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09/06/07 (B399) AP : Borrel : la France a promis dès 2004 de transmettre copie du dossier d’instruction aux autorités de Djibouti, selon “Le Monde” (Info lectrice)

PARIS (AP) – Le
ministère français de la Justice se serait engagé
dès 2004 à remettre le dossier d’instruction sur la mort
du juge Bernard Borrel aux autorités de Djibouti, alors que ces
dernières semblent mises en cause dans la mort du magistrat, rapporte
“Le Monde” daté de dimanche-lundi.

Début 2005, le Quai d’Orsay avait annoncé dans un communiqué
qu’une copie du dossier instruit par la juge Sophie Clément serait
transmise “prochainement” à la justice djiboutienne.
La veuve du juge mort en 1995, Elisabeth Borrel, avait considéré
que cette annonce, faite dix jours avant que Mme Clément ne soit
saisie officiellement de la demande d’entraide judiciaire émise
par Djibouti, pouvait être interprétée comme des “pressions
sur la justice”.

Suite à la plainte contre X de Mme Borrel, les juges d’instruction
parisiennes Fabienne Pous et Michèle Ganascia avaient perquisitionné
les 19 et 20 avril derniers aux ministères des Affaires étrangères
puis de la Justice, avant de se casser les dents le 2 mai dernier à
l’Elysée.

Lors des perquisitions, les juges ont saisi une note du 30 juillet 2004
adressée par Laurent Le Mesle, à l’époque directeur
de cabinet du garde des Sceaux Dominique Perben, à ses services
et dans laquelle il écrit, selon “Le Monde”: “Je
vous remercie de veiller à ce qu’il soit apporté une réponse
favorable à la demande formulée par les autorités
djiboutiennes” concernant l’envoi d’une copie du dossier d’instruction.

Le quotidien ajoute qu’en janvier 2005, M. Le Mesle, devenu depuis procureur
général de Paris, assurait encore dans un courrier à
l’ambassadeur de Djibouti en France avoir “demandé à
ce que tout soit mis en oeuvre pour que la copie du dossier d’instruction
(…) soit transmise au ministre de la Justice de Djibouti”.

Entendus comme témoins assistés en mars dernier par les
juges Pous et Ganascia, l’ancien porte-parole du Quai d’Orsay et actuel
ambassadeur en Chine, Hervé Ladsous, et Pierre Vimont, alors directeur
de cabinet du ministre des Affaires étrangères, ont expliqué
que le contenu du communiqué de 2005 avait été élaboré
par M. Le Mesle et par Michel de Bonnecorse, responsable de la cellule
Afrique de l’Elysée.

Le corps en partie carbonisé de Bernard Borrel, 40 ans, avait été
retrouvé le 19 octobre 1995 au pied d’une falaise au lieu-dit Le
Goubet en face de l’Ile du Diable, à 80km de Djibouti. La version
officielle parle d’un suicide par immolation, une hypothèse vivement
contestée par la famille et appuyée par des expertises indépendantes
qui pointent des causes extérieures.

Depuis plus de 11 ans, Elisabeth Borrel se bat pour connaître la
vérité, affirmant que le régime djiboutien est le
commanditaire de l’assassinat de son mari.

Dans ce dossier qui empoisonne les relations entre Paris et Djibouti,
qui accueille une importante base militaire française, un ancien
lieutenant de la garde présidentielle, Mohamed Saleh Alhoumekani,
dit avoir assisté, dans la nuit du 19 au 20 octobre 1995, dans
les jardins du palais présidentiel, à une conversation sur
l’élimination du “juge fouineur” entre plusieurs officiels,
dont Ismaël Omar Guelleh, l’actuel chef d’Etat, et deux terroristes
supposés être en prison.

09/06/07 (B399) BBC Décès à 99 ans du premier Président de la Somalie Aden Abdulle Osman (En Anglais – Info lectrice) First president of Somalia dies.

Somalia’s first president,
Aden Abdulle Osman, has died aged 99 in a Kenyan hospital where he had
been in a coma.

He was also the first
African leader to voluntarily relinquish his post after he lost the 1967
presidential election – Somalia’s last democratic poll.

Siad Barre seized
power two years later and since he was ousted in 1991 rival warlords have
fought for control.

Mr Osman was a well-respected
leader and emerged as an elder statesman in attempts to establish lasting
peace.

His family says he
was very unhappy with the current crisis and his dream was to see Somalia
attain peace and stability.

Mr Osman rose to prominence
as a nationalist politician in the 1950s.

He was elected head
of state when the former British and Italian Somali colonies joined to
form the Republic of Somalia in 1960.

Some Somali leaders
have remembered him as a simple, down-to-earth person.