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28/03/09 (B492) RSF : La presse suédoise demande la libération de Dawit Isaac.

Reporters sans frontières s’associe à la démarche de deux quotidiens suédois qui ont réclamé en une, le 27 mars 2009, la libération du journaliste suédo-érythréen Dawit Isaac, détenu en Erythrée depuis le 23 septembre 2001.

“Notre demande est très simple : libérez Dawit Isaac”, titre le Svenska Dagbladet (SvD) en première page, tandis que Dagens Nyheter (DN) affiche en une, au-dessus du titre “Libérez Dawit Isaac!”, 2 742 bâtons symbolisant ses jours de captivité.

Dans une tribune commune, les rédacteurs en chef de SvD et DN, ainsi que ceux des tabloïds Expressen et Aftonbladet, réclament la libération du journaliste et critiquent l’inefficacité de la diplomatie suédoise sur le sujet. “La méthode de la ‘diplomatie silencieuse’ utilisée par les responsables suédois a donné peu de résultats durant les années écoulées. Pour cette raison, il est temps pour le gouvernement suédois d’être plus actif”, écrivent-ils.

Fondateur de l’hebdomadaire disparu Setit, Dawit Isaac a été arrêté à Asmara le 23 septembre 2001, avec une dizaine d’autres directeurs de journaux et rédacteurs en chef, dans le cadre des rafles ordonnées par le président Issaias Afeworki et ses collaborateurs, après que plusieurs personnalités du parti unique et de l’armée avaient publiquement réclamé des réformes démocratiques du pays. Selon plusieurs sources concordantes, le journaliste, qui souffre de diabète et d’hypertension, est actuellement soigné à l’hôpital de l’armée de l’air à Asmara.

28/03/09 (B492) FreeDjibouti -> Djibouti : la fonction publique agonise sous le poids des employés fictifs, illettrés ou semi-lettrés

L’action corrosive et très dévastatrice, menée en arrière-plan, par des cercles mafieux djiboutiens, composés d’individus occupant des hautes fonctions dans l’État, est une réelle menace pour Djibouti. En apparence, ces malfrats n’ont pas l’air d’être des tueurs, mais de simples délinquants financiers comme on en trouve ailleurs.

En réalité, ils tuent ! Ils tuent le pays et ses forces vives, lentement mais surement ! Et ce sera irréversible

Pour retarder le développement de notre pays, l’Ordre des sbires a décidé de noyauter la fonction publique en disséminant ses « larves » d’illettrés promus cadres et parfois cadres supérieurs.

Les listes de ces analphabètes ou demi-lettrés sont préparés par la Présidence de la République. Les critères de sélection sont : le régionalisme, l’ethnisme, le tribalisme,….

Les illettrés sont intégrés comme cadres dans la fonction publique pendant que des diplômés qualifiés sont laissés au chômage parce qu’ils ne satisfont pas à ces critères particuliers. Ça se passe ainsi à Djibouti !

En majorité dépassés par le poids de leurs responsabilités, qu’il ne savent pas assumer, ces nouveaux cadres de la fonction publique ne se présentent même plus au bureau. Ils n’ont plus besoin de travailler. Ils vivent tout simplement aux frais du contribuable djiboutien.

Comment ces employés fictifs de la fonction publique pourraient-ils être capable de rembourser au Trésor public, les salaires qu’ils ont touchés de façon indécente ?

Ça ne peut plus continuer !

Si nous voulons redonner l’espoir; si nous voulons créer les conditions du changement à Djibouti, nous devons dénoncer publiquement ces personnages sans scrupule qui bénéficent des plus hautes protections, en raison de leur simple engagement à soutenir la dictature qui asservit le peuple.

Quand un homme, quand un système met en oeuvre une politique ou une stratégie, il convient d’en comprendre la finalité. Je suis curieux de la connaître.

Qui bénéficie actuellement et qui sera le bénéficiaire du désordre orchestré dans la fonction publique djiboutienne?

Djiboutiens ! Soyons honnêtes avec nous-mêmes. Est-ce que c’est encore la faute de la France, ancienne puissance colonisatrice ? Aurions-nous encore le respect de nous-même et le respect des autres, si nous acceptions plus longtemsp que ces cadres illettrés gangrènent de façon irréversible la fonction publique et les services de l’Etat ?

Sommes-nous libres à Djibouti ? Sommes-nous libres quand la liberté est amputée de la Justice, de l’éthique, du devoir moral et de l ’humanisme ?

L’équité commande de dire que tous les maux de Djibouti ne trouvent pas uniquement leur origine dans les défaillances de la fonction publique, bien qu’il y ait une véritbale situation d’urgence. Les origines sont à rechercher aussi dans la gestion des Finances publiques et l’emploi des ressources (impôts, taxes, subventions, prêts, …) et en particulier dans celle de la Caisse de retraites,…. etc.

Pourquoi le Ministère des Finances est-il dans l’impossibilité de soumettre les projets de loi qui doivent cloturer les exercices budgétaires précédents ?

C’est quoi ce poste initulé « dépenses non ordonnancées » ? Comment le système de Guelleh détourne-t-il l’argent de l’Etat, de l’Administration et des grandes entreprises nationales ? Comment le blanchit-il ?

A bientôt chères lectrices et chers lecteurs.

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com


http://afraissas.over-blog.com

28/03/09 (B492) LDDH : Les élections présidentielles doivent être libres et transparentes au CONGO Brazaville.

Avant tout, nous tenons à vous témoigner tous nos remerciements pour

votre combat personnel et aussi en tant que Président de l’ASSOCIATION DU RESPECT DES DROITS DE L’HOMME A DJIBOUTI (ARDHD), pour le juste combat déterminant pour l’avenir de notre pays, combat mené par tous les membres de votre Association en faveur du Respect des Droits de l’Homme à Djibouti,

du combat permanent et plein d’encouragement de SURVIE pour mettre fin à une politique « France-Africaine » dangereuse et contraire à l’amitié des Peuples,

du combat permanent et inoubliable de REPORTERS SANS FRONTIERES (RSF) dans son légitime et plein d’espoir pour la Liberté de la Presse dans la Corne d’Afrique en particulier.

Jean-Paul Noel Abdi
Président de la LDDH



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 25 MARS 2009

Les élections présidentielles
doivent être libres et transparentes.
au CONGO Brazaville.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se joint et soutient les demandes de la « FIDH et ses organisations membres au Congo Brazzaville et en France, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) et la Ligue française des droits de l’Homme (LDH) demandent au président français Nicolas Sarkozy de profiter de sa visite au Congo Brazzaville pour insister sur l’importance du travail des défenseurs des droits de l’Homme, sur la nécessité de garantir leur protection et sur l’importance du respect des principes démocratiques garantis par l’Acte constitutif de l’Union africaine, dans la perspective de l’élection présidentielle prévue en juillet 2009. »

Alors que l’Union Africaine (UA) sur le principe des élections est actuellement très pointilleuse avec ses dernières Décisions qui mettent en cause les risques consécutifs aux changements à « leurs mesures » des Constitutions Nationales, par certains Chef d’Etat comme celui de l’Algérie et probablement demain par le très mal élu le dictateur Ismaël Omar Guelleh de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel aux Organisations Internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme pour qu’elles saisissent la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples afin de condamner sans équivoque tous les changements ou tentatives de changements des Constitutions par certains Chefs d’Etat Africains.

D’ailleurs, tous ces dictateurs règnent dans l’obscurité des élections, par les détournements des résultats des élections ou comme à Djibouti où le régime foncièrement dictatorial est maintenu par des forces armées pour des raisons géostratégiques, face au refus des Djiboutiens à participer aux élections et le raz le bol populaire.

En effet, plus de 80% des électeurs inscrits, lors des dernières élections présidentielles et législatives, ont boycotté à la demande de l’Opposition les élections mascarades orchestrées, hélas, parfois soutenues par certaines chancelleries, souvent financées par le PNUD. A notre avis, l’actuel Représentant outrepasse ses prérogatives onusiennes.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH)
Ligue française des droits de l’Homme (LDH)
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Communiqué

Visite du président français, Nicolas Sarkozy, au Congo Brazzaville

Les élections présidentielles doivent être libres et transparentes

Paris, Brazzaville, le 24 mars 2009 – La FIDH et ses organisations membres au Congo Brazzaville et en France, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) et la Ligue française des droits de l’Homme (LDH) demandent au président français Nicolas Sarkozy de profiter de sa visite au Congo Brazzaville pour insister sur l’importance du travail des défenseurs des droits de l’Homme, sur la nécessité de garantir leur protection et sur l’importance du respect des principes démocratiques garantis par l’Acte constitutif de l’Union africaine, dans la perspective de l’élection présidentielle prévue en juillet 2009.

Nos organisations rappellent que les dernières élections organisées dans ce pays ont été entachées d’importantes irrégularités. Ainsi, le 29 juin 2008 ont eu lieu les élections locales et municipales, initialement prévues le 20 janvier 2008, officiellement afin d’éviter les dysfonctionnements organisationnels et techniques constatés lors du scrutin législatif de juin et août 2007[1].

Selon les ONG indépendantes congolaises, le processus a pourtant connu des dysfonctionnements majeurs : listes électorales incomplètes, défaillances dans l’affectation du matériel électoral aux différents bureaux de vote d’arrondissements ; insuffisance, voire inexistence des bulletins de certains candidats ; détention par certains électeurs de plusieurs cartes ; erreurs sur les identités des électeurs, inscriptions multiples, etc. Nos organisations dénoncent également les menaces proférées par des représentants des autorités nationales
à l’encontre des défenseurs qui ont dénoncé ces irrégularités.

Aussi, nos organisations appellent le président français à insister auprès de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, sur l’impérieuse nécessité de l’organisation d’élections libres et transparentes pour ancrer le pays sur des principes démocratiques et d’Etat de droit. Ceci passe par la mise en place d’une commission électorale véritablement indépendante chargée de l’organisation des élections; l’établissement d’un recensement administratif spécial pour enrôler les électeurs; le respect de la liberté de la presse et de l’égalité d’accès aux médias publics des opposants politiques ; le respect du droit de manifestation ; le respect des droits des défenseurs des droits humains. Tout ceci ne peut se faire que dans le cadre d’un dialogue politique incluant l’ opposition et la société civile.

La FIDH, l’OCDH et la LDH rappellent en outre, que la promotion des principes et des institutions démocratiques, la participation populaire et la bonne gouvernance font partie des objectifs de l’Union africaine inscrits à l’article 3 de son Acte constitutif et sont garantis par l’article 13 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifiés par la République du Congo.

Nos organisations appellent également les autorités congolaises à ratifier la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance et à respecter la Déclaration sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme adoptée en 1998 par l’Assemblée générale des Nations unies.

[1] ________________________________________
CF le communiqué de presse de la FIDH et de l’OCDH dénonçant les nombreuses irrégularités survenues lors du scrutin législatif de 2007, « Congo Brazzaville, deuxième tour des élections législatives »


Gaël Grilhot
Responsable du service de presse
Press Office Director
FIDH
17 passage de la main d’or
75011 Paris
France
tel : 00 33 1 43 55 90 19
fax : 00 33 1 43 55 18 80
Mob : 00 33 6 72 28 42 94
mailto:ggrilhot@fidh.org
http://www.fidh.org

28/03/09 (B492) Jeune Afrique avec AFP : Omar el-Béchir nargue la CPI

Le président soudanais s’est rendu dans trois pays africains cette semaine : l’Erythrée, l’Egypte et la Libye. Omar el-Béchir, qui pourrait se rendre au Qatar vendredi, cherche ainsi à prouver qu’il reste intouchable malgré le mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité que la Cour pénale internationale a émis contre lui.

Omar el-Béchir en tournée africaine. Lundi, le président soudanais s’est déplacé en Erythrée. Mercredi, il a rendu visite à son homologue égyptien Hosni Moubarak. L’homme fort de Khartoum était ensuite annoncé jeudi en Ethiopie. Et puis, au dernier moment, changement de programme : Omar el-Béchir a choisi la Libye…

Pour le maître de Khartoum, ces voyages prouvent que c’est lui le gagnant du bras de fer qui l’oppose à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye (Pays-Bas). Cette instance a lancé contre lui, le 4 mars, un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour (Ouest), où la guerre a fait 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés depuis 2003, selon les Nations Unies.

Voyages dans les pays opposés à la CPI

« Le président a déclaré récemment que le mandat d’arrêt ne vaut même pas l’encre avec laquelle il a été rédigé. C’est le message de ce voyage” a indiqué un responsable soudanais à l’arrivée d’Omar el-Béchir au Caire. “Il continuera à se rendre dans les pays qui s’opposent à la CPI, a-t-il encore indiqué, et ils sont nombreux, tous les pays africains, arabes et de nombreux pays d’Asie ».

Le chef de l’Etat soudanais nargue donc la CPI, mais en assurant ses arrières. Car les pays où il se rend ou se rendra ne reconnaissent pas la juridiction internationale et, en conséquence, ne sont pas tenus de l’arrêter. Et comme la CPI ne dispose pas d’une force de police…

Reste que le comité des oulémas soudanais a émis le week-end dernier une fatwa lui demandant de ne pas assister, fin mars, au sommet de la Ligue arabe au Qatar, pays non signataire du traité de Rome constitutif de la CPI.

Fatwa préventive

« Ceci est une fatwa sur l’inadmissibilité pour le président de la République d’assister au sommet de la Ligue arabe au Qatar dans les conditions actuelles alors que les ennemis de Dieu et de la souveraineté de la nation vous y attendent », souligne l’édit religieux diffusé par plusieurs médias locaux.

Car la CPI compte bien mettre la main sur Omar el-Béchir. « Il n’y a pas de voie de sortie possible », a expliqué à l’AFP un membre du bureau du procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo. Cette source a précisé que la Cour « surveillait » de près les allers et venues du président.

Amnesty International en colère

Si la CPI estime qu’Omar el-Béchir ne perd rien pour attendre, Amnesty International fulmine. « L’Égypte et les autres États membres de la Ligue arabe ne devraient pas aider le président el-Béchir à échapper à la justice internationale, a déclaré la secrétaire générale de l’organisation. Sa présence en Égypte ce mercredi 25 mars était l’occasion de donner suite au mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale. »

Irene Khan a ajouté qu’« en déclarant que le président el-Béchir bénéficiait de l’immunité en ce qui concerne le mandat d’arrêt (…), la Ligue a mis à mal le droit international, qui ne prévoit aucune immunité pour personne, pas même un chef d’État, en cas de crimes aussi graves ».

Et de conclure : « La Ligue a eu raison de faire appel à la justice internationale pour les crimes de guerre et autres violations graves du droit international commis durant le récent conflit à Gaza. Les membres de la Ligue devraient appliquer les mêmes normes pour les crimes commis au Soudan ».