, dont on sait qu’elle se trouve dans un état critique.

Le C.S.P.T. attend que le gouvernement français exerce une pression accentuée sur le gouvernement chinois afin d’obtenir la libération de la jeune fille, de garantir sa sécurité et de lui permettre de quitter le Tibet.

Appel :
« Ayant pris conscience de l’injustice majeure commise à l’encontre du peuple tibétain, des exactions dont il est victime, allant jusqu’à menacer son existence, nous, signataires de cet appel tenons à partager notre émotion et à signifier aux Tibétains le témoignage de notre amitié.

Nous sommes plus particulièrement inquiets quant au sort réservé à une jeune religieuse, Ngawang Sangdrol, agée aujourd’hui de 23 ans, et condamnée par les autorités chinoises à une peine de 21 ans de prison pour le seul fait d’avoir pacifiquement manifesté le souhait de voir son pays, le Tibet, redevenir indépendant.

Initialement condamnée à 3 ans d’emprisonnement, elle a vu sa peine passer à 9 ans pour avoir chanté dans sa cellule, puis à 18 ans pour insubordination envers les autorités de la prison. Enfin, dernièrement, elle a été condamnée à 3 ans supplémentaires, soit une peine totale de 21 ans, ce qui fait de Ngawang Sangdrol la prisonnière politique tibétaine la plus lourdement condamnée. Elle ne sera pas
libérée avant 2013. Depuis le début de son incarcération, elle subit tortures, brimades et se retrouve régulièrement en cellule d’isolement. Pourtant, elle ne manque jamais une occasion de tenir tête à ses geôliers et de revendiquer la liberté pour son pays.

Nous ne pouvons qu’être admiratifs devant le courage de cette jeune femme à qui nous désirons manifester notre profonde solidarité. Nous souhaitons donc ardemment que les autorités de notre pays exercent une pression constante et appuyée sur les autorités chinoises afin que celles-ci libèrent Ngawang Sangdrol, qui représente à nos yeux un
véritable symbole de la lutte non-violente du peuple tibétain et au delà de cette cause, du combat des femmes pour la liberté et la justice. Cette libération, si elle intervenait, serait de la part de Pékin un signe fort d’une réelle volonté de se conformer au droit international. Mais plus encore, l’ouverture d’un dialogue avec le Dalaï Lama, que nous appelons de nos voeux, nous semble l’unique solution pour prévenir l’éventualité d’un embrasement de cette région qui impliquerait le tiers de la population mondiale.

Nous nous engageons à faire connaître, dans nos fonctions ou nos activités, la situation de Ngawang Sangdrol, que nous décidons d’adopter symboliquement en signant cet appel. »

24/04/2000 – NATIONS UNIES: Bulletin du Bureau de Coordination des Affaires Humaintaires: DJIBOUTI,ETHIOPIE,SOMALIE.

NATIONS UNIES
Bureau de coordination des affaires humanitaires
Réseau intégré d’information régional
Pour l’Afrique centrale et de l’Est

Tel : +254 2 622147
Fax : +254 2 622129
E-mail : irin@ocha.unon.org

AFRIQUE CENTRALE ET DE L’EST:
IRIN-CEA Bulletin hebdomadaire 16 (du 15 au 21 avril 2000)

CORNE DE L’AFRIQUE: On ne peut parler de famine,
estime l’émissaire de l’ONU

L’envoyé spécial du Secrétaire Général dans la Corne de l’Afrique, Catherine Bertini, a démenti que la très grave crise alimentaire dans la région ait
atteint les proportions d’une famine, mais a invité la communauté internationale à répondre généreusement pour éviter une famine.
« Il s’agit d’un problème grave pour les gens de la région, et notre objectif est, conformément aux directives du Secrétaire Général, d’apporter suffisamment de ressources pour générer une sensibilisation suffisante, organiser
suffisamment de systèmes, pour que nous puissions éviter un désastre et empêcher qu’il y ait une famine », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de
presse, mercredi à Nairobi.

ETHIOPIE: L’aide alimentaire de la Croix Rouge arrive
dans les zones affectées

Le CICR indique qu’il a transporté par air quelque 150 tonnes d’aide alimentaire vers la région éthiopienne de Gode depuis le 12 avril dernier.
Quelque 15 à 17 tonnes arrivent à Gode chaque jour dans des Hercules C-130, selon un rapport du CICR publié à Addis Ababa.
Dans les villages, les anciens distribuent les rations, sous le contrôle du personnel du CICR et de la Société éthiopienne de la Croix Rouge.

Selon l’AFP, les donateurs ont été lents à décaisser les fonds nécessaires au Programme alimentaire mondial pour aider les victimes de la famine, mais
les donations ont augmenté suite à la tournée du directeur du PAM, Catherine Bertini, dans la Corne de l’Afrique.

SOMALIE: La situation se détériore dans les régions du sud

La disponibilité alimentaire au sud de la Somalie se détériore rapidement,prévient la FAO, qui décrit la situation comme « très alarmante ».
Malgré de bonnes récoltes en février, quelque 650 000 personnes sont menacées de graves pénuries alimentaires, les régions les plus touchées étant Bakool,Gedo, Bay et Hiran, indique un rapport de la FAO publié cette semaine.
Kevin Farrell, Directeur Pays du PAM pour la Somalie, a indiqué à IRIN que le nord et le nord-ouest de Bakool et Gedo sont actuellement la première
préoccupation. « Nous sommes de plus en plus préoccupés par la situation dans cette zone », a-t-il dit.
Il a ajouté que si les pluies attendues
n’arrivaient pas ou étaient inférieures à la moyenne, la zone touchée augmenterait rapidement et la crise s’intensifierait.

DJIBOUTI: Report des pourparlers de paix pour la Somalie

Les tentatives du président de Djibouti, Ismail Omar Guelleh, de réunir les factions somaliennes pour des pourparlers de paix n’ont pas réellement
décollé.
Ces négociations de paix, qui avaient été accueillies favorablement par le groupement régional IGAD et l’OUA, avaient pour objectif de mettre en
place un gouvernement de transition. Un groupe de 60 intellectuels somalis,avec l’aval tacite de la communauté internationale, avait recommandé que la
date d’ouverture de la conférence, prévue pour jeudi à Djibouti, soit reportée pour de plus amples consultations et pour préparer l’ordre du jour,
ont rapporté les agences de presse.

[Les informations contenues dans ce bulletin vous sont parvenues via IRIN, un département d’informations humanitaires des Nations Unies, mais ne
reflètent pas nécessairement les vues des Nations Unies ou de ses agences.

Si vous réimprimez, copiez, archivez ou renvoyez ce bulletin, merci de tenir compte de cette réserve. Toute citation ou extrait devrait inclure
une référence aux sources originales. Les rapports d’IRIN sont archivés sur internet sous :
http://www.reliefweb.int/IRIN ]

24/04/2000 – Sommaire des Nouvelles d’ADDIS N° 11

LIRE LA LETTRE DES NOUVELLES d’ADDIS N° 11 http://membres.tripod.fr/lesNouvelles/index-LDN_011.html

Au sommaire

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L’ARDHD a lancé une pétition internationale pour la libération et la prise en charge de 29 enfants mineurs qui seraient incarcérés à Gabode (Djibouti).

Selon l’organisation française, « 29 enfants mineurs et innocents sont emprisonnés dans la sinistre prison de Gabode. Outre les conditions d’incarcération qui sont identiques à celles des adultes, ces enfants subissent des violences sexuelles de la part des policiers et des autres détenus ».

Il s’agirait de « 18 enfants oromo (citoyenneté éthiopienne) réfugiés à Djibouti en raison de la guerre Éthiopie-Érythrée et de 11 enfants mineurs djiboutiens ».
Aucune réaction officielle ne nous est parvenue concernant cette grave accusation.
Informations de l’ARDHD

FAO : « UNE TRAGÉDIE HUMAINE MENACE LA CORNE DE L’AFRIQUE ». —
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LE QUOTIDIEN LIBÉRATION À LA UNE. — « Éthiopie, la faim sans fin », titrait le quotidien français Libération vendredi 21 avril, en ouverture d’un dossier « événement » de trois pages. (…)
(Stephen Smith)
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PRESSION IDÉOLOGIQUE EN MARGE DE LA CRISE. — Le bruyant débat autour des « responsabilités » des uns et des autres face à la grave crise humanitaire bat son plein (…)
L’article du World Socialist Web Site
L’article sur Ethiospokes
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LE PREMIER MINISTRE ÉTHIOPIEN RENCONTRE LA PRESSE. — Ato Mélès Zénawi, Premier ministre éthiopien, a rencontré la presse étrangère le 13 avril et la presse éthiopienne le 20 avril (…)
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OLF, SLF ET ONLF DÉCLARENT UN CESSEZ-LE-FEU UNILATÉRAL. — 14 avril, Voice of America. — Trois groupes politiques en opposition armée observeront un cessez-le-feu inconditionnel afin de faciliter le transport de l’aide alimentaire (…)
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ADDIS-TRIBUNE BROCARDE LE PARLEMENT. — 21 mars, Addis-Tribune — Tamrat Bekele, éditorialiste de l’hebdomadaire privé, dénonce l’inactivité du Parlement, « en des circonstances où vous attendriez normalement que le Parlement éthiopien convoque une session d’urgence. » (…)
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À LA RADIO. — par Isabelle intelligence
— 13 avril, RTBF. — LA PRÉ-FAMINE. — « La Belgique va envoyer 7.000 tonnes de blés à destination de l’Éthiopie et de l’Érythrée. (…)

— 13 avril, RAI. — UNE SITUATION DRAMATIQUE. — « La situation est toujours plus dramatique en Éthiopie. Presque 8 millions de personnes risquent de mourir de faim. (…)

— 13 avril, Radio Le Caire. — UNE CHANCE D’ÉVITER LE DÉSASTRE. — « Le Premier ministre éthiopien a affirmé aujourd’hui que les autorités étaient décidées à concentrer tous leurs efforts pour sauver des vies parmi les victimes de la sécheresse et que la famine allait facilement être évitée. (…)

— 14 avril, Radio Le Caire. — APPEL POUR UNE ACTION COORDONNÉE. — « Le secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine, OUA, Salim Ahmed Salim, et l’envoyé spécial de l’ONU, ont lancé un appel pour une action d’urgence coordonnée pour faire face aux conséquences de la sécheresse en Éthiopie et dans d’autres parties de la Corne de l’Afrique. (…)

— 14 avril, Médi 1 (*). — LA QUESTION DE L’ACHEMINEMENT (1). — « Le Premier ministre éthiopien se dit satisfait des engagements d’aide des pays occidentaux. (…)

— 15 avril, RTBF. — 940.00 TONNES POUR L’ANNÉE 2000. — « Mme Bertini, a effectué ce matin une courte étape à Djibouti où le port reçoit une grande partie de l’aide alimentaire à destination de l’Éthiopie. (…)

— 16 avril, Africa n°1. — LA QUESTION DE L’ACHEMINEMENT (2). — « Renfort de Djibouti au niveau de l’acheminement d’une aide alimentaire en direction des pays de la Corne de l’Afrique durement menacés par la famine. (…)

— 18 avril, Radio Le Caire. — RAPPEL DES FAITS. — « La Corne de l’Afrique a un besoin urgent d’aide alimentaire pour quelques 16 millions de personnes menacées de famine a mis en garde aujourd’hui l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture dont le siège est à Rome. Outre l’Éthiopie et l’Érythrée la crise alimentaire affecte le Burundi, Djibouti, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie. (…)

— 18 avril, Médi 1. — ACCROÎTRE LES CAPACITÉS DU PORT DE DJIBOUTI. — « Le programme des Nations-Unies a chiffré les besoins à 800.000 tonnes environ de nourriture et se félicite du bon écho reçu aux différents appels à l’aide lancés à la communauté internationale. (…)

— 19 avril, Radio Le Caire. — PREMIÈRES LIVRAISONS DU CICR. — « Les premières livraisons de nourriture transportées par le comité international de la croix rouge, CICR, sont arrivées cette semaine dans le district de Danan, en Éthiopie, l’un des plus affectés par la sécheresse a affirmé aujourd’hui l’organisation. (…)

— 22 avril, Médi 1. — CRISE GERMANO-ÉTHIOPIENNE. — « L’Éthiopie rappelle son ambassadeur en poste en Allemagne pour protester après que, selon les responsables éthiopiens, l’Allemagne ai montré au conseil de sécurité des Nations-Unies, une attitude négative envers leur pays, en affirmant que l’Éthiopie ne peut pas actuellement préserver sa souveraineté alors qu’elle est sévèrement touchée par la sécheresse. » (…)

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SOUDAN : DES ONG VEULENT RETOURNER DANS LES ZONES SOUS CONTRÔLE SPLM. — Irin-CEA, Nairobi, le 14 avril 2000. — Cinq ONG internationales ont demandé à signer un mémorandum d’entente parrainé par le Sudan People’s Liberation Movement /Army (SPLM/A), six semaines après avoir été chassées du sud du Soudan pour ne pas l’avoir fait, selon des sources humanitaires. (…)

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— CARREFOUR DES INITIATIVES —

Pour contribuer directement à l’aide des premières populations touchées, faites un don :

« SOS action humanitaire pour l’Éthiopie », Crédit Lyonnais, 61 av. de Suffren, 75007 Paris.
Code banque 3 0002 / Code guichet 00695 / N° de compte 000 000 5497 X / Clé Rib 58
Souscription de la communauté éthiopienne de France.

Action contre la faim : « Urgence Éthiopie », BP 73 E, 75014 Paris

Faites circuler les informations en envoyant le lien de cette lettre
Lettre des Nouvelles — Urgence Éthiopie à l’ensemble de votre carnet d’adresses.
Merci.

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La communauté éthiopienne d’Île-de-France se mobilise :

Une soirée culturelle « SOS Éthiopie », samedi 6 mai 2000, Forum de Grenelle, 5 rue La Croix-Nivert, 75015 Paris (M° Cambronne, ligne 6 – Bus 80). Dîner traditionnel, musique, tombola.

Renseignements : 01 47 83 83 95 et 01 47 83 26 35.

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Deux initiatives de la ville du Blanc-Mesnil (F-93154) :

La recette de la soirée hip-hop du 25/04/00 au Forum culturel sera intégralement versée pour la lutte contre la famine en Éthiopie.

Soirée autour du Jumelage coopéra(c)tion avec Debre-Berhan, jeudi 27 avril 2000, 20h30, Forum culturel. Débat sur les réalisations, l’impact, l’exemplarité du seul jumelage franco-éthiopien. Projection du film Together, together, traces d’un travail entre la compagnie française Oposito et le Circus Ethiopia.
Contacter Monsieur le maire

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Les Nouvelles d’Addis réalisent une édition spéciale « Urgence-Éthiopie », qui paraîtra début mai et dont les objectifs seront : informer, sensibiliser, favoriser le don. Des partenariats sont sollicités pour financer l’édition et la diffusion.

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Sur proposition des Nouvelles d’Addis, le moteur de recherche Yahoo! France
a ouvert une rubrique d’actualités « Menace de famine en Éthiopie » comprenant : Dernières nouvelles, Ressources sur l’Éthiopie, Organisations humanitaires, Articles, Sites.
Notre page « Urgence Éthiopie » est répertoriée.

Yahoo! Menace de famine en Éthiopie

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« Un petit clic contre la faim », une cyber action conjointe des Cyber acteurs
et des Nouvelles d’Addis, visant à sensibiliser le Premier ministre français et la présidente du Parlement européen est en cours :

1136 envois effectués au 21/04
Une version en anglais a été diffusée avec les coordonnées de Bill Clinton
Trois objectifs :
– Demander l’envoi des aides d’urgence nécessaires.

– Favoriser le co-développement durable entre le nord et le sud.
– Mettre en place les décisions sur la réduction des gaz à effets de serre.
Un petit clic contre la faim

Fin du sommaire des NOUVELLES d’ADDIS
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22/04/2000 – LES RÉACTIONS EN FAVEUR DES ENFANTS MINEURS ET INNOCENTS, EMPRISONNES A GABODE SE MULTIPLIENT (Suite des extraits)

Communiqué de l’AFADD

L’Association Française des Amis des Démocrates de Djibouti ( A.F.A.D.D.) dont le président d’honneur est Monsieur Deniau, ancien ministre, député du Loiret, s’associe à toutes les actions mises en oeuvre pour dénoncer les violations des droits de l’homme à Djibouti malgré les engagements non tenus des autorités gouvernementales.

L’A.F.A.D.D. s’inquiète notamment de la détention arbitraire et illégale de 29 enfants à la prison de Gabode, de sinistre mémoire dont les conditions de survie sont inhumaines.

Cette détention arbitraire d’enfants, non jugés, est une atteinte grave aux normes internationales et à la loi fondamentale de la République de Djibouti.

L’A.F.A.D.D. exige la libération immédiate de ces enfants victimes de tortures et de traitements dégradants et inhumains.

Il est demandé aux autorités françaises d’intervenir pour appuyer nos demandes en ce sens.

Le président de l’A.F.A.D.D.:
Roger-Vincent Calatayud
Ancien Bâtonnier
20, rue Brauhauban
F-65000 Tarbes
tél.: 00 33 (0) 5 62 34 10 83
fax.: 00 33 (0) 5 62 51 39 09
courriel: rv.calatayud@wanadoo.fr

21/04/2000 – AFFAIRE BORREL – LES EXPERTS MEDICAUX CONFIRMENT LA THÈSE DU SUICIDE. LE MÉCANISME D’ÉTOUFFEMENT DE LA FRANCE FONCTIONNE A PLEINE PUISSANCE ….

Comme nous l’avions écrit à plusieurs reprises et en particulier dans le numéro 20 de LA LIBERTÉ, la France semble contrainte d’étouffer l’affaire BORREL pour de « mauvaises » raisons d’État. Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le processus engagé depuis plusieurs mois : récemment, les experts médicaux ont confirmé la thèse du suicide après une deuxième déplacement à Djibouti et une reconstitution hors la présence des parties civiles et de leurs avocats.

Qui pourrait penser que le juge BORREL s’est suicidé ? Probablement personne sauf les experts et les magistrats obéissant selon toutes vraisemblances aux instructions qu’ils pourraient avoir reçues des plus hautes autorités françaises.

Rappelons les dernière minutes de la vie du juge BORREL et son suicide selon les juges :

 » il arrête sa voiture au bord d’un escarpement surplombant le GOUBET. Il se déshabille et s’arrose d’essence. Il descend quelques mètres sur la pente escarpée. Il s’enflamme avec son briquet, retrouvé là. Puis il continue à descendre (« en flamme »), il perd une sandale retrouvée elle aussi à moitié calcinée et il parcourt encore quelques mètres. Il se griffe contre un épineux et vient finalement mourir contre des rochers. Mort, pourtant il se relève pour se donner un coup « post mortem ». Et sachez qu’il a parcouru tout ce chemin ‘enflammé’ sans respirer, car on a retrouvé aucune trace de suie dans les voies aériennes et de plus, bien qu’ayant perdu une sandale en chemin, il fait bien attention à ne pas se blesser la plante des pieds ….

Face à cette sinistre comédie écrite par des juges français, on peut se poser de nombreuses questions :

Pourquoi conclure à tout prix et en dépit des faits à un suicide ?

Pour protéger M. Guelleh ?

Parce que la France porterait une lourde responsabilité dans cette affaire et que la mort du juge BORREL aurait évité la diffusion des informations compromettantes pour la France et/ou pour ses serviteurs ?

Si le Non-lieu était prononcé, nous ne pourrions pas rester insensibles face à un tel déni de justice qui porte atteinte à l’image de la magistrature française (Plusieurs syndicats de magistrats ont réagi en apportant leur soutien total à la famille Borrel).

Quelle attitude honteuse vis à vis de la femme du juge Borrel, qui a perdu son mari au service de la France et des enfants orphelins qui pourraient ne jamais connaître la vérité sur la disparition soudaine de leur père.

Nous partageons leur chagrin et nous nous associons à leur combat en souhaitant qu’ils conservent l’énergie suffisante pour que la vérité éclate un jour.

21/04/2000 – Affaire Borrel: les experts médicaux concluent au suicide (Extrait AFP)

PARIS (AFP) — Un rapport d’expertise remis aux deux juges d’instruction parisiens qui enquêtent sur le décès d’un magistrat à Djibouti en octobre 1995 conclut que ce dernier s’est suicidé, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires.
Le corps de Bernard Borrel avait été retrouvé carbonisé le 19 octobre 1995 au lieu dit  »Le Goubet », face à l’île du Diable. L’enquête confiée à la brigade criminelle a conclu à la thèse du suicide alors que la veuve du magistrat est persuadée que son mari a été victime d’un assassinat.

A l’appui de cette thèse, un ancien militaire de la garde présidentielle, aujourd’hui réfugié en Belgique et entendu au mois de janvier 2000 par les juges français, a accusé, sans apporter d’éléments probants, l’actuel président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, un terroriste libanais et un restaurateur corse, d’être les commanditaires de l’assassinat du magistrat français.

Les deux magistrats instructeurs, Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire, se sont déplacés au début du mois de mars à Djibouti avec l’un des deux experts, le Dr Dominique Lecomte, directrice de l’Institut médico-légal de Paris, et le procureur-adjoint de la République de Paris.

Dans leur rapport remis le 5 avril, les Drs Lecomte et Guy Nicolas soutiennent que le magistrat français s’est suicidé par aspersion d’essence. Les experts éliminent l’hypothèse selon laquelle Bernard Borrel aurait pu être précipité de la falaise qui surplombe  »Le Goubet », comme le soutiennent les avocats de son épouse, précise-t-on de sources judiciaires.

De mêmes sources on précise que dans ce dernier cas, Bernard Borrel aurait présenté plusieurs fractures, ce qui n’était pas le cas. Selon les experts, le magistrat, après avoir enflammé l’essence, a parcouru une dizaine de mètres  »dans un réflexe instinctif de fuite » avant de s’écrouler entre deux rochers.

Cette affaire judiciaire, et notamment les accusations portées par l’ancien militaire djiboutien, ont refroidi les relations entre la France et Djibouti.

(Fin dépêche AFP)

20/04/2000 – L’Union Européenne et le Centre Nord-Sud du Conseil de l’Europe ont répondu favorablement à l’invitation de l’Observatoire National des Droits de l’Homme d’Algérie (Extrait Les annonces de la Seine)

Les Annonces de la Seine – Jeudi 20 avril 2000 – n° 31 X

L’Union Européenne et le Centre Nord-Sud du Conseil de l’Europe ont répondu favorablement à l’invitation de l’Observatoire National des Droits de l’Homme d’Algérie pour organiser une rencontre internationale préparatoire au sommet intergouvernemental Europe-Afrique 2000 qui a eu lieu au Caire les 2-4 avril prochain.

Il s’agissait de réunir des organisations et institutions d’Europe et du Maghreb pour débat-tre notamment du rôle de la société civile dans le développement durable et la citoyenneté et formuler des recommandations à l’adresse des gou-vernements. Des consultants et des experts européens et africains ont été conviés à livrer leurs contributions à l’occasion de ce séminaire international.

Le Bâtonnier Roger-Vincent Calatayud, membre du Centre Nord-Sud du Conseil de l’Europe et du Conseil National des Barreaux de France, a présidé un atelier de travail où sont intervenus notamment Maître Kamel Rezag-Barra, président de l’Observatoire National des Droits de l’Homme d’Algérie, Madame Françoise Mulfinger, consultante de l’Union Européenne et le Docteur Djamel Ould Abbès, Ministre de la Solidarité Nationale.

Le débat a été riche d’échanges et de propositions et il a été relevé la nécessité d’instaurer des canaux de communication entre toutes les composantes de la société civile dans le Nord et dans le Sud. Il a été rappelé le principe de la suprématie de la loi pour construire l’Etat de droit et pour parvenir à la démocratie comme valeur universelle.

Dès lors, le renforcement des institutions et des mécanismes nationaux et régionaux de promotion et de protection des droits de la personne président de l’Observatoire National des Droits de l’Homme d’Algérie, a insisté sur l’adhésion à la thèse de l’universalité des droits fondé sur un quadrilogue: les représentants des pouvoirs publics, les élus, les organisations de la société civile (O.S.C.) et les médias qui sont des acteurs essentiels.

Un recensement des instruments régionaux de défense et de protection des droits de l’homme en Afrique a été réalisé et est en cours de réactualisation. En guise de conclusion il a été recommandé la création d’un mécanisme de suivi des recommandations
après le Sommet du Caire et la mise en place d’une structure regroupant les O.S.C.
euro-africaines.

Les participants à l’atelier ont agréé les recommandations suivantes à l’adresse des décideurs au Caire, de l’Union européenne et des pays ACP :
– accorder une attention particulière au dialogue culturel Nord-Sud ; le dialogue sur les valeurs étant essentiel pour permettre une complémenta-rité des civilisations des deux rives de la Méditerranée et pour éviter ainsi l’hégémonie d’une culture sur une autre qui pourrait être une source potentielle de conflits ;
– préconiser dans le nouvel accord des procédures et des soutiens envisageables pour le renforcement de la démocratie, sous forme notamment de formation pour les magistrats, les avocats, les cadres de la police et de l’éducation à tous les niveaux, ainsi que pour les responsables et les membres des organisations de la société civile ;
– soutenir les structures régionales et nationales des droits de l’homme, les réseaux d’O.N.G., la coopération décentralisée incluant notamment la prise en compte des femmes et des jeunes comme acteurs de développement dans tous les devient indispensable : Médiateur, Commission Nationale des Droits de l’Homme, rôle des avocats et des magistrats, etc… Il s’agit en réalité d’offrir à la société civile l’espace et le statut
nécessaires pour lui permettre de remplir ses fonctions.

Il est demandé aux gouvernements et partis politiques de contribuer à la création d’un environnement favorable à la promotion de la société civile qui doit être reconnue comme acteur à part entière du développement. Le renforcement des institutions judiciaires et la mise en place de structures judiciaires financières indépendantes a été estimé indispensable pour parvenir à une bonne gouvernance.

11/04/2000 – MSF modère les alertes catastrophiques sur la famine en Ethiopie : l’analyse réalisée par l’organisation et ses programmes d’action.

11 avril 2000 – Urgence Ethiopie – MSF, présent en Ethiopie depuis 1985, renforce ses équipes à Gode, dans la région de Ogaden
Extrait du site MSF : : http://www.paris.msf.org

Une équipe de Médecins Sans Frontières s’est rendue en début de semaine dans la région de Gode, au sud-est du pays, pour poursuivre la mise en place de programmes nutritionnels et faire face à la grave pénurie alimentaire qui affecte cette zone. Deux autres volontaires vont renforcer cette équipe dès mercredi.

Il est certain que l’Ethiopie affronte aujourd’hui une pénurie alimentaire très sévère. C’est un scénario auquel ce pays est confronté tous les ans à ce moment de l’année et qui affecte généralement deux à quatre millions de personnes. Les mois de mars et d’avril sont en effet une période critique, entre la fin des réserves de nourriture et le début de la saison des pluies – qui a généralement lieu entre les mois de mai et de septembre – et des nouvelles récoltes.

En février dernier, une équipe MSF a mené une intervention à Gode et identifié deux problèmes : une épidémie de rougeole et d’importants problèmes de malnutrition. Les premiers résultats de cette enquête montraient que 12.8 % des enfants souffraient de malnutrition sévère et 19.4 % de malnutrition globale. L’équipe a tout d’abord mis en place une campagne de vaccination contre la rougeole pour 46 000 enfants de 6 mois à 15 ans. En effet, pour les populations souffrant de malnutrition, la rougeole est généralement une des premières causes de mortalité.

Cette première intervention devait immédiatement être complétée par la mise en route d’un important programme nutritionnel. Mais, le 7 février, notre équipe a été victime d’un très grave incident de sécurité, causant la mort d’une personne et en blessant très grièvement une seconde. Ce programme a donc été interrompu provisoirement, mais les équipes ont poursuivi la campagne de vaccination jusqu’à la fin du mois de mars, pour combattre l’épidémie de rougeole.

Aujourd’hui, nos volontaires sont à nouveau présents dans la région d’Ogaden pour apporter une réponse appropriée au problème de malnutrition, dans une zone soumise à d’importants problèmes de sécurité.

Les autres programmes MSF en Ethiopie

Dans la région de Konso, au sud ouest du pays, MSF a mis en place un programme nutritionnel dans cette région après une évaluation menée en août 1999. 120 000 personnes, sur une population totale estimée à 186 000 ont été affectées par deux années de sécheresse. Une enquête nutritionnelle du mois d’octobre 1999, montrait un taux de malnutrition global de 22.8%. En février 2000, ce taux n’était plus que de 12.8%, mais MSF a décidé de poursuivre son programme jusqu’au début de la saison des pluies, qui débute au mois de mai chaque année. Aujourd’hui, MSF prend en charge 10 000 personnes par semaine (enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes et allaitantes) dans ses centres de nutrition. L’équipe a également mis en place un CNT, Centre de Nutrition Thérapeutique dans la ville de Konso et va mener une campagne de vaccination contre la rougeole.

Dans la province du Tigrée, MSF travaille auprès des populations affectées par la guerre.

A Woldya, la capitale du Nord Wollo, MSF mène un programme de formation dans 4 hôpitaux. L’équipe prend en charge la formation des chirurgiens et des infirmières, la fourniture de matériel chirurgical ainsi que la rénovation des salles d’opérations.

En pays Afar, une autre équipe MSF mène un programme chirurgical.